Test de la station-tablette HP ZBOOK x2 G4 – Présentation

Fonctions tactiles et Stylet

En plus d’embarquer un Dreamcolor ultra-compact, HP fait ici le pari de le lui adjoindre une dalle tactile et sensible jusqu’à 4096 niveaux de pression avec son stylet dédié. Bien que supportant jusqu’à 10 points de contact, Windows 10 est encore relativement mal pensé pour répondre convenablement à une utilisation tactile au quotidien, surtout sur un écran UHD de cette taille. Mais après quelques jours d’utilisation et avec le temps nécessaire à quelques réglages, cette possibilité contribue grandement au confort d’utilisation du Zbook. Qu’il s’agisse de consultation de documents, de page web ou de réglages dans les logiciels aux fonctions qui s’y prête (liste d’objets ou de calques, potentiomètres, roue chromatique de couleurs…) . C’est d’autant plus étonnant avec le stylet dans une main pendant que la seconde sert à valider des options ou fait défiler un menu. On épargne ainsi à son curseur des kilomètres d’aller/retour !

 

Venons-en au stylet justement. Il dispose donc de 4096 niveaux de pression et d’une précision de 315 pixels par pouce. Tout de noir vêtu, il est assorti à la tablette, mais revête un plastique un peu plus brillant que celle-ci. Son extrémité est un peu  moins ovoïde que ses homologues de chez Wacom, mais il préserve tout de même une légère courbure au niveau de la prise entre les doigts. Plus fin, un peu plus léger et à peine plus long, il ne dispose par contre que d’un seul bouton en plus de l’habituelle gomme à son opposé. Il est livré avec 9 mines supplémentaires (6 souples et 3 plus dures) accompagné qu’une petite clé pour faciliter leur remplacement.

 

 

Une fois posée sur l’écran, la mine répond parfaitement à la pression. Il utilise une technologie à résonance électromagnétique du même type que celle de Wacom, permettant à la tablette de le reconnaître automatiquement sans passer par du Bluetooth ou autre. La surface mate de la tablette n’étant pas totalement lisse, on profite d’une subtile sensation de résistance, comme s’il s’agissait d’une feuille de papier doté d’un grain très léger. On constate juste un petit lag sur le curseur lors de mouvements très rapides (sous Photoshop notamment avec de brosses de grande taille un peu chargées en effets). Mais dans la majorité des cas, la réactivité et la précision restent au rendez-vous. Certains pourront regretter un nombre de niveaux de pression inférieurs à la concurrence, mais sur un écran de cette taille en résolution UHD, la différence est vraiment subtile. Le seul manque sur ce point concerne la gestion des brosses orientables, qui n’est pas encore gérée à l’heure actuelle.

 

 

 

PERFORMANCES / BENCHMARK

Après ce tour d’horizon général, qu’en est-il  concrètement du Zbook x2 G4 pour travailler ? Si le chipset dualcore i7 7500U et la Quadro M620 2 Go n’en font pas un supercalculateur, ni une foudre de guerre pour faire de la 3D, cette dernière aussi modeste soit-elle, supporte les scènes récentes DirectX 12 et OpenGL4.4. De quoi faire tourner la quasi-totalité des applications actuelles et même celles à venir, qui supporteront le très prometteur DirectX Raytracing.

Pour ce qui touche à la 3d temps réel, tout tourne sans souci, même s’il peut être préférable de baisser la résolution en 1080p pour obtenir un framerate correcte ; en UHD on tombe trop souvent à 5 ou 10 fps… On aura donc tendant à préférer sa station de travail de bureau pour les opérations de calcul ou d’affichages gourmands, Le Zbook permet néanmoins de travailler sur la plupart des outils et de préparer des scènes. On peut aussi l’imaginer dans une configuration en remote et s’en servir pour contrôler une station plus puissante. Encore une fois, tout dépend de vos usages.

Malgré ses 2 Go de RAM qui le rende un peu faiblard en 3D, la possibilité de lui adjoindre jusqu’à 3 écrans supplémentaires permet de transformer le Zbook en centre de contrôle potentiellement très intéressant pour des performances live ou tout type d’installation nécessitant plusieurs sorties. Si vous cherchez une solution mobile orientée puissance brute, capable d’un très haut framerate et d’un processeur plus costaud, optez pour le moment plutôt pour un portable doté d’une Geforce ou d’une Quadro plus récente.

Alors que peut-on attendre d’une station de travail de moins de 2 kilogrammes ? Pour nous faire une meilleure idée de son compromis mobilité/puissance, nous avons lancé quelques benchmarks pour y voir plus clair sur ce qu’il a dans le ventre.

