Nostalgie : Têtes creuses, le premier projet d’animation 3D de Mac Guff Ligne (1986)

En 1986, le studio Mac Guff Ligne fait ses premiers pas. L’équipe crée son premier film d’animation 3D, inspiré du tableau Republican Automatons de George Grosz, visible ci-dessous. On imagine que les formes géométriques employées ont favorisé le choix de ce tableau, plus facile à reproduire avec les technologies de l’époque qu’un Dali surréaliste.

Sous la direction d’Annik Hémery (ENO), Mac Guff Ligne va donc retranscrire ce tableau en images de synthèse à l’aide d’Imagix3D, le premier logiciel d’animation 3D français utilisable clés en mains.

Voici le résultat : un petit film avec une mise en scène relativement dynamique, Mac Guff Ligne n’ayant pas hésité à utiliser une caméra très mobile.

Réalisation : Annik Hémery
Réalisation 3D : Martial Vallanchon.
Musique : Daniel Masson, François Qunissac.
Production GIXI IMAGE

On en profitera au passage pour remercier une fois de plus Pierre Hénon pour son travail de conservation de ces archives de la 3D française ; rappelons qu’il a écrit un livre sur les débuts du secteur en France, qu’il nous avait présenté lors d’une interview.

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3 commentaires

Z
zeauro 15 janvier 2021 at 16 h 27 min
Je me demande combien de temps ils avaient pour pondre ça et si ils découvraient le logiciel en le faisant.

Il y a des choix qui ne paraissent pas cohérents.
Pourquoi c’est la fête du slip au niveau des couleurs ? Pourquoi le chapeau melon et les cols des automates sont lisses mais pas leurs têtes et leurs bras ?
C’était probablement une question de coût du temps de rendu. Mais j’aurais probablement plutôt lisser les têtes que les cols.

Il y a clairement une scénarisation avec le bâtiment aux fenêtres cassées, l’espèce de conduit de cheminée, l’engrenage et l’horloge à la fin.
Je n’arrive absolument pas à identifier la grosse masse plantée dans le sol à la fin.
Aujourd’hui, on peut être descendu en flammes pour un rien. Je me demande quel retour, ils pouvaient bien avoir à l’époque pour un truc aussi vaporeux.

Shadows 15 janvier 2021 at 21 h 50 min
Merci @Pierre H pour ces précisions, et à Olivier Emery pour avoir une bonne mémoire malgré les décennies écoulées !

Je crois que ce genre de limitations d’époque feraient un bon exercice en école : "créez une animation mais seule la caméra peut être mobile", ou "vous avez 2j pour faire quelque chose à l’aide de cet outil que vous ne connaissez pas", ça peut être sympa. :)

phicata 16 janvier 2021 at 17 h 22 min
"n’ayant pas hésité à utiliser une caméra très mobile"
Mouais… en même temps c’était le défaut majeur de nombres de productions des débuts de la 3D, un caméra "folle" sans aucune réflexion de découpage cinématographique.
(Et c’est une erreur qu’on à tous commise en débutant).
Puis est arrivé Pixar, qui nous à rappelé qu’une histoire bien racontée est une histoire bien découpée (et qu’en plus cela était au final bien plus gérable au niveau technique)

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