MPC

Le studio MPC nous propose quelques images de son travail sur le film Blade Runner 2049, de Denis Villeneuve.

Sous la direction du Production VFX Supervisor John Nelson, l’équipe d’artistes de MPC menée par le VFX Supervisor Richard Clegg, a créé une doublure numérique de Rachel, la célèbre réplicante du film de 1982.
MPC explique q’un des défis majeurs a été la modélisation de la tête. Les artistes sont partis d’un scan 3D du visage actuel de l’actrice d’origine, Sean Young, réalisé avec DI4D PRO System dans un Light Stage. Ce modèle a servi de référence pour modéliser un crâne anatomiquement correct : l’apparence du crâne évolue peu en 30 ans, contrairement au visage lui-même. De quoi avoir une bonne base pour les proportions du visage, et notamment la mâchoire, la partie osseuse du nez, les pommettes.

Les artistes ont ensuite peu à peu recréé le visage de 1982 de l’actrice Sean Young, en le plaçant dans les plans d’origine du film pour vérifier le résultat. Un travail délicat : profondeur de champ réduite et éclairage façon film noir sont loin d’être les conditions idéales pour avoir de bonnes références.
Une fois le visage finalisé, restait à mettre en place les cheveux et textures. MPC a évidemment employé son outil de grooming interne, Furtility. L’objectif était ici de reproduire la coiffure de la scène d’introduction de Rachel dans le film de Ridley Scott.

Pour tester le réalisme du résultat, MPC a composité et animé le visage virtuel dans trois plans de 1982, avant de demander à l’équipe du film de distinguer les versions avec doublure des versions d’origine. Le test s’est avéré être difficile : un signe positif montrant que le travail accompli allait dans la bonne direction, pour MPC.

Restait enfin à utiliser ce visage dans le film : une doublure jouait Rachel face à Harrison Ford, et MPC a remplacé ce visage avec leur modèle 3D. Des caméras témoins étaient placées sur le plateau pour pouvoir obtenir une animation précise du corps (par roto-animation) et avoir de bonnes références lumière.
Toujours sur le tournage, de la vidéogrammétrie (équivalent de la photogrammétrie mais en vidéo) a été employée, avec un rig DI4D de Dimensional Imaging. Le kit de capture FACS de MPC a également été utilisé pour numériser des expressions et poses.
MPC précise que la vidéogrammétrie n’a pas servi à animer le visage directement : elle a plutôt servi de référence pour un processus d’animation manuel. L’intérêt de cette approche, une plus grande flexibilité et la possibilité de se plier aux demandes du réalisateur.

Dernier point : MPC profite de ce projet pour révéler l’existence de Shadow Lab, une entité interne de R&D qui développe des nouvelles technologies, dont des humains numériques.

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