Test – BenQ ScreenBar Plus, l’ergonomie au service de vos yeux ?

Espace de travail, confort devant l’écran : l’ergonomie est un sujet éternel au sein du monde de l’image. Et pour cause, passer ses journée devant un écran peut vite être un calvaire si le poste de travail n’est pas adapté. C’est notamment le cas lorsque l’ambiance lumineuse est inadaptée.

BenQ nous ayant proposé de tester sa ScreenBar Plus, une lampe censée améliorer sensiblement l’éclairage d’un bureau tout en évitant de gaspiller de l’espace, nous avons donc accepté.

L’exemplaire testé ici nous a donc été fourni par BenQ ; en revanche, l’article n’est pas sponsorisé, et nous avons donc été libres de donner notre avis.

Essai de la lampe dans une atmosphère très sombre. Le trait lumineux en haut, volontairement laissé ici pour que la position de la lampe soit discernable, est masqué en pratique lorsque la lampe est bien ajustée.

Le produit

Le concept de la ScreenBar Plus est relativement simple : une lampe qui se fixe sur le dessus d’un écran. Pas d’attache définitive, une simple pince lestée assure la stabilité de l’ensemble.
Cette lampe prend la forme d’une barre parallèle à l’écran qui envoie un flux de lumière sur le bureau, mais sans créer de reflets sur l’écran lui-même.

Un bouton de réglage permet d’ajuster l’éclairage, comme nous le verrons plus loin.

L’alimentation se fait sans surprise via USB (consommation de 5W maximum, classe énergétique A+, prise Type-A), l’idée étant de brancher la lampe sur une prise de votre écran ou station.

Au déballage, l’impression est plutôt bonne : les matériaux choisis ne font pas « cheap » (la barre d’éclairage est en alliage d’aluminium), le produit est bien usiné. Les marques (BenQ, ScreenBar Plus) restent discrètes et le produit s’intègre à un espace de travail efficacement, sans se faire remarquer.
Le rendu des couleurs annoncé est satisfaisant (Ra>95).

Ci-dessus et dessous : la promesse de BenQ.

Mise en place et fonctionnement

L’installation est relativement simple : la lampe est insérée dans la pince qui sert de support, la pince placée sur l’écran (celui-ci doit faire entre 1 et 3cm d’épaisseur). Enfin, on branche l’alimentation : une prise USB-C inséré au dos de la lampe, une prise USB-A dans un port libre, et c’est tout. Un câble en Y est en fait relié à la commande de contrôle, qui se pose sur le bureau.

Il n’y a évidemment pas besoin d’installer le moindre logiciel, et la commande fournie suffit pour utiliser l’ensemble des fonctions :

  • Un bouton central permet d’allumer/éteindre la lumière en appuyant ;
  • un bouton permet de basculer entre deux modes de contrôle (intensité lumineuse / température de couleur de 2700 à 6500K) : un appui permet de passer d’un mode à l’autre, la molette centrale crantée permettant ensuite (en faisant tourner la molette) d’ajuster le paramètre choisi ;
  • un mode « automatique » ajuste la luminosité en fonction de l’éclairage ambiant : 500 lux par défaut, 300 si la pièce est sous-éclairée (moins de 50 lux).
Aperçu du système d’éclairage : un bandeau de LEDs (en bas) se reflète sur un diffuseur argenté, qui renvoie la lumière dans la bonne direction. La double série de LEDs (blanc chaud et blanc froid) permet de créer différentes températures de couleur.

L’ensemble est relativement intuitif, seul le mode automatique nécessite une petite prise en main : activé par appui sur le bouton dédié, il s’actualise via un nouvel appui : la lampe va alors s’éteindre (afin que la lumière de la lampe n’interfère pas dans la mesure de luminosité ambiante), la lumière ambiante sera mesurée, puis la lampe se rallumera. L’aspect « automatique » annoncé est donc dans l’absolu un peu exagéré, puisqu’il faut bel et bien un appui manuel.

La commande, ici en mode « automatique » (avec le bouton associé illuminé en vert)

La sortie du mode automatique se fait via la molette, que ce soit en appuyant pour éteindre la lampe ou en utilisant le bouton pour ajuster intensité ou température.

Et en pratique ?

Ce type de produit peut laisser dubitatif à première vue : les promesses d’ergonomie transformée sont régulièrement au coeur des arguments de vente d’accessoires de bureau, et nombreux sont ceux qui déçoivent.
Nous avons tout de même laissé sa chance à la ScreenBar Plus. Et nous devons avouer qu’en l’utilisant dans la durée, il devient difficile de s’en passer : l’éclairage supplémentaire sur le bureau, relativement homogène, est vite appréciable le matin et le soir. L’ajustement de l’inclinaison de la lampe est efficace : bien positionnée sur un écran lui-même ajusté en hauteur, la lampe n’éclaire pas l’écran directement, et ne crée aucun éblouissement.

A l’usage, nous avons surtout préféré utiliser la lampe en mode manuel et non automatique, mais cela dépendra sans doute fortement des choix personnels et de la variation de l’éclairage ambiant.

Enfin, on note que le bouton central de la commande peut se démonter : un bon point qui facilitera sans doute le nettoyage/dépoussiérage s’il s’avère nécessaire. En revanche, la commande n’est manifestement pas prévue pour être café-proof : comme pour votre clavier ou votre tablette graphique, il sera judicieux d’éviter les inondations.

L’effet de la ScreenBar Plus sur un écran large (34 pouces, format 21/9). L’éclairage reste présent sur les côtés.

Quelques défauts…

La ScreenBar Plus de BenQ est-elle parfaite ? Pas tout à fait. Nous lui trouvons trois défauts principaux.

Le plus flagrant, en ces temps de télétravail : en se plaçant sur le haut de l’écran, la lampe occupe l’espace utilisé par de nombreuses webcams. Une solution (sans doute peu esthétique et instable) aurait été d’inclure de quoi fixer une webcam au-dessus de la lampe. A défaut, puisque la lampe fait 45cm, un écran assez large devrait permettre de placer la webcam sur le côté.

Ensuite, le tarif du produit pourra rebuter certains portefeuilles : environ 135€ dans la version testée ici, 105€ en version « regular » (sans commande, les boutons étant situés sur la lampe elle-même) ou « lite » (adaptée aux ordinateurs portables).

Enfin, on pourra éventuellement regretter la connectique incluse : un câble en Y doté de deux prises USB, mais qui est directement rattaché à la commande. Cela limite les possibilités en cas de fil détérioré. La version « Regular » résout ce problème puisqu’il n’y a pas de molette, et que le câble peut se détacher des deux côtés ; on notera cependant que BenQ recommande de ne pas utiliser de câbles issus de marques tierces (on imagine que cet avertissement vaut surtout pour les câbles bas de gamme).

Bilan

Sobre, efficace, simple d’utilisation, la BenQ ScreenBar Plus tient ses promesses, et pourra être une solution adaptée si vous souhaitez un éclairage qui encombre peu votre bureau.

Le produit est disponible, entre autres, sur Amazon. Comme indiqué plus haut, il se décline en trois versions : la ScreenBar Plus testée ici, une version « Regular », avec des commandes directement situées sur la barre, et enfin une « Lite » pensée pour les ordinateurs portables et leurs écrans très fins.

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