James Cameron : plaidoyer pour plus d'images par seconde au cinéma

L’avènement du numérique et la nouvelle vague du relief qui sévit dans les salles obscures ont eu certains effets négatifs. Ils mettent notamment en lumière les limites des techniques de prise de vue traditionnelles, avec capture et projection en 24 images par seconde. Cette fréquence peut parfois donner un effet quasi stroboscopique pour le spectateur, si les conditions de tournage ne permettent pas de créer un motion blur suffisant (ou que le réalisateur tente d’éviter ce dernier).

Problème, dans les films projetés en relief, le phénomène est encore plus présent, donnant un effet saccadé des plus déplaisants.

James Cameron a justement fait entendre sa voix sur le sujet lors du dernier CinemaCon, comme le rapporte Hollywood Reporter. Il explique que pour lui, le temps du 24 images/secondes est révolu : l’avenir serait situé du côté de 48, ou même 60 images/seconde, des fréquences déjà largement répandues dans les retransmissions sportives. Outre la fin des effets stroboscopiques, ces fréquences devraient permettre une sensation d’image et d’action plus nets.

Le choix entre 48 ou 60 images/secondes devra, toujours selon Cameron, être décidé de façon collective ; il affirme ne pas avoir de préférence.
Enfin, le réalisateur d’Avatar a indiqué que si le film en question avait été tourné en 24 images/secondes, c’est que le moment n’était pas encore venu. Mais les deux suites, c’est promis, adopteront une fréquence plus élevée.

Reste à savoir si l’industrie le suivra…

Avatar
Affiche du film Avatar – détail

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