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Acer SpatialLabs en test : le grand retour du relief sans lunettes ?

Temps de lecture : 15 minutes

Acer a récemment dévoilé sa gamme SpatialLabs, avec des ordinateurs portables et écrans gérant le relief sans lunettes.
L’annonce avait de quoi surprendre : des années après la dernière vague du relief, relancer ce marché a-t-il vraiment du sens ? La question se pose d’autant plus que les écrans sans lunettes (technologie lenticulaire) n’ont pas forcément une bonne réputation : la pertinente de ce choix en 2022 pouvait interroger, à plus forte raison pour des produits haut de gamme ou professionnels.

Et puis… Nous avons eu un exemplaire sous les yeux lors du lancement.
Surprise : le rendu relief était qualitatif, les fonctions pensées pour le secteur créatif méritaient clairement un examen approfondi.
Nous avons donc demandé à la marque de nous prêter un de ses produits pour le tester. Avons-nous été séduits ? La réponse dans cet article !

Conditions de test : le modèle testé nous a été prêté par Acer.

Comment ça marche ?

La gamme SpatialLabs s’appuie sur trois technologies principales pour générer son affichage relief.

  • Tout d’abord, un système de suivi du regard (Eye tracking), avec deux caméras qui vont suivre les mouvements de votre visage et la position de vos yeux.
Gros plan sur le haut de l’écran, avec le système combinant webcam et capteurs utilisés pour le suivi du regard
Visuel Acer montrant les différents éléments de l’écran, dont la dalle et le système lenticulaire.
  • Second élément clé : un écran de type lenticulaire, qui permet d’obtenir du relief sans lunettes. Oui, il s’agit de la bonne vieille technique utilisée sur la Nintendo 3DS oubliée au fond d’un de vos tiroirs.
    Sans revenir trop en détail sur le fonctionnement de cette technologie, rappelons que le concept est de placer une feuille spéciale devant l’écran, couverte de lentilles sphériques ou cylindriques. Ceci permet d’envoyer une image différente à chaque oeil, et donc de créer la sensation de relief.
    En revanche, cette approche a un inconvénient : elle divise la résolution de l’écran par deux ou plus (selon le nombre de points de vue gérés). C’est en partie ce qui explique pourquoi les écrans lenticulaires n’ont pas percé il y a 10 ou 15 ans, mais aussi pourquoi Acer s’y intéresse à nouveau : avec les dalles actuelles qui sont en 4K, même en divisant la définition par deux, le rendu reste suffisamment détaillé.
    Ici, le relief n’est disponible que pour une personne à la fois : n’espérez donc pas pouvoir visualiser un modèle avec votre collègue ou client, assis côte à côte devant la machine. Une personne voit le relief, l’autre n’aura qu’une image dédoublée.
    L’eye tracking évoqué plus haut permet en outre d’optimiser le rendu relief : l’affichage s’adapte à votre position au lieu d’imposer un angle de vue précis, et vous disposez donc d’une bonne marge de manoeuvre, que ce soit au niveau de la distance à l’écran (entre 35 et 75cm) ou horizontalement (Acer conseille de ne pas dépasser les 17cm de chaque côté, soit environ 35cm au total).
    L’affichage relief n’est pas activé en permanence : lorsqu’il est désactivé, la dalle se comporte de façon classique.
Impossible d’observer le relief à plusieurs
  • Enfin, de l’IA permet de convertir automatiquement des contenus plats classiques (images, vidéos) en relief, en temps réel. Nous en reparlerons plus loin.

Une gamme aux usages multiples

Le produit testé ici est un ordinateur portable destiné au secteur de la création, le ConceptD 7 SpatialLabs Edition. Mais la gamme est loin de se limiter à ce produit et Acer a aussi annoncé trois autres références qui seront bientôt disponibles :

  • l’ordinateur portable Acer Predator Helios 300 SpatialLabs Edition, orienté gaming ;
  • l’écran SpatialLabs View, tourné vers le grand public et le gaming ;
  • l’écran SpatialLabs View Pro, qui comme son nom l’indique est davantage tourné vers le secteur professionnel, Acer mettant par exemple en avant la compatibilité directe Unreal Engine, la prise en charge d’Ultraleap et donc des contrôles gestuels : parfait pour créer une borne relief dans un musée ou une boutique.

