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Studio Framestore CFC sur les SFX de Troy par Syflex

Temps de lecture : 6 minutes

 

 

Syflex a été utilisé par Framestore CFC pour créer les 1 000 navires
de l’Armada grecque dans le film Troie produit par la Warner Bros.

 

 

Alors que ce film de guerre épique est sorti depuis plus d’une semaine aux Etats-Unis, il a seulement fait son entrée ce week-end à Londres, lieu de résidence de Framestore CFC, l’une des plus importantes sociétés européennes d’effets visuels et d’animation numérique. Cette société a été engagée pour créer les effets spéciaux du film Troie et a utilisé le logiciel Syflex pour certains de ces effets, notamment au niveau des navires grecs.

 

 

 

 

A l’exception de deux navires qui, eux, sont réels, les plans magnifiques des 1000 bateaux de l’Armada grecque en route pour Troye ont été réalisés en image de synthèse par Framestore CFC. La société Syflex s’est entretenue avec Carl Bianco, Directeur Technique Principal sur ce projet.

 

 

Syflex : Nous avons entendu dire que vous aviez utilisé Syflex dans la création des navires…

Carl : En effet, nous avons bien utilisé Syflex pour créer toutes les voiles et tous les gréements de nos navires en 3D.

 

Syflex : Quels ont été les défis que vous avez rencontrés, et comment les avez-vous relevés?


 
Carl : Il fallait fournir des voiles de toutes les formes possibles : gonflées, pendantes, enroulées, ferlées, endommagées, et tout cela en quantité et variété suffisantes pour les intégrer à des centaines de bateaux, et être capable de résister à l’examen prolongé des spectateurs au fur et à mesure des longues séquences.
 
Nous avons créé 6 différentes sortes de voiles et d’équipements, dont 3 qui devaient parfaitement égaler les répliques grandeur nature à l’extérieur. Les voiles devaient présenter une grande variété de positions et d’animation. Les plans principaux de l’armada en mer exigeaient des bateaux toutes voiles dehors, tandis que les séquences sur la plage et dans le port exigeaient des bateaux amarrés, leurs voiles roulées de différentes manières, en plus des voiles en train d’être enroulées et attachées, réagissant aux impacts dus à l’amarrage.
 
Dans tous les cas, l’animation devait contenir suffisamment de modèles et de variétés à distribuer aux 1000 bateaux, au fur et à mesure des séquences longues de plus de 800 images, sans montrer de signes de répétition. Pour y arriver, nous avons généré un grand nombre de séquences d’animation, dont plusieurs supérieures à 2000 images.

 

 

 

 

Syflex : Dites-nous comment notre technologie de simulation de tissus vous a aidés…

 

Carl : Nous avons utilisé Syflex non seulement pour les voiles, mais aussi pour l’animation de tous les équipements de chaque navire. La géométrie des voiles et des cordages a été convertie en tissu Syflex, et réduite à un équipement de « rigid-body dynamics » sous-jacent. Les forces ont ensuite été ajoutées pour générer du vent ou d’autres effets, et nous avons aussi beaucoup utilisé les déflecteurs animés.
 
Combiné à la dynamique de Maya, ce logiciel nous a permis de bâtir une simulation complexe d’équipements qui répondait à la fois à l’animation sous-jacente des bateaux, aux forces extérieures, et aux contrôles d’animation manuelle, nous permettant ainsi de créer une large gamme d’effets.
 
La vitesse de calcul du simulateur et la facilité de mise en cache de la mémoire nous ont permis de simuler le grand nombre de séquences exigées dans le temps imparti.

 

 

 

 

Syflex : Pouvez-vous nous donner des chiffres?

 
Carl : Notre organisation du bateau principal consistait en un équipement comprenant la dynamique, actionnant une voile de 17600 vertex, ainsi qu’environ 33 pièces séparées d’équipements (au total environ 3300 vertex). Tout ceci était simulé approximativement en une image toutes les 8 secondes.
 
Une autre version en plus haute résolution, équipée de la même manière, mais avec une voile de 33500 vertex, était simulée à raison d’une image toutes les 50 secondes.

Environ 100 séquences-maîtresses (allant de 1000 à 2000 images) ont été créées pour fournir la variété d’animation exigée tout au long de la séquence. Nos plus gros plans (à la fois en termes de durée et d’échelle) prenaient plus de 15000 images de simulation d’animation.

 

 

Syflex : Comment voyez-vous l’avenir de Syflex?


 
Carl : La vitesse d’exécution et la stabilité du simulateur de tissus Syflex ont été fondamentales pour nous permettre de mener à bien le grand nombre de simulations nécessaires. Syflex est facile d’utilisation, et la gamme de contraintes et de forces disponibles prêtent à une grande variété d’applications, ce qui en fait un logiciel admirablement souple.

 

 

 

Réalisation : Syflex
Traduction : 3DVF

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