Montréal

MAJ – Environnement toxique : des ex employés de BUF Montréal témoignent (MAJ : nouveaux témoignages)

Suite à la publication de l’article initial, page précédente, nous avons reçu des témoignages supplémentaires. Les voici ; ils ont été anonymisés à la demande des personnes concernées, mais nous avons évidemment pu vérifier que les personnes ont bien fait partie du studio. Comme vous le verrez, selon le cas, ils viennent compléter, confirmer ou nuancer les autres témoignages.

Témoignage 1 :

Je suis passé par BUF Paris et Montréal, et je n’ai rien à redire sur BUF Paris : le niveau est très largement supérieur à Montréal, en termes d’ambiance, gestion des équipes et valorisation.
Durant mon séjour chez BUF Montréal (qui recouvre la période évoquée par l’article), j’ai vu 5 ou 6 personnes poussées à démissionner en leur proposant des tâches répétitives et sans perspective d’évolution. En ce qui concerne les heures supplémentaires, elles étaient utilisées y compris sur des projets qui selon moi n’en avaient pas besoin.
Le malaise a été rapide en arrivant dans l’entreprise, avec un sentiment permanent d’être jugé et de non-dits ; j’ai notamment pu voir sur l’écran d’une personne (lead) un tableau avec des commentaires sur l’ensemble des infographistes du studio.
Il m’arrivait de partir pour le travail avec la boule au ventre. Arrivé dans les locaux, je sentais ma tension augmenter, tellement j’avais peur de me faire virer.
Enfin, je regrette les salaires équivalents à un SMIC français (même si d’autres studios ont les mêmes pratiques), et la difficulté à s’intégrer à un nouveau studio par la suite, du fait des outils internes éloignés des standards du marché.

Témoignage 2 :

J’ai passé un peu moins de deux ans chez BUF à Paris, il y a une dizaine d’années. Ma situation rejoint celle des témoins.
Il y a beaucoup de choses positives chez BUF, entre le fait de pouvoir se former de façon généraliste, la grande majorité des personnes sur place sont tout à fait normales, et j’ai travaillé avec beaucoup de sup compétents, sympathiques. Mais effectivement si l’on tombait sur le mauvais sup/prod, cela pouvait devenir invivable.
Suite à une plainte de ma part concernant un directeur de production, les RH ont fait remonter le problème mais sans que la plainte ne soit écoutée par le management : on a fait comprendre aux RH que le directeur de production en question était protégé par le superviseur de la prod. Ce superviseur, qui fait partie selon moi des éléments toxiques du studio, est toujours chez BUF.

Comme le dit l’article, ce genre de problème existe ailleurs : chez BUF mais aussi MPC, Scanline, MILL, DNeg, Framestore, on retrouve la présence de superviseurs problématiques ou le mauvais traitement des jeunes.
Il faudrait vraiment pouvoir mettre en place un contre-pouvoir, faire en sorte que les comportements toxiques et dangereux ne puissent plus se faire en toute impunité. Notamment pour éviter des conséquences dramatiques, comme on a pu le voir récemment au Canada.

Témoignage 3 :

J’ai passé plusieurs années chez BUF Paris, mais également un peu chez BUF Montreal, ce qui m’a permis d’avoir une idée de l’ambiance et des pratiques dans les deux bureaux.
J’ai directement vécu ou été témoin d’éléments comme des heures supplémentaires impayées imposées à Paris (plus de 4h/jour tous les jours, menace de mise à pied en cas de refus), les cris réguliers du PDG parisien dans les bureaux, mais surtout sur la hiérarchie et non sur nous les artistes : cela reste cependant inexcusable.