Attention, il faudra coupler les écrans à des machines puissantes : le relief est gourmand (Intel Core i7 ou supérieur, GeForce RTX 2080 s’il s’agit d’une station classique, RTX 3070 Ti pour un ordinateur portable).

Spécifications, design

Revenons à notre ConceptD 7 SpatialLabs Edition. Il affiche les caractéristiques suivantes :

  • Processeur Intel Core i7-11800H (8 coeurs, 2,30GHz)
  • NVIDIA GeForce RTX 3080 (8Go de GDDR6) ;
  • écran LCD (technologie IPS), 39,6 cm (15,6″) de diagonale, 4K UHD (3840×2160) ;
  • Stockage : SSD NVMe 1To ;
  • lecteur de cartes SD ;
  • WiFi IEEE 802.11 a/b/g/n/ac/ax, port Gigabit Ethernet, Bluetooth 5.2 ;
  • Ports : HDMI, DisplayPort, 2x USB 3.2 Gen 2 Type- A, 1x USB 3.2 Gen 2 Type- C ;
  • Windows 11 Pro ;
  • Webcam ;
  • 2,5 Kgs, 25,4 x 358,5 x 260mm
  • Lecteur d’empreintes digitales, encoche de sécurité Kensington.

Le design retenu par Acer est relativement sobre. Le ConceptD 7 SpatialLabs Edition est proposé en blanc.

A l’intérieur de la machine, la disposition des composants est assez classique avec le GPU et CPU proches de la charnière (en haut au centre de l’image, sous le système de dissipation thermique).
A noter : RAM, SSD ne sont pas soudés et pourront donc être changés si besoin. Un très bon point.

Ecran

En ce qui concerne l’affichage, Acer annonce un DeltaE inférieur à 2, une couverture de 100% de la gamme Adobe RVB et une certification Pantone.

Nous en avons profité pour tester l’uniformité : bonne surprise ici, sur notre exemplaire de test les défauts d’uniformité ne dépassent pas 6% sur les blancs, 8% sur les gris, et sont négligeables en gris foncé.

Uniformité des blancs

Autonomie

Nous avons testé l’autonomie de la machine à l’aide du test « gaming » de PCMark : il s’agit ici de faire tourner en boucle la démo 3D temps réel du benchmark Fire Strike, jusqu’à épuisement des batteries.

Le ConceptD 7 SpatialLabs Edition a tenu 45-50 minutes environ : un score un peu faible, la plupart des ordinateurs portables que nous testons étant plutôt autour d’une heure d’autonomie dans les mêmes conditions. Ceci étant dit, une machine haut de gamme de ce type est de toutes façons faite pour être utilisée branchée, d’autant plus pour le relief : Acer déconseille un usage sur batterie, les fonctions d’économie d’énergie pouvant faire chuter le framerate.

Fonctions relief et logiciels

SpatialLabs Experience Center

Pour exploiter le relief de son ConceptD 7 SpatialLabs Edition, Acer a prévu une suite d’applications regroupées au sein du « SpatialLabs Experience Center » :

  • un visualiseur de modèles 3D ;
  • un lecteur vidéo qui gère le relief ;
  • un convertisseur relief.

Afficheur de modèles 3D : effet garanti

Premier outil de ce tour d’horizon, l’Afficheur de modèles 3D. Comme son nom l’indique, il permet de visualiser vos modèles 3D en relief.

Le résultat ? Très bon : l’effet de jaillissement est bien présent, les détails ressortent et le fameux « effet wow » est bien présent.

Mieux encore, l’outil gère la parallaxe : comme le système d’eye tracking connaît la position de votre tête, la machine ajuste automatiquement l’orientation du modèle 3D pour renforcer l’illusion. Une très bonne idée.

Une araignée de mer, scannée par nos soins (photogrammétrie) et disponible sur Sketchfab.

Les formats pris en charge sont .FBX, .glTF, .OBJ, .DAE, .GCO, .GCODE, .GLB, .IGES, .IGS, .STEP, .STL, .STP.

