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NVIDIA muscle sa plateforme créative Omniverse

Temps de lecture : 5 minutes

A l’occasion de la GTC 2022, Jensen Huang a dévoilé les dernières nouveautés d’Omniverse, la plateforme de collaboration virtuelle de NVIDIA. L’occasion pour nous de faire le point sur la plateforme, ses usages et les nouveautés.

Omniverse, qu’est-ce que c’est ?

Omniverse est une plateforme en ligne dédiée au travail collaboratif et à la création 3D. La vision de NVIDIA : un service utilisé « de la création à la gestion des mondes virtuels », qui soit utile dès la création d’assets 3D (par exemple via des scènes 3D créés de manière collaborative) jusqu’à l’exploitation de jumeaux numériques (usine virtuelle, formation de robots par IA, simulation du climat…).
Omniverse vise donc un très large public : jeu vidéo, divertissement, animation, VFX mais aussi architecture, ingénierie, construction, industrie au sens large, calcul intensif.

L’ambition est par conséquent énorme, les champs couverts très vastes. Pas de panique : dans cet article, nous nous focaliserons essentiellement sur les usages liés à la création numérique, même si d’autres domaines seront évoqués ponctuellement afin de vous donner une vision globale du produit.

Pour séduire un public si large, Omniverse propose de multiples outils et capacités. La plateforme s’appuie en premier lieu sur des « Connectors », des plugins permettant de faire le lien avec les outils 3D courants (Maya , 3ds Max, Unreal Engine, SketchUp…), mais aussi sur des applications maison et technologies variées.
Sans faire de liste exhaustive, on pourra citer :

  • Audio2Face, un outil d’animation faciale avec lip-sync à partir de séquences audio ;
  • Create, un outil de création de scènes 3D reposant sur le format USD de Pixar ;
  • View, une application de visualisation photoréaliste ;
  • plus éloigné des usages créatifs, Isaac Sim, une application de simulation robotique qui permet de développer et tester des robots s’appuyant sur l’IA, dans des environnements virtuels et physiquement corrects ;
  • Omniverse Avatar, un framework dédié aux avatars gérés par IA, qu’ils soient réalistes ou stylisés ;
  • Code, une application permettant de créer ses propres applications sur Omniverse.

Côté utilisateurs, on pourra citer les studios DNEG, Sony Pictures ImageWorks. Dans d’autres domaines, on retrouve Amazon Robotics, BMW, Siemens Gamesa (spécialisé entre autres dans les éoliennes).
Pour se faire une idée plus concrète des possibilités, NVIDIA a mis en ligne deux vidéos montrant ses technologies et des projets de clients :

Rappelons enfin que NVIDIA a proposé deux versions d’Omniverse :

  • Omniverse en beta ouverte, une déclinaison gratuite et destinée aux personnes individuelles et non aux entreprises ;
  • Omniverse Enterprise, une offre proposée par abonnement annuel optimisée pour les systèmes NVIDIA certifiés (ordinateurs et portables RTX, systèmes NVIDIA EGX en datacenter), qui s’accompagne aussi d’un support avancé.
    Omniverse Enterprise est désormais disponible en version d’essai gratuite de deux semaines, avec cas d’usages concrets comme le design collaboratif d’une scène architecturale. Cette version d’essai est disponible sans téléchargement ni installation sur l’infrastructure locale dans 9 régions globales,

GTC 2022 : Omniverse s’étend

NVIDIA profite de la GTC pour étendre considérablement les capacités d’Omniverse, notamment dans le secteur de la création numérique. De nouveaux liens avec les outils tiers et les librairies d’assets sont disponibles :

  • Des plugins (les fameux Connectors) pour Substance 3D Painter, les Substance Materials Unreal Engine, Cinema 4D permettent un live-link (lien en direct) entre l’application et Omniverse ;
  • De nouveaux importeurs CAD permettant de convertir 26 formats en fichiers USD ;
  • librairies d’assets : Omniverse peut désormais importer directement des assets à partir de Sketchfab, Turbosquid, ActorCore de Reallusion ;
  • Nouveaux moteurs de rendu supportés (Hydra Render Delegate Support) : il devient possible de basculer, directement dans les applications Omniverse, entre V-Ray, Octane, Redshift et le moteur de rendu Omniverse RTX. Cycles (Blender) et Arnold sont prévus sous peu.

