FstormRender de retour : Andrey Kozlov clame sa victoire, OTOY réagit (MAJ)

FStormRender

Mise à jour du 10 juillet : le cabinet Lavely & Singer, conseil juridique d’Otoy, nous a donné quelques précisions sur le point de vue d’Otoy.
Les avocats d’Otoy soulignent que si l’affaire a passé le stade de l’appel, la cour de cassation doit encore statuer. Ils ne manquent pas également de rappeler la plainte en Nouvelle-Zélande, qui avait abouti à la condamnation d’Andrey Kozlov.
Les avocats d’Otoy indiquent que leur client souhaite obtenir un renversement du jugement russe au vu de ce qu’ils décrivent comme des « preuves accablantes » de violation de la propriété intellectuelle d’Otoy.
Otoy ne compte donc pas en rester là.

Voici le communiqué complet :

OTOY is proceeding with all of its appellate rights, as the ruling from the Russian court last month is still subject to review by the Court of Cassation. In the meantime, the only final judgment in this matter is the one issued by the New Zealand High Court in 2017 whereby the Court entered a permanent injunction against Mr. Kozlov and ordered him to pay exemplary damages for infringing upon OTOY’s copyrights in and to Octane Render. Accordingly, OTOY is seeking reversal of the Moscow City Court’s ruling based on the overwhelming evidence of infringement, including the testimony of an independent expert witness who compared the two software programs and found substantial evidence proving that FStorm was unlawfully copied from Octane Render.

Publication initiale le 4 juillet 2018.

Nous avions évoqué l’an passé la situation tendue entre l’éditeur Otoy (à l’origine du moteur de rendu Octane Render) et Andrey Kozlov, ancien employé qui avait par la suite développé son propre moteur pour 3ds Max, FStormRender.
Otoy accusait en substance Andrey Kozlov d’avoir copié le code et les technologies d’Octane pour créer son outil, et l’avait assigné en justice, devant la justice de Nouvelle-Zélande mais aussi côté russe.

Et justement, la Russie a rendu son verdict : Andrey Kozlov annonce fièrement avoir remporté la bataille en appel,  document (en anglais) à l’appui. Il avance que les experts ont balayé les arguments d’Otoy, notamment car l’éditeur n’a donné accès qu’à une infime partie de son code source (« principalement du SDK 3ds Max », selon Kozlov).
Enfin, Andrey Kozlov enfonce le clou avec une certaine jubilation. Selon lui, Jules Urbach (PDG d’Otoy) « ne peut se résoudre à accepter qu’un développeur solo puisse faire un meilleur travail que sa société multimillionnaire ». Il l’accuse d’avoir « menti partout, sur Facebook, aux utilisateurs, au tribunal ».
Le moins que l’on puisse dire est que le propos est loin de faire dans la sobriété.

Conséquence immédiate de la décision de justice : le site officiel FStormRender est débloqué, et il est à nouveau possible d’acheter et télécharger le moteur de rendu.

Nous avons demandé à Andrey Kozlov s’il restait une possibilité d’appel pour Otoy, et si la plainte en Nouvelle-Zélande pouvait avoir des conséquences (la justice locale avait donné raison à Otoy fin 2017).
Ce dernier nous a répondu qu’Otoy « peut essayer de faire appel, mais avec zéro chances [de réussir] ». L’affaire en Nouvelle-Zélande « n’a aucun pouvoir », nous a-t-il affirmé, « sauf pour les utilisateurs de Nouvelle-Zélande ». Avant de conclure que « d’une manière générale, il n’y a plus de menace envers FStormRender ».

Otoy n’a pour le moment pas commenté la nouvelle. Le PDG Jules Urbach, qui en novembre avait publié un long article suite à la victoire en Nouvelle-Zélande, n’a pas non plus réagi.

FStormRender
Ci-dessus : rendus réalisés à l’aide de FStormRender

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