De multiples options sont proposées au sein de cet outil, avec par exemple :

  • l’ajustement de l’éclairage (classique ou HDRI, plusieurs environnements) ;
Ci-dessus et ci-dessous : gestion de l’éclairage du modèle
  • une série de matériaux prédéfinis que l’on peut appliquer sur le modèle ;
Ci-dessus et ci-dessous : une partie des matériaux proposés
Test d’un matériau cuivré sur un crâne de dinosaure.
  • la création de présentations (pour présenter plusieurs modèles successifs avec des paramètres spécifiques pour chacun) ;
  • le support du DLSS, du raytracing pour les ombres, l’AO, les reflets ;
  • l’ajustement des contrôles pour imiter ceux votre outil 3D favori (Maya, Blender, Max, Rhino, ZBrush) ;
  • un lien avec Sketchfab, qui vous permettra d’afficher facilement vos modèles.

Globalement, cet outil de visualisation répond pleinement à ce que nous attentions, même s’il reste évidemment des améliorations possibles : davantage de matériaux, par exemple. L’effet relief est agréable : qu’il s’agisse de scans 3D avec des détails ou d’un modèle animé, le jaillissement apporte un vrai plus, de la même manière qu’une visualisation en réalité virtuelle.

Scan 3D réalisé par nos soins au Musée de Cluny (Paris), visible sur Sketchfab.

Un petit regret : l’interface montre un défaut inévitable des écrans lenticulaires, avec une sorte d’aliasing sur les textes. Cet effet n’est présent que lorsque l’affichage relief est activé. Ceci dit, cet artefact n’a rien de rédhibitoire : les textes restent lisibles.

Photo de l’écran

Ponts avec les logiciels 3D

Acer a prévu des plugins pour de nombreux logiciels : 3ds Max, Blender, Cura, Fusion 360, Rhino, Inventor, ZBrush, SkechUp.

Ces plugins permettent d’envoyer un modèle 3D vers l’Afficheur évoqué dans la section précédente : un ou deux clics, quelques secondes le temps que le chargement se fasse, et vous pouvez admirer votre modèle en relief.
Par rapport à un aperçu en VR, l’avantage est évidemment qu’il n’y a pas besoin d’enfiler un casque.

Sous Zbrush : la commande SpatialLabs, ici en bas du menu de droite

A noter, Blender dispose de deux addons au lieu d’un : le premier se comporte comme celui proposé pour les autres logiciels et envoie un modèle vers l’Afficheur de Modèles 3D. Le second addon détourne les fonctions natives de réalité virtuelle de Blender et permet de visualiser votre viewport complet en relief et en plein écran.

Ci-dessus et ci-dessous : les addons Blender visibles dans l’interface.

PiStage & Maya

Si vous utilisez Maya, le logiciel PiStage (développé par PiSquare et non Acer) pourra vous intéresser : il fait un pont avec Unreal, et permet d’obtenir un aperçu temps réel relief de votre scène.

Lecteur SpatialLabs : un lecteur vidéo fonctionnel

Qui dit relief dit évidemment… Film en relief ! Acer a donc évidemment inclus un lecteur vidéo dans sa suite logicielle. il peut passer de la 2D à la 3D relief en un clic.
Pas grand chose à redire ici, si ce n’est que le lecteur n’est pas aussi poussé qu’un VLC (fonctions de recadrage, ajustement du ratio de l’image, etc).

Avatar avec le lecteur vidéo d’Acer
Aperçu des fonctions de bibliothèque média disponibles au lancement du lecteur vidéo

SpatialLabs GO : du relief automatique grâce à l’IA, gadget superflu ou vraie avancée ?

Dernier point phare de ce ConceptD 7 SpatialLabs Edition, l’outil SpatialLabs Go. Cette fonction est une sorte de baguette magique du relief.

Si elle gère les contenus côte à côte (utile si vous préférez VLC au lecteur vidéo évoqué plus haut, mais que vous souhaitez tout de même voir des contenus relief), sa force est surtout la conversion automatique et à la volée de contenus plats vers le relief. Images, vidéos, votre chaîne Youtube préférée ou même un meeting sur Skype peuvent donc avoir droit à cet effet.

Le bouton SpatialLabs Go, qui s’affiche en surimpression sur l’écran quand l’application est lancée. Un raccourci clavier est aussi proposé.

Les résultats sont plutôt bons : nous avons testé le système sur des contenus variés, et dans l’ensemble les reliefs sont cohérents, qu’il s’agisse de paysages ou d’humains. L’IA est donc bien entraînée.

