Annecy 2021

Annecy 2021 : quels chiffres de fréquentation pour l’édition hybride ?

Le CITIA, qui organise chaque année le Festival d’Annecy et le MIFA, vient de dévoiler les chiffres de son édition 2021. Un élément qui donne une petite idée de l’évolution de la fréquentation des festivals internationaux.

Ce sont 8500 accréditations qui ont officiellement été réservées cette année, dont 2 336 pour le MIFA. Des chiffres qui représentent un net recul par rapport aux années précédentes : si l’on reprend les données fournies par le Festival et que l’on compare 2021 à 2019 (2020 ayant déjà eu lieu en pleine pandémie) on assiste à une chute d’environ 30% sur le nombre total d’accréditations, et de plus de 40% côté MIFA.

2014 : 7 100 accréditations, dont 2 450 MIFA
2015 : 8 300 accréditations, dont 2 680 MIFA
2016 : 9 153 accréditations, dont 2800 MIFA
2017 : 10 000 accréditations, dont 3000 MIFA
2018 : 11 700 accréditations, dont 3 800 MIFA
2019 : 12 300 accréditations, 4 143 MIFA
2020 : 15 570 accréditations, dont 4 130 MIFA
2021 : 8 500 accréditations, dont 2 336 MIFA, 50% sur place et 50% en ligne

La baisse d’affluence au MIFA était prévisible : avec les restrictions actuelles sur les déplacements internationaux, la situation en France qui est restée tendue durant les premiers mois de 2021, il est logique que de nombreuses personnes de l’industrie aient préféré ne pas venir. L’option d’un MIFA dématérialisé ne semble pas les avoir convaincues pour autant, le signe peut-être que les rencontres physiques sont considérées comme irremplaçables.
Côté français, et sans pour autant généraliser, le MIFA 2021 a sans doute été pour de nombreux studios un symbole de retour à la vie normale, davantage qu’un simple rendez-vous de l’industrie.

La chute du côté du volet grand public est peut-être plus surprenante à première vue. On peut sans doute y voir le signe, que la dématérialisation, avec ses contraintes et ses limites, ne remplace pas un vrai festival physique pour une bonne partie du public et que la plateforme en ligne, malgré ses nombreux contenus, laisse les passionnés sur leur faim.
Autrement dit : Annecy, pour une bonne partie du public, est sans doute avant tout une expérience à vivre, de l’humain, plus qu’une accumulation de contenus.

Reste désormais à attendre l’édition 2022, que l’on espère évidemment sans restrictions sanitaires. Si tel est le cas, et si la situation s’améliore au niveau mondial, on pourra sans trop de risque prévoir une explosion spectaculaire des accréditations, et un retour à des niveaux plus proches de ceux des années 2017 à 2019.

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