Pour Montréal, je peux confirmer le « clivage » évoqué, très net et qui ne se limite pas à un projet : il est très ancré. De même pour la récupération obligatoire des heures supplémentaires, par opposition à un paiement direct de ces heures (comme signalé dans les commentaires de l’article initial, au Québec ce choix est légalement laissé à l’employé et non à l’employeur contrairement à ce qu’affirme le droit de réponse de BUF).
J’ai aussi pu constater les cris du patron (mais bien réduits par rapport à Paris), de même pour le comportement inacceptable de certains superviseurs envers des artistes. Les superviseurs rabaissants, secs, méchants existent mais ce n’est pas forcement la norme.

Je tiens à nuancer et expliquer le clivage à Montréal. Pour moi, il est lié au fait que de nombreux superviseurs sont français, et de nombreux artistes des juniors locaux, qui manquent parfois de recul du fait de ce manque d’expérience. Il y a donc un double clivage : culture différente, mais aussi choc de générations. Les plaintes sur la qualité et vitesse du travail évoquées dans l’article, que je confirme, sont pour moi issues de ce choc de cultures. Il y a une très grosse différence entre l’attitude des artistes en France et au Québec, ainsi qu’entre le management à la française et à la québecoise.

Plus globalement, il y a effectivement des dérives connues de tous, notamment au niveau du harcèlement moral, mais il ne faut pas oublier l’échelle de l’entreprise : en 35 ans, plus de 2000 personnes ont sans doute travaillé chez BUF.

Pour conclure, il y a donc bien des problèmes chez BUF, liés à des personnes spécifiques. Les responsables en sont en premier lieu, évidemment, les personnes qui harcèlent ou ont ces comportements ; la hiérarchie a déjà su montrer par le passé qu’elle savait prendre en compte les plaintes et remontées, il est donc d’autant plus regrettable qu’elle n’agisse pas aujourd’hui: elle ne peut pas ignorer la réalité de certains problèmes.
Bien que j’aie pu observer les points négatifs cités, ou avoir pu vivre moi-même certaines situations que je ne souhaite pas revivre, j’ai appris énormément à Buf, plus que partout ailleurs.
Ca n’excuse en rien les choses négatives qui s’y passent ou s’y sont passées, et je trouve ça triste de ne pas pouvoir bénéficier de toute l’expérience de la compagnie sans subir cette atmosphère et mentalité.

Plus largement, je pense que cette situation rappelle la nécessité du partage d’informations sur les droits des employés, afin de régler des dérives qui, malheureusement, se retrouvent dans l’ensemble de l’industrie.

Ces témoignages confortent la rédaction 3DVF dans l’idée que parler davantage des droits des personnes employées dans les studios est non seulement souhaitable mais aussi nécessaire.

Nous allons donc, dans les semaines et mois qui viennent, agir en ce sens. Il ne s’agira pas de pointer les dérives les une après les autres dans différents studios, mais plutôt de vous proposer informations et réflexions autour de ces sujets. Afin, nous l’espérons, de participer à l’amélioration de l’industrie dans son ensemble.

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18 commentaires

johan26 22 janvier 2021 at 21 h 37 min
Le droit de réponse du droit de réponse :p
On dirait un conflit générationnel dans cette histoire o_O
Shadows 23 janvier 2021 at 11 h 54 min
@johan26 Ce n’était pas prévu, mais comme indiqué, puisque le droit de réponse du studio consiste en partie à attaquer le sérieux de notre travail, il nous a semblé utile d’apporter quelques compléments…

Au passage, petite mise à jour de l’article, nous avons ajouté une précision : un rappel du fait que nous sommes à l’écoute de nos lectrices et lecteurs, et que nous pouvons être contactés par mail sur contact@3dvf.com, ou via les messages privés de nos comptes sociaux.

B
Bob22 24 janvier 2021 at 9 h 48 min
Bravo et merci pour votre travail sur le sujet en tout cas.
M
MumuVFX 24 janvier 2021 at 14 h 19 min
Je constate que 7 ans après ouverture à Montreal, Buf n’est toujours pas au courant des loi du Quebec.

