3DVF : Pour commencer Jérémie, peux-tu nous raconter ta rencontre avec l’image numérique et nous parler de ton entrée dans le monde professionnel ? 


Jérémie Passerin : J’ai toujours été fasciné par l’animation mais je n’étais franchement pas certain que cela puisse devenir un véritable métier. Après le Bac, sans trop savoir ce que j’allais faire de ma vie, j’ai commencé par faire du multimédia, un peu de web, de la programmation et de la communication visuelle. Puis j’ai découvert toutes les incroyables écoles d’animation que nous avons en France. Je me suis dit qu’il fallait que je me lance et après une année de prépa artistique j’ai été admis à l’Ecole Georges Méliès à Orly. C’est là que j’ai fait mes premiers pas dans l’animation et que j’ai découvert les métiers de la 3D.

A la fin des deux années de la formation, comme c’est le cas dans beaucoup d’écoles, j’ai présenté un film devant un jury de professionnels et j’ai été embauché juste après !



3DVF : Peux-tu nous expliquer et nous donner des détails sur le métier souvent mal (re)connu de riggeur ?


Jérémie Passerin : Le Rigging se situe en début de production juste après la modélisation. On reçoit des modeleurs les géométries des personnages afin de les rendre animables. Pour cela on ajoute une armature à l’intérieur et on définit des points de pivots. On est souvent considérés comme un département plus technique qu’artistique, ce qui n’est pas entièrement faux mais il ne faut pas oublier que nous sommes responsables de la qualité des déformations.


Une bonne connaissance de l’anatomie est un vrai plus pour que nos personnages ne ressemblent pas à des bonhommes en caoutchouc. Notre challenge est ensuite de fournir des marionnettes à la fois simple d’utilisation et offrant une grande souplesse d’action. Les animateurs ont souvent besoin d’aller au-delà de ce qui est humainement possible, et pourtant il faut que cela paraisse crédible.



3DVF : Comment s’est déroulé ton arrivé chez Blur Studio?


Jérémie Passerin : Blur est un studio dont j’ai toujours admiré le travail. Leurs courts-métrages ou les cinématiques qu’ils ont produits ces dernières années sont toujours d’une qualité technique et artistique impressionnante. En janvier 2011, je suis passé par Los Angeles et j’ai rencontré grâce à un contact interne, Tom le recruteur de Blur. Ils cherchaient alors un superviseur pour le Rigging suite au récent départ de plusieurs personnes de l’équipe. Il m’a fallu un an pour obtenir un visa mais me voilà en janvier 2012 débarquant avec ma femme et ma petite fille. En arrivant ici, j’ai découvert un studio extrêmement convivial. Tim Miller, le boss, est assis au milieu de l’open space. Il travaille avec nous tous les jours. Je pense que c’est la taille parfaite pour un studio.


Nous avons la chance de travailler sur des projets fantastiques et la communication reste très simple. L’équipe est vraiment talentueuse.
En plus, il se trouve qu’il y déjà une petite communauté de francophones. On doit être 7 ou 8 français, belges ou québecois, ce qui m’a permis de vite m’intégrer.


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