Evidemment, ce n’est pas parfait : ce n’est pas pour rien que des studios sont spécialisés dans la conversion relief.
Les défauts sont de deux types :

  • un relief mal traité : par exemple, le casque de Buzz dans la bande-annonce du dernier Pixar n’était pas sphérique nos de nos essais. Il jaillissait, mais de façon plate, un peu comme un cylindre dont un côté plat était tourné vers nous.
  • La gestion des contours : si un détourage imparfait ne se remarque pas pour des éléments annexes de l’image, ce défaut est plus flagrant sur les visages humains, sur lesquels notre regard va se focaliser spontanément.
    En pratique, nous avons plusieurs fois noté qu’une fine zone sur le pourtour du visage était traitée comme faisant partie du fond.

Ces défauts sont bien entendu totalement compréhensibles : encore une fois, si un outil permettait de convertir en relief en temps réel sans le moindre défaut, cela ferait longtemps qu’il serait adopté par Hollywood, au lieu de faire appel à des studios de post-production spécialisés.

En revanche, on aurait aimé une meilleure gestion des éléments d’interface : typiquement, lire une vidéo Youtube est un cas d’usage évident, on aurait donc apprécié que la barre de lecture de l’interface soit mieux gérée. Ici, la sensation est assez désagréable en termes de profondeur et lisibilité.

Reste la grande question : cette fonction a-t-elle du sens au quotidien ?
Cela dépendra sans doute de votre sensibilité aux défauts de conversion, et au type de contenu regardé : Nous avons moins ressenti les imperfections sur de l’animation (nous avons testé différents courts-métrages d’écoles d’animation) que sur le live action, sans doute parce que le côté stylisé fait que le cerveau est moins choqué par les imprécisions de détourage.

Si nous ne sommes qu’en partie convaincus par cette IA dans son état actuel, le concept nous semble néanmoins prometteur : avec davantage d’entraînement, on imagine que le résultat pourra s’améliorer progressivement.

Capture d’une vidéo (notre interview des Minions 2) convertie en relief.
Evidemment, vous n’aurez pas la sensation de profondeur, mais la capture donne une idée de la technique :
les deux images sont créées en déformant la vidéo de base.
On peut le voir sur la zone située juste à gauche de la tête : le cadre de la fenêtre a été déformé par erreur.

Dernière remarque : il aurait peut-être pu être intéressant que SpatialLabs Go permette aussi d’exporter des depth maps générées en utilisant son IA. Certains artistes pourraient s’en doute s’en servir ensuite pour de la post-production, quitte à retoucher ces depth maps avant usage.

SpatialLabs TrueGame : le grand retour du jeu en relief ?

Précisons enfin qu’Acer a pensé au jeu vidéo en relief, avec SpatialLabs TrueGame : une cinquantaine de jeux sont pris en charge actuellement. The Witcher 3, Forza Horizon, God of War, Abzu, Bioshock Infinite, No Man’s Sky, Quake… Les genres sont variées, et vous devriez y trouver votre bonheur.

Malheureusement, impossible pour nous de tester cette fonction : elle est absente du ConceptD 7 SpatialLabs Edition, Acer ayant préféré la réserver à l’écran SpatialLabs View et au portable Predator Helios 300 SpatialLabs Edition, destiné aux gamers.

La marque semble considérer que le Predator sera plus adapté en termes de performances pour un tel usage, et on imagine aussi que la volonté est aussi de segmenter la gamme relief. Peut-être de quoi justifier un futur test du predator dans nos colonnes… Reste que nous aurions aimé disposer de TrueGame sur le ConceptD 7, quitte à ce qu’Acer précise que les performances ne sont pas optimales.

Plugin Unreal

Dernier outil logiciel notable : Acer propose un plugin Unreal Engine qui vous permettra de développer des projets pensés être affichés en relief. Ce plugin permet aussi de gérer le hand tracking avec la technologie Ultraleap.

A noter : à l’heure actuelle, le raytracing et DirectX 12 ne sont pas gérés par le plugin SpatialLabs, et certaines fonctionnalités spécifiques (VolumetricCloud, SSGI, DFAO, Groom component) ne sont pas compatibles. La documentation dédiée du plugin Unreal Engine vous donnera tous les détails nécessaires, et propose aussi des conseils en matière de performances ou de bonnes pratiques pour un résultat visuel optimal.