Commençons par lancer CPU-Z et GPU-Z pour confirmer les spécificités techniques de la documentation :

Cinebech nous permet de voir dans quelle gamme de puissance se situent le processeur et la carte graphique :

Nous avons aussi lancé un V-Ray Benchmark sur le ZBook, afin de le comparant a une station de travail tour plus classique (i7 quadcore 3770k 3,5Ghz + GeForce 960 GTX). Côté CPU, l’i7 7500U n’a rien à envier à son homologue un peu plus ancien. Par contre pour ce qui est des performances graphiques, comme prévu la Quadro reste bien en dessous d’une GeForce moyen de gamme.

 

Mobilité oblige, on constate que le Zbook ne constitue pas encore une machine de guerre et ses performances restent globalement moyennes en 3D. Avec ce Vray Benchmark, on constate que le duo CPU/GPU reste cependant très homogène. Si le processeur 7500U cadencé à 2,7Ghz de notre machine de test n’est pas le CPU le puissant de la gamme, il permet de faire tourner la plupart des applis 2d, 3d ou vidéo, tant qu’on ne le sollicite pas sur des tâches de calcul trop lourdes ; l’i7 3770k était encore une référence il y a quelques années, il ya donc largement de quoi travailler.

Côté GPU même chose, la Quadro 620M se révèle davantage taillée pour de la diffusion que pour de l’affichage 3d temps réel comme pourrait le faire une carte plus récente. Donc ne vous attendez pas à faire de la VR, ou alors juste en lecture de vidéo 4k ou 5k. Si vous voulez faire de la VR, du temps réel, ou qu’il vous faut de la puissance à l’état brute, passez votre chemin pour le moment, le ZBook est avant tout un outil de travail mobile et modulaire, pas une station pure de calcul.

 

Par curiosité nous avons aussi lancé un test 3DMark, mais pas trop de surprise avec lui sachant qu’il est davantage orienté pour bencher des configuration de jeux en DirectX. Avec cette Quadro 650 mobile, on se contentera d’un petit scone de 527 points, qui confirme les modestes performances du Zbook pour faire du jeu ou du temps réel poussif.

Côté débit par contre, le Zbook dispose d’un disque dur SSD Z Turbo Drive au format M.2 qui promet une vitesse de 2260MB/s en lecture et 1600MB/s en écriture. Ce système fait des merveilles sur les stations de travaille HP Z4, Z6 et Z8, qu’en est-il sur le Zbook ?

Pour mettre à l’épreuve ces débits, nous avons tout d’abord fait quelques tests en montage vidéo avec des rushes ProRes 4.2.2 en 200mo/s sous Resolve. Une fois les fichiers copiés en local, nous avons pu constater quelques lenteurs ponctuelles en 4K, mais en montage 1080p tout reste très fluide, même après avoir ajouté quelques effets (masques, halo, blur, grain…). Nous avons aussi tenté des transferts à partir d’un disque dur USB 3.0. On atteint sans souci les 80mo/s sur des fichiers de plusieurs Go. À regret par contre, nous n’avions pas de disque ou de NAS à connecter en Thunderbolt 3, mais on peut s’attendre à d’excellente performance, lui permettant de travailler sans soucis sur un disque externe de ce type.

 

Un bench Pass Mark confirme ces résultats en transfert, ainsi que les bench précédents.

Plutôt moyen un peu partout, sauf sur les transfert disque où le SSD Z Turbo se classe dans ce qui se fait de mieux, et sur la gestion de la RAM qui malgré de la DDR4 seulement cadencé à 2400 Mhz, se révèle tout à fait correcte.

Pour terminer, nous avons aussi réalisé quelques tests de compression. Un fichier .mp4 de 3,5Go en RAR, on obtient 7min12 pour le copresser et seuement 5 secondes pour le décompresser. En prenant par contre un répertoire de 700 Mo contenant un peu plus de 40 000 fichiers, il faut compter 34s pour le compresser et 39s pour le décompresser. Si le CPU peine un peu sur des fichiers un peu lourds, le SSD Zdrive fait son boulot. Que ce soit en local, en USB  ou en Thunderbolt, la manipulation de données et de fichiers se fait sans ressentir la moindre gêne, tant que l’on n’en demande pas trop au processeur.

À travers nos différents tests, on en revient toujours à cette même conclusion. Le lien entre puissance et mobilité obligé à de nombreux compromis. Si  l’utilisation d’une station-tablette de ce type révolutionnera le workflow de certains, il ne conviendra cependant pas à tous les utilisateurs ou tous les cas de figure.

 
 

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