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Star Wars Battlefront II : face aux joueurs, EA suspend les micro-transactions

Star Wars Battlefront II

Depuis quelques jours, de nombreuses personnes ayant acheté le nouveau Star Wars Battlefront II protestaient contre le système de micro-transaction du jeu. Electronic Arts vient de le supprimer temporairement.

Revenons en arrière : suite de Star Wars Battlefront, ce Battlefront II est pour rappel un jeu de tir situé dans l’univers Star Wars. S’il possède une campagne solo (assez courte), c’est le multijoueurs qui est au coeur du titre, mais aussi de son modèle économique.
En effet, en plus du prix d’achat (identique à celui des autres gros jeux de la fin d’année), Electronic Arts a cru bon de demander aux studios de développement (EA Dice, Criterion Games et Motive Studios) d’injecter un système de « loot boxes » avec possibilité d’achats pour progresser plus vite.

Ce système pose plusieurs problèmes. Le titre s’apparente du coup à du pay-to-win : en dépensant assez d’argent, on peut disposer d’un avantage significatif en mode multijoueurs, avec une avance que les personnes ne dépensant pas plus que l’achat initial mettront des semaines ou des mois à compenser. Le système de micro-transactions est par ailleurs rappelé très fréquemment durant le jeu, un procédé jusqu’ici plutôt présent sur les applications mobiles gratuites que sur des titres à 50 ou 60€.
Enfin, le système de coffres, les fameuses loot boxes, comporte une part d’aléatoire. Acheter ces bonus se rapproche donc fortement du concept de jeu de hasard, à tel point que la Belgique et les Pays-Bas se penchent désormais sur le sujet. A la clé, un risque réel d’amende ou d’interdiction de vente si la justice de ces pays confirme y voir une forme de jeu d’argent.

Ce matin, Electronic Arts a finalement décidé d’éteindre tant bien que mal l’incendie, en retirant purement et simplement les micro-transactions :



Comme indiqué par EA, ce retrait est temporaire : l’éditeur n’abandonne donc pas son concept, mais souhaite plutôt paufiner certains points. C’est donc moins la justice belge et néerlandaise que les réactions du grand public qui causent cette annonce.

Si la nouvelle est un pas dans la bonne direction, les excuses d’EA ne peuvent que laisser dubitatif. L’éditeur explique « avoir entendu les inquiétudes concernant de potentiels avantages injustes » donnés par les micro-transactions, et explique face aux reproches que « ce n’était pas son intention ».
Or, en insérant des avantages concrets dans les micro-transactions, EA savait forcément qu’il en résulterait un déséquilibre lié aux dépenses des joueuses et joueurs. Avancer l’inverse dans le communiqué revient à nier l’existence de game designers au sein des studios ayant participé au développement.

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