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Les VFX face au confinement : « Comment je suis devenu super-héros »

Dans le cadre de la SATIS TV, qui se tient cette semaine en ligne, une table ronde a réuni une partie de l’équipe du film Comment je suis devenu super-héros.

Autour de Stephan Faudeux de Génération Numérique, le réalisateur Douglas Attal, le superviseur VFX Cédric Fayolle de Mikros Image, Séverine Cava de Trésor Films qui a dirigé la postproduction VFX, le directeur photo Nicolas Loir.

Mais avant tout, voici le teaser du film :

Paris 2020. Dans une société où les surhommes sont banalisés et parfaitement intégrés, une mystérieuse substance procurant des super-pouvoirs à ceux qui n’en ont pas se répand. Face aux incidents qui se multiplient, les lieutenants Moreau et Schaltzmann sont chargés de l’enquête. Avec l’aide de Monté Carlo et Callista, deux anciens justiciers, ils feront tout pour démanteler le trafic. Mais le passé de Moreau ressurgit, et l’enquête se complique…

Si la table ronde visible ci-dessous n’a malheureusement pas été l’occasion de diffuser un making-of, cette limitation se comprend : en raison du contexte actuel, le film n’est pas encore sorti, et ne devrait être visible qu’en avril 2021.
En revanche, nous avons pu avoir des détails sur les coulisses du film et ses effets visuels. Les plans ont été répartis entre la CGEV (Compagnie Générale des Effets Visuels) et Mikros en fonction des pouvoirs : la CGEV ayant par exemple pris en charge feu, téléportation, vision spéciale. Un choix logique, même s’il a du coup nécessité un travail en duo lorsque des effets gérés par chaque entité étaient visibles dans un même plan.

La postproduction a fait face au confinement du printemps 2020, avec des conséquences diverses. Pour Douglas Attal, le réalisateur, elle a eu l’avantage de permettre de se poser, de prendre le temps de la réflexion. Il disposait de trois intervenants principaux pour les effets visuels : Aurélie Lajoux (superviseuse VFX chez CGEV), Cédric Fayolle pour Mikros, et enfin Alexis Wajsbrot, qui a chapeauté la direction artistique, géré des retours, et plus globalement permis d’unifier le travail.

Du côté de Mikros, une vingtaine de graphistes ont travaillé en télétravail, avec des rendez-vous quotidiens pour gérer l’avancée : sans surprise, Cédric Fayolle souligne que la visio a été un outil majeur. Il nous précise aussi que le projet a créé un enthousiasme notable chez les artistes, d’autant plus qu’il s’agissait d’effets vraiment « visibles », ce qui n’était pas forcément dans leurs habitudes.

En fin de conférence, une digression intéressante a eu lieu sur les écrans LEDs, qui ont des avantages mais bouleversent totalement les plannings habituels. Cédric Fayolle estime que la technique reste coûteuse pour des grands plateaux, mais qu’elle est intéressante, surtout combinée à Unreal. Le moteur est d’ailleurs déjà en usage chez Mikros pour poser les premiers décors et faire quelques essais de caméra ; Cédric Fayolle indique que le machine learning est un autre axe de développement, déjà utilisé sur des foules. Mikros fait par ailleurs de la R&D sur les deep fakes.

Voici enfin, en complément, une interview du réalisateur Douglas Attal.

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2 commentaires

phicata 27 novembre 2020 at 16 h 56 min
Belle photo semble t’il. C’est pas si frequent sur une production "francaise".
Shadows 27 novembre 2020 at 17 h 27 min
@phicata la conférence évoque en partie la photo, d’ailleurs. Ils ont voulu avoir une approche assez "naturaliste" et éviter un color grading trop extrême. A noter aussi, c’est un projet compatible Dolby Cinema, le réalisateur semble d’ailleurs assez content du système.

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