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De Garden Party à Maestro : rencontre avec Bloom Pictures

Souvenez-vous : en 2016, des élèves de Mopa dévoilaient Garden Party, un court-métrage mettant en scène des batraciens.
Nous avons retrouvé l’équipe de ce film, qui s’est depuis lancée dans une double aventure : un collectif et un studio. Ils en profitent pour nous présenter Maestro, un nouveau court-métrage qui avait été projeté lors de la cérémonie de clôture du Festival d’Annecy 2019.

3DVF : Bonjour Bloom Pictures, c’est la première fois que nous évoquons votre studio sur 3DVF, mais les lecteurs vous connaissent déjà : vous êtes issus de l’équipe du court Garden Party (promo Mopa 2016). Comment avez-vous évolué depuis ce projet, et comment est né Bloom Pictures ?

Bloom Pictures : Après Garden Party, nous avons réussi à garder l’équipe soudée et nous avons lancé le collectif ILLOGIC. En collaborant avec Wizz, nous avons eu la chance de pouvoir travailler sur plusieurs films publicitaires mettant en scène des animaux. Nous étions souvent à la fois réalisateurs et graphistes sur les films, notre fonctionnement était déjà assez similaire à un studio.

Parallèlement, Garden Party a fait son chemin en festival avec de nombreuses sélections à travers le monde et notamment une nomination aux Oscars qui nous a apporté une belle exposition.

Nous sentions que c’était le bon moment pour se lancer et nous avons décidé de monter un studio pour se donner les moyens de développer nos projets.

3DVF : Se lancer dans la création d’un studio est une aventure souvent délicate : quelles ont été les principales difficultés dans votre cas, et comment les avez-vous surmontées ?

L’endroit où s’installer a posé question. En animation, tout est très centralisé sur Paris, mais nous voulions retourner dans le Sud. Nous nous sommes renseigné et Montpellier nous a semblé être un bon choix. Il y a déjà plusieurs studios, des écoles et des projets de développement. C’était un pari, mais être en région ne nous a pas empêché de continuer de collaborer avec WIZZ et d’avoir des projets à l’international. Avec le recul de cette première année, nous sommes très content d’avoir pris cette décision.

La création d’un studio demande aussi de se pencher sur des questions assez éloignées de l’animation. Nous avons des profils différents dans l’équipe et naturellement, certains d’entre nous on pris en charge d’autres responsabilités, notamment sur les parties administratives et commerciales.

3DVF : Quelle est la taille actuelle du studio, et quels types de services proposez-vous ? Quelques mots également sur votre pipeline ?

Aujourd’hui, le studio possède une équipe permanente composée des 5 co-fondateurs, et en fonction des projets, nos locaux permettent d’accueillir une vingtaine de personnes.

Nous proposons des services complets pour la réalisation et la fabrication d’un film du story-board à l’étalonnage.

Nous aimons aussi beaucoup travailler en collaboration avec un réalisateur ou un producteur sur la préproduction d’un projet : design, concept art, line-test, proof of concept etc..

Le cœur de notre pipeline repose essentiellement sur Maya, Zbrush et Arnold. Nous nous intéressons également beaucoup à Blender, en particulier pour ses outils de previs, et envisageons à terme de l’utiliser sur l’ensemble de notre pipeline.

3DVF : Côté clients, quels secteurs ciblez-vous ? En tant que jeune studio, comment comptez-vous séduire les clients potentiels ?

Pour le moment, le studio se concentre sur un style réaliste pour des films full CG ou VFX. Nous sommes ouvert sur les secteurs en fonction des opportunités qui se présentent. Nous avons commencé avec la publicité, mais travaillons aussi sur du long-métrage, de la série et bien sûr le format court-métrage que nous aimons particulièrement.

L’une de nos forces est sans doute de pouvoir proposer une vision créative en plus d’un savoir-faire technique. Nous accordons de l’importance à la narration et à la réalisation aussi bien qu’à la qualité des images. Cela nous permet d’être efficaces en pensant un projet dans sa globalité.

3DVF : En parallèle de l’aventure Bloom Pictures, les fondateurs officient aussi en tant que collectif de réalisateurs, qui peut au besoin travailler au sein d’autres entités. Pourquoi avoir opté pour cette double approche, studio et collectif ?

Et bien c’est une bonne question. On se l’est également posée au moment de se lancer : Garder une seule entité où séparer la partie réalisateur (Illogic) et la partie studio (Bloom Pictures). Après réflexion, nous avons choisi de séparer les deux, comme ont pu le faire d’autres studios (NKI/Akama, UNIT/Andys..)

L’idée, c’est de garder le plus de liberté possible en évitant d’éventuels conflits dans les crédits. Illogic peut réaliser des projets dans un autre studio et Bloom Pictures peut accueillir le projet d’un réalisateur externe. Bien sur, la plupart des projets réalisé par Illogic seront probablement fabriqués chez Bloom.

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