Je cite Buf:
“La compensation des heures supplémentaires par du repos plutôt que par du salaire est un choix qui appartient à l’employeur.”

Pourtant, d’apres la CNESST (Commission des Normes, de l’Equité, de la Santé et de la Sécurité du Travail):
“Le travailleur peut demander à son employeur de remplacer le paiement de ses heures supplémentaires par un congé. Dans ce cas, le taux et demi est appliqué aux heures de congé plutôt qu’au taux horaire. Pour calculer les heures de congé, il faut multiplier le taux et demi (1,5) par les heures supplémentaires.”
Source: https://www.cnesst.gouv.qc.ca/fr/conditions-travail/salaire-paye/salaire/heures-supplementaires

Pour le reste de l’article, difficile de nier certains points tres évidents et connus à propos de Buf (Paris comme Montreal) mais je suis d’accord que l’article semble être pas mal a charge contre Buf.
Il est important (et un devoir j’estime) d’exposer ce genre de choses, mais soit il faut aller jusqu’au bout et recueillir des témoignages de plusieurs compagnies Montréalaises et d’en faire un vrai article qui dénonce les conditions/comportements du milieu des VFX (en tout cas à Montreal) soit ne pas revendiquer que c’est un article non à charge.

Pour y avoir travaillé, la majorité de ces points soulevés sont vrais, et c’est devenu un peu comme un cancer généralisé: Chaque “gestionnaire” amène son petit lot de comportements pas corrects, le tout cumulé résultant en une mauvaises ambiance de travail.

M
MumuVFX 24 janvier 2021 at 19 h 19 min
Pour aussi citer la loi directement:
“[…], l’employeur peut, à la demande du salarié ou dans les cas prévus par une convention collective ou un décret, remplacer le paiement des heures supplémentaires par un congé payé d’une durée équivalente aux heures supplémentaires effectuées, majorée de 50%.”
Source: http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/showversion/cs/N-1.1?code=se:55&pointInTime=20210106#20210106
JFonk 24 janvier 2021 at 23 h 16 min
Je travaille depuis 5 ans en tant que graphiste chez BUF canada. Après la lecture de cet article, je suis un peu perplexe. Du moins sur la notion de globalité qui semble s’en dégager.
Je conçois très bien que d’anciens collègues aient pu avoir un ressenti négatif suite à leur expérience s’ils en témoignent ainsi; toutefois, je souhaiterais apporter mon témoignage. Je trouve que l’ambiance décrite dans cet article ne reflète en rien mon quotidien. Je travaille avec tout le monde dans cet open space (graphistes, leads, superviseurs, producers, etc…).
Du clivage il n’y en a pas. Il suffit de se lever de sa chaise pour aller voir son sup, un autre graphiste, un prod, le service RH etc… Ça se passe comme ça tous les jours. On fonctionne beaucoup sur l’entraide et tous les niveaux de hiérarchie communiquent entre eux quotidiennement.
Bien-sûr il y a des heures sup’ parfois, mais elles ont toujours été organisées, annoncées et comptabilisées correctement je trouve. J’ai travaillé auparavant dans d’autres secteurs que les vfx (television, boîte de com, événementiel, tournages audiovisuels, freelance etc ..) j’ai toujours connu ces "coups de bourres" car même bien organisé il y a souvent des moments où ça coince. On ne le souhaite pas, il faudrait les éviter, mais ça arrive.
Des cris, des pleurs …non pas tellement. En 5 ans j’ai dû voir 3 ou 4 prises de becs un peu vives, sans plus. Et rien à voir avec du rabaissement ou une volonté d’opprimer.
Bref, je pourrais continuer d’aborder chaque point évoqué dans l’article mais il me paraît plus utile de dire que j’ai constaté que Buf a plusieurs fois traité certaines remontées de problématiques, tensions, incompréhensions etc .. via des réunions regroupant tout le monde, ou les personnes concernées.
Enfin personne n’est parfait que ce soit une entreprise ou un employé. Mais un article comme celui là est vraiment très à charge et cela manque vraiment de justesse et d’équilibre.
Buf est un studio exigeant quant à la qualité du travail et je trouve ça plutôt motivant. Je ne me suis jamais senti opprimé et je n’ai pas le souvenir d’avoir vu des collègues accablés.
On doit faire ses preuves, être curieux, débrouillards, avoir une conscience professionnelle, oser aller vers les autres, être aussi exigeant avec soi même et savoir se remettre en question. C’est valable chez Buf et c’est valable partout. Le monde du travail n’est pas épanouissant en tout temps, apprendre à gérer la pression d’une deadline ça se construit, oser demander de l’aide quand on n’y arrive pas c’est facile et pas du tout mal vu. Pour les jeunes qui commencent je voudrais leur dire qu’il faut de l’exigence et un peu de sueur pour travailler dans ce secteur. Tout n’arrive pas tout cuit. Le début peut être stressant et frustrant mais avec le temps et l’expérience on s’améliore et tout devient plus confortable :).
Voilà, voilà, certains ont témoigné, je voulais aussi donner mon avis puisque j’y travaille.
Shadows 25 janvier 2021 at 0 h 00 min
@JFonk je reposte du coup ici également la réponse que nous avions publiée sous ton commentaire sur Facebook :

