Sony Pictures Imageworks quitte le Nouveau-Mexique

Sony Pictures Imageworks

Sony Pictures Imageworks annonce qu’il quitte le Nouveau-Mexique, nous apprend Bizjournals. La branche située à Albuquerque avait ouvert en 2007, et était le plus gros studio de postproduction de tout l’Etat. Les équipes avaient notamment travaillé sur Je suis une Légende, Green Lantern, Les Schtroumpfs, Men in Black 3 ou encore The Amazing Spider-Man.

Sony Pictures Imageworks s’était installé à Albuquerque dans le cadre une stratégie mondiale visant à profiter des avantages fiscaux régionaux et talents locaux.
Initialement, le studio du Nouveau-mexique était voué à un avenir radieux et une croissance rapide, mais la crise a contrecarré ce ciel sans nuage. Entre deux productions, les employés cherchent à se faire embaucher dans d’autres studios, ce qui est impossible s’il n’y en a pas autour… Certains artistes auraient donc fui la région, ou décidé de ne pas s’y installer. De 100 artistes à son apogée, le studio n’en compte plus que 60.

Toujours selon Sony Pictures Imageworks, cité par Bizjournals, la moitié des artistes quitteront leur poste de façon classique, à la fin de leur contrat actuel ; l’autre moitié se verra proposer des postes à Culver City (près de Los-Angeles) ou à Vancouver, selon les besoins de production.

Les locaux d’Albuquerque sont loués jusqu’en juillet ; il reste donc quelques mois à Sony Pictures Imageworks et aux artistes pour préparer leur départ.

VFX Soldier, de son côté, en profite pour commenter l’annonce et fustiger comme à son habitude la guerre d’avantages fiscaux que se livrent les Etats. Il souligne que l’idée que les studios vont ou doivent aller vers des sites peu chers est fausse : Imageworks a ouvert une branche en inde il y a 5 ans, Rythm & Hues a un studio à Mumbai depuis 11 ans, et il y a pourtant encore de nombreux artistes en Californie, sans compter que de nombreux studios vont à Vancouver, qui est loin d’être la localisation la plus intéressante financièrement, à l’heure actuelle. Il souligne la force que représente la concentration géographique des talents, qui permet de créer un film ou un jeu de A à Z au même endroit (et permet aussi, même s’il ne l’évoque pas, de faciliter la vie des artistes, qui peuvent facilement passer d’un poste à l’autre).

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