SNJV : Réferentiel des métiers et salaires dans le Jeu Vidéo

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SNJV

Le SNJV (Syndicat National du Jeu Vidéo), en partenariat avec OPCALIA et avec le soutien de Capital Games, annonce la publication d’un document de référence sur les métiers et salaires du jeu vidéo en France. Une initiative qu’il convient de saluer.

L’objectif : établir une étude nationale sur le secteur, fort de 250 entreprises de production en France, soit 5 000 emplois directs et 10 000 emplois indirects. Le SNJV entendait également donner une meilleure visibilité sur la filière et mettre en avant les entreprises qui en font partie, dont celles adhérentes du SNJV.

Pour l’occasion, un film de présentation de 17 minutes a été réalisé ; on y trouvera des sociétés comme Quantic Dream, 3DDuo, Ankama, Arkane Studio…

Le référentiel des métiers porte sur 28 professions spécifiques répartis en cinq familles : Design, Management, Image, Technologie, Transverse. On y trouvera un descriptif détaillé des métiers avec leur position dans l’organisation d’un studio, leurs activités principales, les compétences requises, la formation nécessaire ou encore la fourchette de rémunération, mais aussi les tendances d’avenir de chaque métier. Un travail fouillé et détaillé.
La version synthétique du référentiel, elle, propose une version très résumée de chaque métier.

L’étude sur l’emploi et les rémunérations, de son côté, donne un point de vue détaillé du secteur. 240 entreprises ont été ciblées, avec un taux de réponse de 42%. L’enquête a été réalisée entre mars et juillet 2012. Les entreprises ayant effectivement répondu ne sont pas listées, sans doute en partie parce que les réponses dévoilent des informations stratégiques sur le plan de la concurrence.

Voici une partie des informations que l’on y trouve :
Sans surprise l’Ile de France concentre l’essentiel des sociétés (57%) contre seulement 10% environ pour Rhône-Alpes, le Languedoc-Roussillon ou le Nord-Pas-De-Calais. Un tiers des entreprises ont moins de deux ans d’ancienneté, mais on constate tout de même que le secteur parvient à une certaine pérennité (27% ont plus de 10 ans). Les studios de développement forment une majorité écrasante de ces entreprises. Seul 1/3 des entreprises du secteur déclare un CA supérieur au million d’euros, et la moitié comptent moins de 10 salariés.

On constate une nette évolution vers la dématérialisation : seules 7% des sociétés exploitent uniquement le marché physique, et la moitié se positionnent exclusivement sur le dématérialisé.

En ce qui concerne la rémunération, le document revient sur le salaire fixe mais aussi sur les primes et l’intéressement, ce dernier étant plutôt rare (18% des entreprises seulement). 22% n’offrent aucun avantage en nature (remboursement des frais, mutuelle, tickets restaurant, téléphone…).
Les congés correspondent le plus souvent aux 5 semaines légales (71% des entreprises), et leur durée est indépendante de la taille de l’entreprise.

Enfin, en ce qui concerne les salaires proprement dits, on trouvera dans les documents des fourchettes et les extrêmes constatés pour chaque métier. Il ressort surtout qu’un même métier sera associé à une rémunération très variable ; la diversité de la taille et des revenus des studios est évidemment un facteur important.

Le grand regret de cette enquête : la question de l’utilisation des stagiaires, totalement passée sous silence.

Bien entendu, l’évolution du marché fait que cette étude n’est pas destinée à être figée : le SNJV semble bien décidé à renouveler régulièrement l’enquête.

Voici les trois documents :
– Le référentiel complet (fichier pdf, 54 pages).
– Une version synthétique (fichier pdf, 14 pages) de ce référentiel.
– L’étude sur l’emploi et les rémunérations (fichier pdf, 53 pages).

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