3DVF – Bonjour à vous trois et merci de nous accorder ce moment en votre compagnie. Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre spécialité sur le film ?


Clément Delatre : Bonjour, je m’appelle Clément Delatre, 23 ans, je viens du Nord-Pas-de-Calais et mon travail pour ce film consistait à râler. Sinon, plus sérieusement : le texturing, shading, rendering personnages, props, décors, modeling par-ci par-là et le compositing.

Looky : Looky, 20 ans, scorpion, auteur BD (Nocturnes Rouges aux Editions Soleil). Je suis à l’origine de tout ce qui touche à la conception graphique du projet : design en général (personnages, machines, lieux…), story-board puis light-board, etc. Puis s’ajoute à cela la modélisation de personnages, les décors (matte-paintings) et enfin l’animation 2D.

Adrien “CaYuS” Toupet : Passionné d’informatique et aimant le cinéma, je travaille actuellement dans les VFX pour la publicité et le long-métrage. A ce sujet, je me suis occupé du côté « Michael Bay » du film, à savoir les effets spéciaux 3D (simulation de particules, fluides, cloth…) ainsi que de l’animation 3D (character rigging et animation).

3DVF – Parlez-nous de l’historique du projet. Comment est né La Main des Maitres ?



Clément : D’une relation entre trois hommes !

CaYuS : Et d’une envie de bosser ensemble pour notre dernière année à l’école G.Méliès. Nous avons mis en commun nos différentes idées, envies et inspirations, autant d’un point de vue artistique que techniques; une ligne de conduite graphique, pas mal de défis techniques, une ambiance de guerre, le tout assez rythmé…
A partir de là, on a rapidement essayé d’en sortir un premier univers et un jet de scénario, mais on s’est rapidement trouvé face à une difficulté: beaucoup trop de choses à raconter, en si peu de temps…





3DVF – En regardant le film, on a davantage l’impression de visionner une bande-annonce. Quelle a été votre volonté là-dessus ?


Looky : Héhé… Ce n’est pas la première fois que l’on nous dit ça pour être honnête…

Clément : Cela a toujours été le dilemme du film…
A la sortie de nos premières réunions, il y avait une telle quantité de volontés graphiques, techniques, mais surtout scénaristiques, et nous n’étions que trois. Il fallait trouver comment écrire un scénario qui en disait un maximum en un minimum de temps, et c’est vrai qu’on s’est souvent demandé si le fait de faire une bande-annonce plutôt qu’un film n’était pas plus approprié à notre histoire. Au final, je pense qu’on est, et cela se voit dans le film, resté à flirter entre les deux supports… Ce qui pour moi n’est pas une mauvaise chose.

Looky :
De plus, le schéma de La Main des Maîtres est en somme assez classique : “métropolisien” (Oooh les pauvres esclaves… Heurk les vilains exploitants bourgeois), une chose assez ancrée dans la culture… Nous pouvions faire l’impasse sur tout cette base scénaristique qui nous aurait coûté bien des scènes d’expositions, bien du temps…




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