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Jumeaux numériques, acteurs virtuels : 4 visions [SATIS 2021]

Temps de lecture : 3 minutes

Image d’en-tête : exemples de projets d’Eisko.

A l’occasion du SATIS 2021, qui se tenait récemment au Nord de Paris, nous avons pu assister à une table ronde intitulée “Ils sont là ! Jumeaux numériques et acteurs de synthèse“.

Derrière ce titre, Stéphane Singier (responsable de la filière des industries créatives au sein du pôle de compétitivité Cap Digital) a voulu mettre en lumière les clones numériques, qu’il s’agisse de créer des copies d’acteurs ou de décors.
Autour de la table :

  • Jérôme Battistelli, VFX Data Wrangler – 3D Scan chez Monark ;
  • Cédric Guiard, PDG et fondateur d’Eisko ;
  • Rodolphe Chabrier de Mac Guff Ligne ;
  • Gaël Hamon, fondateur et dirigeant d’Art Graphique et Patrimoine.

Voici la conférence, suivie de résumés ou compléments sur les différentes interventions :

Monark, agence du double numérique

Fondée par trois professionnels de l’audiovisuel dont Jérôme Battistelli, Monark se présente comme une agence dédiée à la conception et valorisation de jumeaux numériques, plus spécifiquement pour l’architecture, les sites naturels sensibles et objects remarquables.

Si la volonté de base de l’équipe était de proposer ses prestations aux effets visuels (avec par exemple le scan de décors sur un tournage, ce qui peut être utile pour étendre ce décor numériquement ou pour du tracking), le Covid a changé les plans de Monark. L’équipe a étendu ses marchés, et travaille désormais aussi sur des segments comme la réalité virtuelle, le video mapping. En revanche, Monark reste avant tout une agence visuelle, et n’a pas vocation à s’intéresser à des domaines tels que le BIM ou les projets de type smart city.

L’agence est encore jeune mais a déjà pu travailler sur des projets variés, comme une numérisation de l’Assemblée Nationale et du théâtre Hébertot, ainsi que sur une collaboration avec l’artiste Laurent Grasso autour du Musée d’Orsay.

Art Graphique et Patrimoine : la force de l’expérience

Place ensuite à Gaël Hamon d’Art Graphique et Patrimoine (AGP). Nous avions déjà eu l’occasion d’évoquer plusieurs fois l’entité, qui officie depuis 1994 et se spécialise dans le secteur du patrimoine. Nous vous invitons en particulier à lire ou relire notre interview d’AGP, réalisée en 2019, qui présente en détail l’entreprise.

Eisko, l’human face à son double

Suite à l’intervention d’AGP, Cédric Guiard d’Eisko a présenté le positionnement de sa société. Eisko propose plusieurs services, le plus connu étant la création de doublures numériques par photométrie (une technique différente de la photogrammétrie, mais qui repose également sur la prise de photos). Eisko avance être en mesure de proposer une précision de 25 microns, avec des modèles disposant de matériaux physiques (approche PBR).

En pratique, une heure suffit pour capturer l’apparence d’une personne et son spectre expressif (une vingtaine de blendshapes et de maps de rides d’expression). Une prestation qui coûte environ 5 000€ pour l’apparence seule, 10 à 20 000 si le spectre expressif est aussi nécessaire.

En parallèle de ces services qui ont un certain coût, Eisko a lancé Polywink, une plateforme en ligne qui propose des solutions sous la barre des 1000€, avec :

  • 157 blendshapes générées à la demande à partir d’un modèle de tête envoyé par le client ;
  • du rig facial à la demande, là encore à partir de l’envoi d’une tête 3D par le client et avec 256 blendshapes ;
  • enfin, un système d’animation de personnages à l’aide de l’iPhone X.

Mac Guff, la magie du deep learning

Enfin, Rodolphe Chabrier de Mac Guff Ligne est revenu sur le projet Hôtel du Temps qui sera prochaînement diffusé à la télévision et auquel nous avons consacré un article détaillé.
Pour rappel, l’idée est d’utiliser le deep learning pour faire renaître les visages de célébrités disparues, interviewées par Thierry Ardisson (lui-même rajeuni sur une partie des plans de l’émission).

A terme, Mac Guff compte élargir le spectre des usages du deep learning, notamment pour retoucher des corps complets et non pas uniquement des visages.

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