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Marco Iozzi




Marco Iozzi nous parle de sa carrière dans l’industrie graphique et de son travail au sein de The Mill et de The Moving Picture. Marco décrit également son attitude envers la multitude d’outils 3D disponibles aux artistes CG, et fournit conseils à ceux cherchant à suivre ce joli bout de carrière.

 

 

3DVF : Bonjour Marco, peut tu nous parler un peu de toi ?


Marco Iozzi : Bonjour,
Je suis un artiste 3D, et je travail dans ce domaine depuis 5 ans maintenant. C’est la suite logique de ma passion pour le cinéma, des histoires et des effets visuels. Je me souviens de quant j’ai vu pour la première fois, il y a 12 ans, Studio Max en marche. Epoustouflant ! C’était incroyable de penser qu’on pouvait créer et donner vie à n’import quel objet de mon imagination !



3DVF : Qui sont tes héros du monde 3D ?


Marco Iozzi : Dans un premier temps il faut certainement mentionner Ray Harry Hausen. J’avais peut-être 8 ans quand j’ai vu « Clash of Titans », et honnêtement je suis tombé amoureux de ce film. Je pense que ma passion pour la 3D a été profondément influencée par ce film.
J’ai eu de la chance dans ma carrière parce que j’ai eu la chance de rencontrer des gens qui ont été des «tremplins » pour ma percée professionnelle. Certains sont devenue « Academy Award Winner » Visual FX supervisor Tim McGovern et Visual FX Producer George Merkert. J’ai pu travailler auprés d’eux en Italie, et ils ont réussit à me fait croire que j’avais un peu de talent, et donc que je devais continuer de travailler et m’améliorer parce qu’ils voyaient des bonnes perspectives en moi. J’espère un jour pouvoir travailler de nouveaux avec ces gens.



3DVF : Tu as commencé le travail dans l’industrie infographique en 1998 après 3 ans d’étude d’effets visuels. Parle nous un peu de ton premier emploi ?


Marco Iozzi : Avant de terminer le « Softimage Training Course », juste l’avant dernier jour pour être précis, le professeur est venu me voir en disant qu’ont avait besoin d’un animateur 3D pour une publicité à Milan, et ça a été le début officiel de ma carrière professionnel. J’ai des bons souvenirs de cette époque qui me semblait difficile, et ça à beaucoup contribuerà mon évolution en tant qu’artiste.



3DVF : Ensuite tu as travaillé à Londres dans de prestigieux studios comme The Mill et The Moving Picture. Dis-nous comment ce fut de travailler là-bas ?



Marco Iozzi : Apres mon travail en Italie, il fallait faire face à une période de crise dans le secteur de la 3D. J’ai donc décidé d’essayer d’aller à l’étranger, et j’ai contacté ces célèbres studios. Je voulais continuer à apprendre, et Italie n’offrait plus assez de possibilités. Envoyer mon CV à Jordi Bares de « The Mill », était un défi, et je n’aurais pas imaginé qu’ils trouvent mon travail génial ! Une semaine plus tard j’étais à Londres en train de travailler pour ces types pluôt sympas ! Travailler à « The Mill » était un défi, et une expérience dont je me souviendrais toujours. Outre ma chance de voir passer des projets de haute qualité, ces gars sont tellement agréables. C’est le meilleur environnement pour avancer. Ensuite j’ai reçu une proposition de MPC pour travailler sur le film « Harry Potter and The Prisoner of Azkaban ». Pour moi c’était encore une occasion de s’améliorer, en travaillant sur un projet de prestige, mais aussi la possibilité d’apprendre Renderman. Encore une fois, à MPC j’ai rencontré des gens super et je me suis beaucoup amuser. En plus c’était cool d’être entourer de gens si talentueux.



3DVF : Quel conseil peut tu donner à ceux qui cherche à suivre le même parcours que toi ?


