Paris Games Week 2012 ferme ses portes

Paris Games Week 2012, le plus gros salon français consacré au jeu vidéo, a fermé ses portes dimanche soir. L’occasion pour 3DVF de revenir sur l’évènement.

Comme les deux années précédentes, le salon organisé par le SELL (Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs) avait vu les choses en grand. La surface d’exposition était en hausse, et le public a répondu présent : 212 000 visiteurs selon les organisateurs (mais qui correspondent sans doute plutôt au nombre de visites, certains venant plusieurs jours de suite).

Wii U, Assassin’s Creed 3, Medal of Honnor, COD… De nombreuses nouveautés étaient proposées. Pour autant, cette édition était-elle une réussite ? Pas forcément, comme nous allons le voir.

Paris Games Week

Le dimensionnement de certains stands était une fois de plus nettement insuffisant ; attendre plusieurs heures pour jouer quelques minutes seulement aux plus gros blockbusters est un concept qui a frustré de nombreux joueurs. Le problème existe depuis les débuts du salon, et les éditeurs / organisateurs semblent manquer d’idées ou de volonté pour le résoudre. L’utilisation de stands fermés (comme pour Call of Duty : Black Ops 2), empêchant les visiteurs de la queue ou les simples passants de voir les personnes en train de joueur, ne fait qu’augmenter l’exaspération.

Paris Games Week

Un Forum des métiers du jeu vidéo était proposé, et 3DVF en était un partenaire. On regrettera toutefois son positionnement très excentré : si l’avantage était de ne pas avoir de foule ou de bruit, le placer sur un côté du salon le rendait moins visible.

Paris Games Week

Du côté du public, ceux qui ont fait le déplacement ne sont pas vraiment représentatifs du joueur français : le dossier de presse de Paris Games Week nous rappelle en effet que la moyenne d’âge des gamers est de 34 ans, et que la moitié des joueurs sont désormais des joueuses. Pour autant, les visiteurs du salon sont dans leur grosse majorité des adolescents ou jeunes adultes de sexe masculin. Il nous a toutefois semblé que davantage de joueuses avait fait le déplacement par rapport à l’an dernier.

La programmation nous a laissé sur notre faim : en dehors des tournois de jeu vidéo, on ne trouvait guère que des showcase et performances de chanteurs au public assez jeune : finalistes de la Star Academy ou de X-Factor, par exemple.
On regrettera donc l’absence de conférences : on aurait aimé du vrai contenu sur les coulisses de la création des jeux, ou sur les jeux en général, à l’image de ce que peut proposer la StunFest (voir les tables rondes que nous avions relayées en septembre dernier). Comme le résume Gamers.fr, on a le sentiment qu’il s’agit plus d’un salon destiné aux consommateurs qu’aux joueurs.

Paris Games Week

Alors que l’Eurogamer Expo a banni l’emploi des fameuses “babes”, certains éditeurs ont une fois de plus préféré rester sur les “valeurs sûres” : les fameuses nonnes en sous-vêtements de la bande-annonce du jeu Hitman Absolution étaient ainsi présentes en chair et en os.

Ce Paris Games Week s’avère finalement plutôt décevant : malgré un engouement en hausse, le salon peine à résoudre ses problèmes. Entre les queues interminables et les détritus jonchant le sol en fin de journée, l’organisation laisse à désirer. Et le show incessant, qui ne laisse pas de place ou presque aux coulisses et à la culture du jeu vidéo, peine une fois de plus à convaincre un public adulte.

Paris Games Week

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