Grève du 5 décembre : l’intermittence se joindra au mouvement

La CGT Spectacle (Fédération Nationale des Syndicats du spectacle, du cinéma, de l’audiovisuel et de l’action culturelle) a sans surprise annoncé qu’elle se joindrait au mouvement de grève prévu à partir du 5 décembre.

Le communiqué officiel, visible plus bas, réclame une modification de la réforme des retraites actuellement prévue. Il dénonce par ailleurs des “dangers [qui] pèsent sur tout le monde”, et avance que la réforme actuellement prévue “accentuerait les inégalités envers les femmes, les jeunes les moins qualifiés, et pour toutes celles et ceux qui ont connu des « trous » dans leur carrière.”
L’organisme souligne avoir déposé des préavis reconductibles dans les entreprises où il est obligatoire de le faire (France Télévisions).

Rappelons qu’en pratique, pour les entreprises de droit privé (tels que les studios faisant appel à l’intermittence) et en présence d’un appel national, une personne salariée peut faire grève sans préavis. Prévenir son employeur n’est pas obligatoire, il suffit de ne pas se présenter au travail le jour concerné.
Le STJV (Syndicat du secteur du jeu vidéo) a mis en ligne un rappel légal autour de la grève dans le droit privé, qui liste les droits et devoirs des personnes salariées sur ce sujet. En particulier. L’article rappelle que la participation à la grève ne peut entraîner un licenciement, sauf dans des cas précis : si la personne empêche les non grévistes de travailler, ou si elle séquestre/a recours à la violence envers des biens ou personnes. Autre rappel : une personne salariée gréviste n’est évidemment pas rémunérée, et une retenue sur salaire équivalente à la durée de non-travail sera appliquée.

Voici pour finir les communiqués mis en ligne par la CGT Spectacle :

SPECTACLE, CINEMA, AUDIOVISUEL, ACTION CULTURELLE : TOUS EN GREVE LE 5 DECEMBRE. PRÉAVIS RECONDUCTIBLES DÉPOSÉS !

La Cgt Spectacle et ses syndicats appellent à faire grève le 5 décembre sur tous nos lieux de travail et à prendre part aux manifestations interprofessionnelles dans toute la France contre le projet Macron-Delevoye de retraites par points.

Une autre réforme est possible. Au lieu de baisser les futures pensions, il faut les améliorer !

Le gouvernement assure qu’il n’y aura pas de perdants. Pourtant dès que l’on regarde les éléments connus de la réforme, les dangers pèsent sur tout le monde.

Elle accentuerait les inégalités envers les femmes, les jeunes les moins qualifiés, et pour toutes celles et ceux qui ont connu des « trous » dans leur carrière.

Le flou demeure par exemple quant à la prise en compte des périodes de chômage (indemnisées).

Les artistes et les technicien.ne.s intermittent.e.s du spectacle, les autrices et les auteurs, les régimes spéciaux de l’Opéra national de Paris et de la Comédie française sont dans le collimateur. Sans oublier les agents territoriaux que sont nos collègues dans les opéras de région, certains orchestres ou dans les conservatoires.

Devant l’hostilité majoritaire de l’opinion et l’ampleur de la mobilisation annoncée, le gouvernement manie la carotte et la matraque : d’un côté, la répression antisyndicale augmente, de l’autre, il laisse entendre que l’entrée en vigueur de la réforme serait retardée pour ne concerner que les jeunes.

Quel scandale ! Même si cela était vrai, cela justifierait amplement de nous battre pour nos enfants et/ou petits enfants.

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