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Framestore : sans subventions, 50% de VFX en moins à Londres ?

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Wired a mis en ligne un article sur une table ronde ayant eu lieu le 27 septembre à Londres, dans le cadre de la préparation du VFX Festival qui se déroule actuellement à Londres. L’occasion pour les studios présents (The Mill, Cinesite, Framestore, Double negative) de faire le point sur l’état du marché au Royaume-Uni.

VFX Festival

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le secteur se porte bien : à leur niveau de croissance actuel, les VFX devraient générer pas moins de 600 millions de Livres (plus de 740 millions d’euros) en Grande-Bretagne dès 2014.
Si les studios ont profité de l’évènement pour mettre en avant le talent des entreprises situées outre-Manche, ainsi que les nombreux emplois générés, Wired a noté une remarque intéressante de William Sargent, dirigeant de Framestore. Pour lui, les crédits d’impôts actuels accordés au secteur du cinéma et du VFX sont un moteur essentiel. Il a déclaré que sans eux, 50 à 75% de films en moins viendraient en Grande-Bretagne pour leurs VFX. Notons qu’Ed Vaizey, Ministre de la culture, des communications et des industries créatives se trouvait aussi dans la salle ; il est justement responsable du programme de subventions.

Le propos de William Sargent a bien évidemment relayé par le blogueur VFX Soldier. Ce dernier se bat ouvertement contre le système de subventions qui, pour lui, se traduit par une course sans fin vers le bas dans le secteur VFX. Il met en parallèle cette déclaration avec des propos du CEO d’Animal Logic, qui au moment du rachat de Fuel VFX indiquait à quel point les subventions étaient essentielles à la compétitivité des studios. Il rappelle également que Rythm & Hues avait indiqué pouvoir répondre à des appels d’offre avec ses employés californiens, mais que les producteurs voulaient que le travail soit fait à Vancouver pour bénéficier de larges subventions.

En clair, pour VFX Soldier le problème de l’industrie des effets visuels est qu’elle est de plus en plus régie par les crédits d’impôts et subventions, qui sont des appels de phare auxquels les producteurs de films ne résistent pas. Le talent des studios respectifs en devient parfois secondaire…

Dans les commentaires de l’article, le vétéran du secteur Scott Squires souligne au passage que bien des studios sont déficitaires dans les marchés qui bénéficient justement d’aides gouvernementales, pointant du doigt que l’intérêt pour les contribuables est faible. Sans compter que pour lui, les subventions ne font que déplacer les emplois du secteur, sans vraiment en créer. Il partage donc clairement l’avis de VFX Soldier, et se prononce en défaveur de ces aides.

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