Royal Corgi : un film d’animation canin chez nWave Pictures, à voir en avril

Royal Corgi

Découvrez la bande-annonce de Royal Corgi, le prochain film venu des studios belges nWave Pictures (Bigfoot Junior, Robinson Crusoé, African Safari, Le Voyage extraordinaire de Samy).

Réalisé par Ben Stassen et Vincent Kesteloot, ce film d’animation met en scène un chien, le corgi préféré de la Reine Elisabeth II :

Depuis son arrivée à Buckingham, Rex mène la vie de palace. Royal favori, il a supplanté les trois autres Corgis dans le coeur de Sa Majesté. Son arrogance hérisse le poil de certains. Lorsqu’il provoque une catastrophe lors d’un dîner officiel avec le Président américain, c’est la disgrâce.
Trahi par l’un de ses pairs, Rex se retrouve chien errant dans les rues de Londres. Comment peut-il reconquérir sa panière ? Les dangers qu’il affronte et l’amour qui pointe le bout de sa truffe vont l’obliger à se dépasser…

Royal Corgi

Une longue gestation

Ce projet est issu d’un scénario datant de 2002 et issu de l’imagination de Johnny Smith et Rob Sprackling initialement vendu à Montecito. Après avoir dormi dans un placard, il est finalement racheté en 2016 par Ben Stassen, puis retravaillé. L’équipe explique avoir volontairement attendu les élections américaines afin de finir le premier acte : c’est donc finalement Donald Trump qui joue le rôle central dans l’élément perturbateur.
Vincent Kesteloot, de son côté, travaille avec Ben Stassen depuis Sammy 2. En pratique, le premier s’occupait de gérer le projet au quotidien et les détails, tandis que Ben Stassen a géré la vue d’ensemble du projet.

Il s’agira du neuvième film d’animation du studio depuis son entrée dans ce marché en 2008. Le budget du projet est a priori dans la lignée des autres longs-métrages de nWave, qui oscillent entre 17 et 20 millions d’euros.

Un scénario revu et corrigé

Ben Stassen précise que ce type de montant génère des contraintes sur le scénario : par exemple, le dîner entre Trump et Elisabeth II était initialement une réception digne d’une rencontre entre deux Etats. En faire un repas plus intimiste a permis de réduire les frais de manière sensible. Ce type d’économie s’est retrouvé sur d’autres séquences du film, notamment dans des scènes en extérieur ou pour les personnages (les 4 corgis de la reine étaient au départ 6).
Cela n’a pas empêché pour autant nWave Pictures de travailler sur le réalisme d’autres aspects du film : le studio avance par exemple avoir opté pour un traitement fidèle de Buckingham Palace, avec de nombreuses références visuelles et des intérieurs directement liés à de vraies sections du palais.

Royal Corgi

D’autres points d’évolution du scénario ont concerné des aspects qui auraient pu porter préjudice à la diffusion du film : Vincent Kesteloot et Ben Stassen expliquent ainsi que si certains artistes de l’équipe d’animation souhaitaient renforcer les combats entre chiens prévus dans une séquence, ils ont préféré transformer cette lutte en course-poursuite. Ce choix avait plusieurs avantages : d’une part, il collait mieux avec l’esprit des films du studio, et d’autre part il permettait d’éviter d’éventuelles censures dans certains pays, ce qui était déjà arrivé par le passé (Sammy 2 a été modifié sur certains marché car considéré comme trop violent… Et car un baiser entre tortues posait problème dans un pays).

Rex, un corgi pas comme les autres

En ce qui concerne les personnages, Vincent Kesteloot explique que le traitement de Rex n’a pas été simple : il s’agit au départ d’un chien privilégié et arrogant, ce qui peut rapidement susciter l’animosité du public. L’objectif a donc été de conserver ce défaut mais sans pour autant provoquer un rejet en bloc, ce qui a nécessité d’ajuster précisément le travail sur la voix.

Royal Corgi
A droite, Wanda

De nombreux compagnons de route

Outre Rex, plusieurs chiens occupent une place centrale dans le film :
– Jack, un Jack Russel Terrier visible dès la 9ème seconde de la bande-annonce qui deviendra l’allié de Rex ;
– Wanda, issue de la race des lévriers persans, incarnera une chienne « reine de l’underground londonien » canin ;
– Charlie, un autre corgi de la Reine qui profite du faux-pas de Rex pour prendre la place de Rex en tant que favori et l’éjecter du palais ;

Royal Corgi
Mitzy et les Trump

– Mitzy, présentée par le dossier de presse comme « maquillée comme un camion volé » et « celle que vous allez adorer détester » : son traitement ne sera peut-être donc pas d’une grande subtilité. Elevée par le couple Donald et Invanka Trump, elle en a semble-t-il acquis certains traits de personnalités et cherchera à acquérir du pouvoir dans le palais ;
– Tyson, enfin, un pitbull qui arbitre les duels de chiens à Londres.

Royal Corgi sortira dans les salles françaises le 10 avril. Les voix françaises sont assurées par Guillaume Gallienne (Rex), Franck Gastambide (Jack) et Shy’M (Wanda).

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