NVIDIA multiplie ici les partenariats : le pari de s’allier aux piliers de l’industrie semble pour le moment tenu. Cela peut surprendre : on pourrait penser que l’objectif d’Omniverse, à terme, soit de se positionner en alternative à certains logiciels. Sur ce point, NVIDIA veut rassurer, et a indiqué que l’objectif n’est absolument pas de remplacer quoi que ce soit chez les partenaires.

En outre, NVIDIA annonce des mises à jour et nouveaux outils pour Omniverse. On notera en particulier :

  • DeepSearch, disponible en accès anticipé : un moteur de recherche qui permet de faire des recherches en langage naturel au sein de libraires d’assets massives sans avoir besoin de les tagger. Cette vidéo donne une idée des usages possibles, avec le cas du studio de jeux vidéo Activision :
  • Omniverse Code, un environnement de développement pour créer applications, extensions, microservices sur Omniverse ;
  • Omniverse XR App, une future version d’Omniverse View optimisée pour la VR et qui permet de visualiser les expérience avec rendu en raytracing RTX ;
  • des mises à jour pour Kit, Create, View, Machinima.

Pour plus de détails, on consultera le site de NVIDIA.

Omniverse Cloud : testez le futur dès aujourd’hui

Dernière grosse annonce de cette GTC concernant Omniverse : l’annonce d’Omniverse Cloud, une suite de services dans le cloud.

La vision : permettre à des équipes d’artistes, designers, développeurs d’accéder à Omniverse de façon instantanée.
Pour y parvenir, NVIDIA explique vouloir s’appuyer sur GeForce NOW, la plateforme de streaming de jeux vidéo de NVIDIA : il deviendra ainsi possible d’utiliser les applications Omniverse sans installation locale lourde, sans échanges massifs de données, sans carte graphique haut de gamme.

On peut ainsi imaginer l’équipe d’un studio parisien équipé de stations de travail classiques qui collaborera sur des scènes 3D avec des équipes à Angoulême, des artistes en télétravail ne disposant que de notebooks, mais aussi avec la dirigeante du studio en plein déplacement sur un salon, qui pourra tout de même visualiser les scènes 3D et interagir avec les applications et ses équipes.

Reste à donner vie à ce concept. Et justement, NVIDIA dispose déjà d’un service permettant de streamer des applications : GeForce NOW, son service de streaming de jeux vidéo. Via un abonnement, GeForce NOW permet de jouer à des jeux dernier cri sans avoir de carte graphique haut de gamme : les jeux tournent sur des serveurs distants et les images calculées sont streamées en temps réel vers les machines des personnes abonnées.
Echangez les jeux contre les applications Omniverse, et vous avez donc un Omniverse Cloud utilisable partout, sous réserve d’avoir une connexion internet.

Au coeur d’Omniverse Cloud, on retrouvera Nucleus Cloud, présenté comme un « outil de collaboration en un clic » permettant de partager et éditer des scènes 3D lourdes (sans avoir à transférer les données, puisque tout est streamé). Omniverse cloud inclut aussi d’autres outils évoqués plus haut : Omniverse Create pour éditer les scènes 3D, mais aussi Omniverse View et ses outils de visualisation.

Omniverse Cloud est encore en développement, mais un accès anticipé à Nucleus Cloud et son système collaboratif est d’ores et déjà possible, sur demande.

Sondage : utilisez-vous Omniverse ?

Omniverse étant encore une plateforme naissante, nous profitons de cet article pour vous demander si vous l’utilisez, avec le sondage ci-dessous (si vous avez un bloqueur de publicités, il est possible qu’il empêche l’affichage du sondage : nous vous invitons à le désactiver temporairement pour répondre).

Et si vous avez déjà utilisé Omniverse sur vos projets, n’hésitez pas à nous contacter ( contact@3dvf.com ) : nous serons ravis d’en savoir plus !

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