Quelques bugs…

Jeunesse des outils oblige, nous avons rencontré quelques petites imperfections ou bugs en utilisant les outils logiciels SpatialLabs :

  • le bouton Sketchfab censé être proposé dans l’afficheur de modèles 3D pour accéder directement à votre galerie n’était pas présent ;
  • l’installeur de plugins nous indiquait ne pas trouver le logiciel d’impression 3D Cura, et refusait donc d’installer le plugin associé : Cura était pourtant bel et bien installé, dans le répertoire par défaut ;
  • sous Blender, l’affichage relief du viewport complet présentait un petit bug : un appui sur la molette permet de faire pivoter la vue, mais en laissant la molette appuyée, l’affichage n’est pas statique et semble osciller légèrement ;
  • il est dommage que le gestionnaire d’outils relief, SpatialLabs Experience Center, utilise des fenêtres si petites : le descriptif des outils n’est du coup pas affiché en entier et il faut le faire défiler, alors qu’une fenêtre 20% plus grande aurait permis de tout afficher. Même chose pour la liste des plugins.
    Les fenêtres du SpatialLabs Experience Center ont une taille fixe, on ne peut donc pas les redimensionner pour régler ce point.
Le descriptif de l’application SpatialLabs Go : une fenêtre légèrement plus grande éviterait d’avoir à faire défiler le texte.

Ces problèmes ne sont pas forcément bloquants, mais on peut évidemment espérer qu’Acer se penche sur le sujet. Nous avons fait remonter les bugs auprès de l’équipe de la marque.

Benchmarks

Nous avons fait quelques tests CPU/GPU : l’objectif ici est surtout de vérifier que les spécifications affichées se traduisent bien par des performances, et de vous permettre de comparer les scores à ceux de vos stations actuelles.
Nous comparons en particulier la machine au Asus ProArt StudioBook 5600Q, ordinateur portable doté d’un Ryzen 9 5900HX et d’une GeForce RTX 3070 que nous avions testé au printemps.

Tests CPU

Terragen (rendu CPU)

Le Benchmark Terragen s’appuie sur le rendu d’une scène 3D complexe avec un canyon et de la végétation créée avec SpeedTree. Il sollicite uniquement le CPU.

Le temps de rendu doit être le plus bas possibleConceptD 7 SpatialLabs Edition
Core i7-11800H (8 coeurs, 2,30GHz)
Ryzen 9 5900HX (Asus ProArt StudioBook 5600Q)
Mode Standard
Intel Core i7 10850H
(HP ZBook Create G7)
Intel Core i7-9750H
(MSI WS75 9TL, Gigabyte Aero 15 pouces)
Score8 minutes 19s8 minutes 3s11 minutes 22s14 minutes 10s

Blender (CPU)

Le Benchmark Blender s’appuie sur une série de scènes pouvant être rendues en CPU ou GPU. Nous utilisons ici le mode CPU du benchmark en version 3.1.0.

Core i7-11800H (8 coeurs, 2,30GHz)
ConceptD 7 SpatialLabs Edition
Ryzen 9 5900HX
(Asus ProArt StudioBook 5600Q)
Monster83.689.82
Junkshop49.5755.16
Classroom36.941.48

CineBench R23

Core i7-11800H (8 coeurs, 2,30GHz)
ConceptD 7 SpatialLabs Edition
Ryzen 9 5900HX
(Asus ProArt StudioBook 5600Q)
CineBench R231226012134

V-Ray Benchmark CPU

On utilise ici les le test CPU du V-Ray 5 Benchmark, qui s’appuie sur le moteur de rendu de Chaos.

9318 – mode perf : 9464


Core i7-11800H (8 coeurs, 2,30GHz)
ConceptD 7 SpatialLabs Edition
Ryzen 9 5900HX
(Asus ProArt StudioBook 5600Q)
V-Ray93188871

Tests GPU

3DMark


GeForce RTX 3080
ConceptD 7 SpatialLabs Edition
GeForce RTX 3070
Asus ProArt StudioBook 5600Q
Time Spy86838110
Port Royal53084987

Neon Noir

Neon Noir de Crytek est un benchmark GPU s’appuyant sur le raytracing temps réel.

GeForce RTX 3080
ConceptD 7 SpatialLabs Edition
GeForce RTX 3070
(Asus ProArt StudioBook 5600Q)
1920×108096608509

OctaneBench (rendu GPU avec RTX)

Nous utilisons la version 2020.1.5 du benchmark.

