Des « hologrammes » dans les airs grâce à la persistance rétinienne

Il y a quelques années, les pyramides holographiques ont commencé à faire fureur sur les salons : ces systèmes reposent, pour faire simple, sur un écran d’affichage dont la surface est non visible du spectateur et une ou plusieurs surfaces vitrées qui viennent refléter l’affichage. En affichant un objet sur fond noir, le reflet donne l’impression de flotter dans les airs, et on peut même utiliser un quadruple affichage et les faces d’une pyramide pour donner le sentiment de pouvoir tourner autour d’un objet en relief (qui n’est qu’illusion, puisque chaque reflet est bel et bien un plan). Un des spécialistes de cette technique est Holusion, entreprise qui a décliné ce principe sur de nombreux supports de formats et tailles variés : pyramide, pyramide inversée, plan incliné, etc. En somme, des versions modernes du fantôme de Pepper.

Un des produits de la gamme Holusion. La partie supérieure abrite un écran tourné vers le bas qui affiche des images reflétées par chaque côté de la pyramide.

Ces solutions sont intéressantes mais ont évidemment quelques contraintes. Les formes pyramidales, en particulier, demandent un espace au sol et ne sont visibles que par un nombre limité de spectateurs.

Depuis, d’autres techniques sont apparues, reposant sur le principe de la persistance rétinienne : une baguette dont l’extrémité est couverte de LEDs, est fixée sur un support et pivote à grande vitesse ; le tout peut alors afficher une image sur le disque formé par la baguette en pivotant.
Holusion propose d’ailleurs ce type de système, sous le nom Quartz (affichage de 42cm de diamètre) :

Il ne s’agit toujours pas de vrais hologrammes dans le sens où le relief est absent, mais le fameux « effet waouh » tant convoité en marketing est bien là. Et contrairement à un système de réalité augmentée ou virtuelle, pas de casque à enfiler, aucun apprentissage : le résultat est immédiat.

L’entreprise Hypervsn s’est spécialisée entièrement sur ce créneau et propose des produits plus poussés que le Quartz vu plus haut :

  • d’une part, l’Hypervsn Solo, un système à quatre pales et non deux comme pour le Quartz. Le produit se décline en deux tailles allant jusqu’à 75cm et tournant à 670 tours par minute, avec une résolution d’environ 880 pixels (petit format) et 1080 pixels (grand format) ;
  • d’autre part, l’Hypervsn Wall, qui combine 6, 9, 28 ou même davantage de ces unités. En les rapprochant suffisamment et grâce à une rotation synchronisée, on obtient un véritable mur d’affichage flottant.

En pratique, le tout permet d’égayer des façades ou des murs :

Hypervsn accompagne ces systèmes d’un gestionnaire de contenu complet, l’Hypervsn CMS, avec services dans le cloud et contrôle via mobile. Un outil de création 3D dédié est aussi proposé : il se veut très accessible et permet par exemple de convertir des logos 2D en contenu 3D, de créer des messages et étiquettes de prix, d’ajouter des effets prédéfinis, de gérer des vidéos. En voici une démo (vous pouvez aussi tester l’outil en ligne) :

Notez enfin que des accessoires sont proposés (montage d’une hélice au plafond, dômes ou plaques pour protéger une ou plusieurs hélices et éviter tout risque d’accident si le système est placé à une faible hauteur) et que les systèmes à hélice font du bruit, d’autant plus si elles sont nombreuses : un modèle Wall à 6 hélice émet environ 52,8 décibels, un modèles à 28 hélices dépasse les 59 décibels (soit le niveau d’une conversation normale).

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