Accueil » Rédactions » Oedipe

Oedipe

 

Ce court-métrage retrace le célèbre mythe d’Oedipe, d’une façon plus joyeuse, avec un style à la Disney.

Il est aussi récompensé par les « Prix du Public » du Festival Voix d’Etoiles (2009) ainsi que celui du Festival Numéo (2010) & le « Prix du Rififi » au Festival Courts Devant (2009).

 



 

3DVF : Pouvez-vous vous présenter chacun et nous parler de votre rôle respectif sur le projet ?

 

 

Je m’appelle Frederic Caro, j’ai travaillé sur la modélisation et les textures des décors, la modélisation du Sphinx, les chara design et les matte painting.

 

Moi c’est Thierry Bleton j’ai 25 ans je suis passionné de cinéma , musique, jeux vidéo et art en général, sur le film je me suis principalement occupé de la gestion de production, gestion des fichiers, gestion des rendus, de la modélisation  ainsi  que des Blend shape ( expressions faciales ) du Skinning des personnages, du morphing de la foule, et son (j’ai composé la chanson de la taverne).

 

Je suis Renaud Madeline, avant l’ESMA j’ai fait un Bac S et un DUT Service et Réseaux de Communications. Le cinéma d’animation n’était pas  un but de jeunesse mais j’y suis arrivé petit à petit et c’est vraiment lors de mes études à l’ESMA que cela est devenu une passion !
Pour ce court métrage je me suis occupé du character Design en collaboration avec Fred Caro, de tout le lighting, rendering, compositing et setup (sauf skinning et blendshape) et de l’animation avec Jonathan Perez !

 

Je m’appelle Jonathan Perez, j’ai 21 ans, après l’obtention de mon BAC S je suis directement entré à l’ESMA. Sur le film j’ai fait un peu de modélisation, de blend shape mais je me suis essentiellement occupé du layout 3D et d’une partie de l’animation.

 

3DVF : Comment est née l’idée du projet ?

 

 

Thiery Bleton : L’idée est partie d’un scénario que j’avais écrit au début de la deuxième année de formation et qui se déroulait en Grèce Antique mais celui-ci n’avait aucun rapport avec Oedipe. Quand les groupes se sont formés en deuxième année ( aux  environs de Novembre), nous avons tous les quatre discuté du fait de garder l’époque et de partir sur un mythe bien connu,  du type « Hercules » et de le remanier à la sauce Disney !

 

Renaud Madeline : Étant tous fans de Disney nous avons bien sur pensé tout de suite à Hercules seulement cela avait déjà été fait. Nous avons donc cherché un mythe que tout le monde connaissait et c’est comme cela que Oedipe est né !

 

Frederic Caro : En fait je suis arrivé dans le groupe alors que l’idée d’utiliser l’univers de la Grèce Antique était déjà d’actualité. Il fallait trouver quel serait le mythe dont nous pourrions nous inspirer. Ce qui nous a intéressé dans Oedipe, c’est son sujet et nous devions trouver la manière de nous en servir pour raconter notre propre histoire.

 

Thiery Bleton : Oedipe étant, avec Hercules, l’un des mythes les plus connus, le choix n’a pas été long et nous nous sommes lancés dans l’écriture de ce scénario. Cela a été très difficile car environ quatre versions totalement différentes ont été écrites avant de valider celle-ci.

 

Jonathan Perez : Nous nous sommes donc intéressés un peu plus en détail à ce mythe. Nous ne voulions pas faire une bête adaptation, nous avons donc travaillé dans  le but d’en faire une histoire à la fois amusante et originale et surtout qui puisse être vue par le public le plus large possible, en enlevant tous propos sexuels ou violents.

   

 

 

 

3DVF : Pourquoi partir sur une parodie de film d’animation Disney ?

 


Jonathan Perez : En fait cela s’est imposé tout seul. Au vu des situations et du rythme, présents dans notre film « l’ambiance » Disney, a été une conséquence logique. Nous faisons partie de la « Génération Disney », c’est certainement notre enfance qui a resurgit…

 

Frederic Caro : Le mythe d’Oedipe nous paraissait compliqué à retranscrire à la manière de Disney. C’est un véritable drame dans lequel le héros tue son père, couche avec sa mère, et finit misérable avec les yeux crevés. Il n’était pas question pour nous de faire quelque chose d’aussi triste, loin de là… C’était justement un challenge que de faire sourire avec une telle histoire, tout en faisant un gros clin d’œil à un géant de l’animation que tout le monde connait et apprécie.

 

Thiery Bleton : Nous voulions faire une sorte d’hommage à ces films qui sont à l’origine de tout ce qui est produit maintenant. Pour ma part j’ai toujours aimé les scènes où le héros chante, danse et fait la fête. Maintenant cela est jugé « trop cliché » et la musique est revue au second plan, ce que je trouve dommage car je pense que beaucoup de gens aimeraient retrouver des chansons entrainantes dans ces films. Nous avons essayé de faire revivre un brin de notre enfance en se faisant plaisir mais aussi en essayant de se démarquer des films étudiants actuels notamment avec la chanson mais aussi par l’ambiance.

 

Renaud Madeline : L’idée de la parodie n’ a pas été un vrai but pour nous mais plutôt une ligne de fond, étant tous fans des Disney 2D des chansons etc … cet aspect parodique est venu de lui-même au fur et à mesure du film. Nous avons rainsi repris les « caractéristiques principales » des anciens Disney ( le prince, la princesse, le baiser, les chansons …) en y apportant notre touche « d’humour » pour faire passer tout ceci au second degré !


 

3DVF : Parlez-nous du character design des principaux protagonistes.

 


Thiery Bleton : Le character design et le scénario ont été les points les plus difficiles pour nous. Nous nous sommes beaucoup inspirés de l’univers Disney mais aussi de références de statues et peintures antiques afin de définir le style graphique. Les angles et traits carrés ainsi que les volutes étaient très utilisés dans l’art antique, nous les avons donc intégrés dans les personnages. Afin de définir leur corpulence et traits physiques caractéristiques, nous avons fait un brain storming sur chacun des personnages afin de définir leur vrai caractère et ensuite pouvoir chercher des références de personnages correspondants.

 

Frederic Caro : Cet aspect a prit beaucoup de temps, et a nécessité pas mal de recherches avec une inspiration issue de films d’animations dont Hercule ou Les indestructibles. Nous sommes passés par beaucoup de dessins, de discussions et nous avons finalisés la plupart des personnages en 3D après avoir trouvé une bonne base de design qui nous plaisait.

 

Jonathan Perez : Nous avons passés beaucoup de temps à dessiner les personnages sur papier pour qu’au final, une fois passé en 3D, nos visions des personnages s’en trouvent totalement modifiées… Tous les petits détails sur lesquels nous avions pinaillés en 2D se retrouvaient résolus en 3D.

 

   

A Lire également