Bonjour Julien, merci pour ce témoignage détaillé et ce retour sur l’article.
Effectivement, le vécu de différentes personnes varie au sein d’un même studio, et nous ne doutons pas que des artistes puissent avoir une bonne image de leur travail chez eux. D’ailleurs un des témoins que nous citons explique n’avoir pas subi personnellement les éléments rapportés, mais en avoir juste vu les conséquences sur d’autres.
On peut dresser un parallèle avec d’autres affaires (sans faire de comparaison directe évidemment, chaque cas étant spécifique) : lors de la mise en avant de troubles au sein de Quantic Dream, Ubisoft ou encore Weta, il y a aussi eu des personnes, nombreuses, qui ont pu témoigner n’avoir jamais eu de souci.
Cependant, le fait que des personnes n’aient aucun ressenti négatif ne change malheureusement rien au fait que dans d’autres cas, c’est bel et bien le cas.
Rappelons aussi que l’article porte également sur des éléments très concrets : par exemple la volonté exprimée par le directeur local d’identifier la source d’une remontée interne faite par un système justement censé garantir l’anonymat, qui est un élément loin d’être anodin puisqu’il peut dès lors dissuader les autres employés de faire remonter quoi que ce soit.
Il est d’ailleurs dommage que la réponse du studio n’évoque absolument pas cet élément.

yumfx 25 janvier 2021 at 9 h 08 min
Bonjour,
Je souhaiterai savoir si vous faites des suivis de vos articles, afin de savoir si ce genre d’article est suivi d’actes au sein des studios ou non?
Merci
N
NightElf88 25 janvier 2021 at 10 h 07 min
@JFonk, dis nous, est ce que cette mise à pied du 4 janvier 2021 à Montréal, en recevant un simple mail le jour même, ça rentre dans ce que tu appelles la "communication quotidienne entre tous les niveaux de hiérarchies" ?
K
kin4n 25 janvier 2021 at 10 h 17 min
Buf, l horreur absolue, du moins a paris. C etait deja du grand n importe quoi il y a 15 20 ans. Et toutes les personnes que j ai connu, et qui y sont passes sont unanimes, il faut fuir ce studio. Je ne doute pas du temoignage happy rainbow du commentaire plus haut, mais merde, ca ne vient pas de nulle part, c est 20 ans de pietinement permanent des lois, des etres humains. Il y a des studios comme ca qui ont cette reputation d etre gagnrenes par de mauvais chefs, qui s en foutent royalement des intervenants. Oser dire un truc du genre je paye les heures sup que je te force a faire par du chommage, faut oser.
Shadows 25 janvier 2021 at 11 h 28 min
@yumfx Nous essayons effectivement de faire un suivi, comme on a pu le faire en évoquant, après l’affaire Ubisoft, les évolutions et non-évolutions en interne (annonces de la direction, mise en place par les employés de branches syndicales).
T
tired artist 26 janvier 2021 at 22 h 41 min
Franchement bravo. Autant pour le courage que pour la qualité de l’article. Continuez, ne lâchez rien. En tant que graphiste j’ai l’impression que vous vous battez pour nous et je tiens à vous remercier mille fois.
Maxiriton 31 janvier 2021 at 14 h 46 min
Salut,

