Masquerade

Digital Domain fait un bond en avant avec Masquerade

Pour ses projets de capture faciale, tels que le Thanos d’Avengers: Infinity War, Digital Domain a fait le choix de s’appuyer sur Masquerade, un outil interne. Ce système était néamoins perfectible, et l’équipe souhaitait en étendre l’usage : une version 2 était donc en chantier.

Après deux années de travail, Masquerade 2.0 a récemment été finalisé. Manifestement très fier de son produit, Digital Domain nous le présente et avance que Masquerade peut désormais permettre de livrer un personnage photoréaliste et des dizaines d’heures de performance en quelques mois à peine, là où d’autres méthodes dépasseraient l’année. Digital Domain explique que son outil conserve mieux la performance initiale que par le passé, et diminue donc la quantité de travail à fournir en aval par les artistes.
Mieux encore, son usage dépasse désormais celui des blockbusters, explique Darren Hendler, qui dirige l’équipe Digital Humans Group du studio. L’outil peut désormais être utilisé pour du jeu vidéo ou de la série, par exemple, ou même la publicité.

Si l’annonce de Digital Domain a évidemment un caractère marketing (le studio compte bien capitaliser sur la mise en avant de Masquerade pour séduire de nouveaux clients), nous aurons l’occasion d’admirer les résultats concrets de Masquerade 2.0 dans les prochains projets du studio, d’ici la fin de l’année et courant 2021.

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4 commentaires

Merlinone 13 novembre 2020 at 12 h 33 min
…Ils vont finir par y arriver à le faire cet humain parfaitement réaliste.
maitre_youn 13 novembre 2020 at 22 h 25 min
Moi j’aime bien le concept d’avoir la "délicatesse" de nommer encore "d’artiste" les petites mains qui œuvrent à corriger les défaut des outils qui vont progressivement les mettre sur la touche…sur ces mêmes tâches ingrates et qui n’ont plus rien d’artistique (la perfection photo-réaliste n’a plus rien d’artistique dès lors qu’elle est le calque parfait de la réalité, l’art c’est l’interprétation subjective de la réalité). Une fois l’outil exempt de "défaut", c’est l’artiste qui se trouvera mis en défaut. Comme les agriculteurs ont vu leurs tâches remplacées par la mécanisation à la révolution industrielle, les "artistes" du monde audio-visuel vont bientôt devoir se demander quoi faire tant les postes réellement "artistiques" vont devenir rares et chers (et la pandémie ne va qu’accélérer ce phénomène). Mais bon, c’est cool, un outil d’automatisation qui évolue pour faire plus de business.
ZeKK 17 novembre 2020 at 10 h 20 min
Mouiai je ne sais pas trop, Disney en 1937 avait tout inventé, Pixar a tout réinventé moi j’aime bien les deux et me taper un petit court métrage de Wallace et Gromit, dans un autre genre comme je cherche à faire un teaser pour un soft de 2d à l’ancienne je me suis tapé Evangelion et je me dit le cadre le jeux d’acteur, la mise en scène, l’éclairage, le truc qui va faire la différence où le spectateur aura des étoiles dans les yeux avec "un putain il l’a vraiment fait…c’est géniale", un ordi va pas le remplacer. Un ordi ça scanne des donner ça fait des tâches répétitives ça ne sais pas innover et plus l’outil est complexe à programmer plsu c’est complexe de le maintenir de le mettre à jour pour les nouveaux processeur.
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Xscale 17 novembre 2020 at 11 h 30 min
Je ne suis pas d’accord avec toi Maitre_youn

Tu dis la même chose que les peintures du XIX on dit lorsqu’ils ont vu arriver la photographie. Une photo représente la réalité mais il reste pourtant tout le travail d’éclairage, de mise en scène de cadrage.

C’est la même chose pour la 3D photorealiste. Que tu fasses un perso cartoon ou un perso hyper réaliste il restera toujours tout le reste a faire. ( d’autant plus que le photo-realisme ca concerne pas toutes les productions 3D)

Pour moi le probleme c’est pas tellement Cartoon/photorealiste qui pose la question de la part artistique dans notre métier mais plus les productions qui sont de plus en importantes et demande par conséquent de fractionner d’avantage les taches.

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