Marco Iozzi : Je pense que j’ai toujours besoins des conseils pour évoluer, mais, avec mes quelques années d’expérience et les opportunités que j’ai eus, je dirais qu’on à absolument besoin de « la passion ». En vérité, même dans les instants les plus sombres, j’ai toujours su que la 3D était ce que je voulais faire, et je n’ai jamais perdu d’espoir. C’est un boulot difficile, parce qu’il faut souvent se déplacer pour trouver un emploi, et parfois c’est loin de chez vous. Mais en même temps, je crois qu’il y a plein de possibilités dans ce domaine.
J’aimerais conseiller les gens pour trouver le bon équilibre entre la maîtrise technique 3D et d’autres activités artistiques. N’oublie pas q’un singe peut aussi taper sur un clavier, donc il est important d ‘étudier des activités qui vont améliorer vos connaissances en 3D comme par exemple la photographie, l’écriture, le dessin etc. Il existe tant de choses. Avec le temps je me sens de moins en moins intéresser par les aspects techniques. Je considère la 3D comme un outil, qui doit être employer dans cet esprit. Souvenais-vous de l’histoire, de l’idée – c’est de l’idée que tout commence.

 

 


3DVF : Vous semblez vous évertuer à trouver le coté artistique dans votre travail, et de ne pas être une ‘victime’ de l’outil 3D qui produise des fois des résultats sans âme. A quel moment étais-tu capable de contrôler tes outils 3D et d’imposer ta volonté artistique ?


Marco Iozzi : C’est difficile à dire… Je trouve toujours certaines difficultés avec les nouveaux logiciels, plugins etc., mais en même temps j’essais de considérer l’ordinateur comme un allié et pas mon ennemie. Quand j’ai débuté, je me souviens que j’étais seulement intéresser par les aspects techniques des logiciels, mais je pense que cela est normal, et fait partie du processus d’évolution. Je ne perd plus de temps à essayer de comparer maya avec XSI etc., je connais suffisamment les principes de chacun même si je connais pas chaque outil puissant qui les composent. Je tente d’utiliser les principes de ces différents outils afin de m’aider avec « ce que je veux dire ». Le but c’est « quoi » et pas « comment » je dis quelque chose !

 

 

 

 

 


3DVF : Est-ce que tu travailles sur un nouveau court métrage ?


Marco Iozzi : Les projets personnels seront quelque chose sur lequel je travaillerai toujours. D’un point de vue créatif, on peut être soi même. Que ce soit des courts métrages ou la photographie. Grâces à mes emplois précédents, j’ai rencontré des artistes et amis, et en dehors du travail quotidien nous sommes toujours en contacte afin de partager nos projets personnels et diverses idées. C’est quelques choses que j’adore, de pouvoir travailler seule ou bien en petite équipe sur les trucs persos, et chaque fois on apprend beaucoup. Actuellement j’essaye de développer deux domaines artistiques en particulier. Le premier c’est la photographie (que je manipule ensuite sur mon ordinateur) et le deuxième c’est le court métrage. J’ai déjà écris un story-board mais il faut juste que je trouve le temps pour le faire ! !



3DVF : Parle nous un peu de tes tous derniers projets ?


Marco Iozzi : En fait, mon dernier projet c’est mon « show reel ». C’est toujours en cours de réalisation. Mon approche est la même que pour un projet parce que je n’aime pas les show reel qui sont tout simplement un ensemble de différents projets édités en un seul morceau. J’aime l’idée de faire un sorte de bande annonce de soi-même. En conséquence je met du temps à trouver la bonne bande sonore, pour choisir des éléments similaires, de corriger les couleurs afin de créer un ensemble homogène. Ceci est plutôt difficile étant donner la nature de notre boulot qui nous amène à travailler dans des styles souvent divers. Toutefois, c’est important pour moi de donner cette idée de continuité. Je crois que finalement cela va communiquer ce que je suis et comment j’aime travailler.




3DVF : Quels sont tes espoirs pour le futur ?


Marco Iozzi : J’espère pouvoir continuer de travailler sur des projets intéressants et qui présentent un défi. Et ensuite j’espère trouver un emploi qui me laisse du temps pour mes projets personnels. Enfin, plus que d’autres choses, j’espère que je continuerais d’être passionné par ce que je fais.




3DVF : Une dernière question – avez-vous lu des livres intéressant récemment ?


Marco Iozzi : Je suis en train de lire « The Conversation, Walter Murch and the Art of Editing » de Michael Ondaatje, et je conseille à toute personne intéressée par le montage de films de le lire !



3DVF : Merci Marco 🙂


Marco Iozzi : Merci !



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