Carnage chez les Puppets : comment effets visuels et motion capture peuvent compléter des marionnettes

Carnage chez les puppets

A lire chez VFX Voice, le magazine de la Visual Effects Society, un retour sur les effets du film Carnage chez les Puppets.

Ce long-métrage destiné à un public adulte met en scène un monde où humains et marionnettes cohabitent, et son pitch évoque Qui veut la peau de Roger Rabbit : deux détectives, une humaine et une marionnette, vont devoir s’allier pour découvrir qui assassine les anciens acteurs d’une émission de marionnettes à succès.

Malgré l’utilisation de marionnettes, l’équipe du film n’a pas laissé de côté les effets visuels. L’interview de Sam Nicholson (superviseur VFX chez Stargate Studios) nous apprend qu’au contraire, ces derniers ont eu une importance majeure.
Le choix a été fait d’effacer les marionnettistes en post-production, afin de moins contraindre ces derniers : pas besoin pour eux de se contorsionner ou d’être allongés au sol, ils pouvaient adopter des poses plus naturelles et donc donner le meilleur d’eux-mêmes. Pour faciliter la postproduction, les marionnettistes portaient souvent des tenues vertes quasi intégrales.
Autre point technique : l’utilisation de motion control pour filmer une scène de foule, avec d’un côté une scène réelle tournée à Santa Monica et de l’autre un tournage sur fond vert avec un mouvement de caméra identique.
Sam Nicholson
évoque également l’usage de photogrammétrie, mais aussi… De motion capture sur des marionnettes, à l’aide de capteurs Xsens (qui reposent sur une technique de localisation par accéléromètres et non via des marqueurs/caméras dédiées).

Prévu pour le 19 septembre en France, Carnage chez les Puppets est réalisé par Brian Henson. Il dirige avec sa soeur Lisa Henson la Jim Henson Company depuis le décès de leur père, la légende Jim Henson.

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