Bravo et merci pour votre travail journalistique ! C’est un peu désolant de voir tout ces articles qui sortent depuis quelques mois sur les différents studios. Comme c’est mentionné dans l’article cela montre que c’est un problème diffus dans toute l’industrie, et il est bon de mettre un coup de projecteur sur chacune de ces mauvaises pratiques, sinon on est condamné au statut quo.
La réponse de BUF est tellement absolutiste que pour moi, elle corrobore presque les problèmes évoqués dans l’article !

K
Kreavalt 6 février 2021 at 13 h 26 min
Il est évident, que quand un studio est en tort, avec autant de témoignages autant de personnes qui critiquent le studio, ce n’est pas pour rien. Si certaines personnes n’ont pas été contraint, sous pression, c’est leur problème tant mieux pour eux.

Mais si d’autres ont subi beaucoup de pression de remarques et de critiques et ne se sont pas senti valoriser, Mauvaise gestion, il est clair qu’il y a un souci. Après BUF n’est pas un cas à part d’autres studios dans l’industrie du jeu vidéo et du cinéma et des effets spéciaux ont témoigné depuis 2020.

Il est clair qu’il y a quand même un malaise et un non dit. Malheureusement la seule façon qu’on a de parler et de discuter de cinq sites de parler en témoignage anonyme. Car les menaces de mort les menace de ne plus retrouver un boulot dans l’industrie on n’en parle pas beaucoup mais je pense, qu’il y en a il est pas qu’un peu.

Ça serait sympathique qu’un petit reportage d’une chaîne nationale enquête là-dessus afin de révéler comme ce que 3DVF a fait.

À votre avis pourquoi, il y a autant de personnes qui démissionne qui sont pousser à bout dans un studio ? Dans un studio les gens sont censés bouger, d’un studio à un autre. Si j’étais le patron de cette boîte, je serai le premier à faire le ménage au niveau des Sup, lead, et peut-être même instaurer une nouvelle direction toute fraîche avec des idées nouvelles en respectant au mieux les conditions de travail de chacun dans le respect.

Shadows 9 février 2021 at 20 h 17 min
Mise à jour de l’article : trois nouveaux témoignages page 2, reçus en réaction à la publication.
Par ailleurs, nous avons eu des demandes d’anglophones pour une traduction, l’article est donc aussi disponible en anglais (via le drapeau situé dans la barre en haut de page).
W
fake 9 février 2021 at 23 h 16 min
je n ai jamais travailler a Buf, mais cela fais maintenant 7 ans que je travaille a Montreal et tout cela ce passe dans beaucoup de conpagnies…et souvent cela est lie au projet (lead,sup,client ect….) apres il y a aussi la mentalitee de la compagnie bien sur…j ai deja eu des experiences completement differentes dans la meme compagnie,sur des projets differents.
W
fake 10 février 2021 at 14 h 28 min
il y aussi la culture qui est completement differente…..ca parle francais au quebec mais on est en amerique du nord……c est vraiment different
K
Kreavalt 11 février 2021 at 11 h 36 min
Je pense qu’en France aussi. Il y a des non dits. Dans le cinéma, surtout dans ce domaine la. C’est pas très rose

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