GeForce RTX 3080
ConceptD 7 SpatialLabs Edition
GeForce RTX 3070
(Asus ProArt StudioBook 5600Q)
OctaneBench 2020.1.5
345.06319.34

V-Ray (benchs GPU)

On utilise ici les deux tests GPU du V-Ray 5 Benchmark, qui s’appuie sur le moteur de rendu de Chaos.

GeForce RTX 3080
ConceptD 7 SpatialLabs Edition
GeForce RTX 3070
(Asus ProArt StudioBook 5600Q)
V-Ray GPU CUDA
1136912
V-Ray GPU RTX
14581364

Températures

Pour éprouver le système de refroidissement, nous avons sollicité la machine avec plusieurs stress tests, comme FurMark. La température atteint environ 45° sur la zone la plus chaude, située au-dessus du clavier (température ambiante : environ 24 degrés).

Au niveau des sorties latérales, la température monte par contre autour de 52-53 degrés : la RTX 3080 chauffe, les 8 coeurs du processeur aussi.
Une coque en métal et non en plastique aurait peut-être pu améliorer le refroidissement, en servant de radiateur passif.

Bilan : un pari intéressant, pour un public ciblé

La gamme SpatialLabs est un beau pari de la part d’Acer : se lancer sur le marché du relief avec à la fois des produits professionnels et grand public n’a rien d’une évidence, des années après la fin de la dernière grande vague relief.
On peut donc saluer cette prise de risque du constructeur, et il sera intéressant de voir si ces produits trouvent leur public.

Le ConceptD 7 SpatialLabs Edition testé ici est évidemment un ordinateur portable atypique, qui vise un public bien précis : les personnes du secteur créatif qui bénéficieront d’une visualisation relief. On pense par exemple aux personnes qui apprécient d’observer leurs modèles et projets en VR, mais trouvent fastidieux de devoir enfiler un casque à chaque fois qu’elles veulent regarder le résultat de leurs modifications.

Le relief est fonctionnel et la qualité de visualisation est surprenante de qualité, bien loin des mauvais souvenirs que vous avez peut-être encore des écrans lenticulaires d’il y a 10 ans.
La perception du relief repose néanmoins sur des éléments subjectifs psychologiques et physiologiques (on pense ici aux personnes qui ne supportent pas les projections relief ou la VR plus de quelques minutes). Nous vous conseillons donc évidemment de ne pas acheter les produits SpatialLabs les yeux fermés, mais plutôt de tester par vous-même le rendu si vous en avez l’occasion.

Côté budget, le SpatialLabs est proposé au tarif de 4500€ environ, avec une promotion à 3500€ chez Darty à l’heure où nous écrivons ces lignes. Les boutiques partenaires sont listées chez Acer (bouton « acheter » en haut à droite).

On vous conseillera évidemment de vous intéresser au reste de la gamme SpatialLabs : selon votre workflow et votre matériel actuel, acheter un écran SpatialLabs sera potentiellement bien plus pertinent que de prendre un ordinateur portable. Vous pourrez par exemple disposer d’une station classique, d’un écran principal grand format, et prendre un écran SpatialLabs 16 pouces comme écran secondaire. .
Les studios qui travaillent dans le secteur du marketing ou de la muséographie pourront également y trouver leur compte, avec le SpatialLabs View Pro qui pourra être utilisé pour créer des bornes interactives.

Quoiqu’il en soit, nous suivrons avec attention l’avenir de cette gamme, et nous ne manquerons pas de vous tenir informés de ses développements futurs.

Pour en savoir plus : la page dédiée à la gamme SpatialLabs chez Acer France.

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1 commentaire

Sans Plomb 95 13 août 2022 at 0 h 06 min
J’ai vu "écran lenticulaire" ouuuhh j’ai sauté de ma chaise ! Heureux de voir une nouvelle tentative.
La New 3DSXL avait déjà réglé beaucoup de soucis mais c’était trop tard, un peu comme les tout derniers écrans LG OLED 3D.
Et donc dix ans plus tard, tant mieux de savoir que c’est encore mieux; ça reste malgré tout un usage professionnel comme expliqué mais du moment que ACER sait à quoi s’en tenir c’est tant mieux pour nous.

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