Maya 2019 : quels gains concrets en performances ?

Steven Roselle, spécialiste technique chez Autodesk, a récemment présenté un webinar sur les performances de Maya. En voici la première partie, centrée sur la gestion des fichiers et les interactions. Pour les pressés et les anglophobes, vous trouverez juste en dessous un récapitulatif des principaux chiffres donnés.

L’intérêt de la vidéo réside essentiellement dans les chiffres concrets qu’elle fournit en comparant Maya 2019 à 2018 et 2017.

Ainsi, Autodesk estime avoir gagné de l’ordre de 73% en performance, en moyenne, pour l’ouverture et l’enregistrement de fichiers .ma, .mb, .fbx., entre Maya 2017 et 2019.
Derrière ce chiffre se cache évidemment une certaine disparité : certains points et cas précis ont subi des optimisations conséquentes, tandis que d’autres n’ont que peu évolué. Ainsi, une scène riche en objets s’ouvrira 25% plus vite, mais une scène comportant un nombre important de shaders assignés à des portions d’objets et non à des objets entiers pourra s’ouvrir jusqu’à 7 fois plus rapidement.
Les meshes denses, scènes avec objets masqués et métadonnées font aussi partie des points sur lesquels les équipes Autodesk ont travaillé.

Autre point abordé, la gestion des fichiers en réseau : un point évidemment utile pour les studios. Les gains sont ici énormes, lorsque l’on sauvegarde une scène, entre les versions 2017 et 2019 : jusqu’à 11 fois plus rapide dans un des cas présentés ! L’équivalent d’une petite pause café…
Globalement, les temps de sauvegarde pour les scènes de test passent d’un temps de sauvegarde qui se compte en minutes à des sauvegardes de l’ordre de la trentaine de secondes.

Pour le chargement des textures, Autodesk affirme avoir apporté un gain allant jusqu’à x8 entre les versions 2018 et 2019 : là encore, on peut gagner de précieuses minutes sur certaines scènes.

Un peu plus loin, Steven Roselle s’intéresse aux fichiers FBX. Il semble assez clair ici que l’optimisation, avant Maya 2017, n’était pas au rendez-vous : un asset censé être représentatif d’une cinématique de jeu AAA nécessitait alors plus d’une heure à être traité, alors qu’il peut l’être en quelques minutes désormais…

En ce qui concerne le viewport et les interactions dans la scène, les gains sont certes moins titanesques, mais sans être négligeables pour autant. Sélection d’objets, mise en surbrillance, transparence avec le mode Alpha Cut gagnent entre 50 et 300%.

Une exception : le snapping dans les grosses scènes, lui, est soudain 50 fois plus rapide. De quoi passer d’une fonction à la limite de l’utilisable à un outil interactif.

Au final, la vidéo donne donc une image assez positive des travaux d’optimisation mis en place ces dernières années dans l’équipe Maya. Ce n’est évidemment pas surprenant, venant d’un contenu créé par Autodesk. Reste évidemment à savoir si ces gains se retrouvent aussi au quotidien, et si les cas utilisés sont vraiment représentatifs des fichiers manipulés par les artistes : nous vous laissons le soin d’en discuter dans les commentaires.

On pourra enfin souligner qu’il reste sans doute d’autres points d’amélioration des performances dans les catégories évoquées : on ne peut donc qu’espérer la poursuite des efforts d’Autodesk pour les versions 2020 et suivantes.

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