Le Monstre des Mers
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Critique – Le Monstre des Mers, une épopée marine à la croisée de King Kong et Moby Dick!

Temps de lecture : 3 minutes

Chris Williams est de retour ! Déjà connu pour son travail sur Vaiana, Les Nouveaux Héros ou encore Volt, le réalisateur a dévoilé durant le Festival d’Annecy le film d’animation Le Monstre des Mers (The Sea Beast en VO), désormais visible sur Netflix.
Le long-métrage est produit par le département animation de Netflix et animé chez Sony Pictures Imageworks.

L’avant-première au Festival d’Annecy (photo : Netflix)

Le pitch : dans un monde où de terrifiantes créatures peuplent les océans, les chasseurs de monstres sont vus comme des héros téméraires. L’un d’eux, Jacob Holland, se retrouve avec une alliée inattendue : la jeune Maisie Brumble…

Du très grand spectacle

Disons le tout de suite : The Sea Beast offre du grand spectacle. Chris Williams sait jouer de la mise en scène pour souligner le gigantisme des créatures marines, et les séquences navales sont assez jouissives.
A Annecy, Williams expliquait d’ailleurs qu’il avait voulu s’inspirer de films tels que King Kong, Moby Dick, Master & Commander.

Il est vrai que toutes ces influences se retrouvent assez nettement, accompagnées de références ponctuelles : ici une action empruntée à Mad Max: Fury Road, là un plan qui évoque les Dents de la Mer.

Le moins que l’on puisse dire est donc que les équipes de Sony Pictures Imageworks ont fait du très beau travail, comme à leur habitude. On appréciera également la direction artistique colorée qui colle parfaitement au ton global du film.

Chris Williams au Festival d’Annecy (photo : Netflix)

Est-ce à dire que Le Monstre des Mers est sans défaut ? Pas totalement. Nous lui en trouvons deux : le design du monstre principal, s’il évoque évidemment Moby Dick par son côté très lisse, peut décevoir par rapport aux créatures plus secondaires, bien plus riches en détails. On regrettera aussi un twist scénaristique qui manque d’originalité, et n’est pas sans rappeler (attention, spoiler) une licence phare d’un autre studio mêlant elle aussi des humains et des créatures mythiques.

Pour autant, l’aventure est plaisante, l’humour est là, l’action aussi. Le tout est servi par un travail artistique de qualité et une animation de haute volée. A défaut de révolutionner le film d’aventure, Le Monstre des Mers apporte une fraîcheur bienvenue alors que l’été s’intensifie.
La recette mêlant baroudeurs des mers dignes des grands films de pirates et une relation touchante entre Jacob Holland et Maisie Brumble est efficace et devrait vous séduire. Nous vous conseillons donc d’embarquer à bord et de vous laisser tenter, sur le plus grand écran donc vous disposez afin de rendre justice au travail soigné de Sony Pictures ImageWorks.

Directed by Chris Williams

Produced by Jed Schlanger, p.g.a., Chris Williams, p.g.a.

Screenplay by Chris Williams and Nell Benjamin

Edited by Joyce Arrastia, ACE

Music by Mark Mancina

Line Producer: Steven Schweickart

Head of Story: Owen Chietsu Sullivan

Production Designer: Matthias Lechner

Art Director: Jung Woonyoung

Lead Character Designers: Tony Fucile, Shiyoon Kim

VFX Supervisor: R. Stirling Duguid

Production Managers: Elizabeth Ussery, Jessica Choi

Animation Director: Zach Parrish

Head of Character Animation: Joshua Beveridge

Head of Previsualization: Damon O’Beirne

Casting by Mary Hidalgo

Cast: Karl Urban, Zaris-Angel Hator, Jared Harris, Marianne Jean-Baptiste, Dan Stevens, Kathy Burke, Doon Mackichan, Jim Carter

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2 commentaires

phicata 14 juillet 2022 at 22 h 24 min
Pas encore fini mais c’est vrai qu’il y à plein de trucs remarquables, on regrette même que certains plans superbes ne durent pas plus, quant à l’animation c’est du très haut de gamme, comme le character design (sauf effectivement le monstre rouge qui rappelle Krokmou, et manque de caractère). Mais bon c’est clairement le haut du panier.
phicata 16 juillet 2022 at 18 h 02 min
Effectivement la seconde moitiée du film est bien faible scenaristiquement, les monstres perdent tout mystére, toute la magie s’envole au profit d’un discour trés …dans l"air du temps.

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