Vivendi évoque l’acquisition d’un acteur majeur du secteur du jeu, sans fixation sur Ubisoft

Ubisoft

Le Figaro a interviewé Stéphane Roussel, PDG de Gameloft et membre du Directoire de Vivendi.
Au sein de l’article (accessible sur abonnement), Stéphane Roussel réaffirme la volonté de Vivendi « d’accélérer dans le jeu vidéo et d’en faire rapidement un deuxième pillier après la musique, avec Universal ». Il souligne que Gamelfot n’a pas la taille suffisante pour cette ambition, et qu’une acquisition s’impose.
De quoi relancer les hostilités envers Ubisoft, sachant que Vivendi possède déjà 27% des parts du groupe ? Oui et non. Pour Stéphane Roussel, « Le plus naturel serait d’accélérer avec Ubisoft », mais Vivendi a « des discussions avec d’autres acteurs ».

Reuters, de son côté, cite plusieurs analystes qui avancent que pour convaincre l’ensemble des actionnaires de revendre leurs parts, Vivendi devrait proposer une prime de rachat de l’ordre de 30% par rapport à la valeur boursière.
Une telle offre valoriserait Ubisoft à hauteur de 7,4 milliards d’euros (contre 5,7 en cours de bourse) et nécessiterait pour Vivendi de sortir 5,4 milliards de dollars de son portefeuille.

Challenges, enfin, évoque la riposte de la famille Guillemot, qui a annoncé avoir franchi à la hausse « le 23 juin dernier le seuil de 20% des droits de vote d’Ubisoft et détenir 13,57% du capital et 20,02% des droits de vote de la société ». Une volonté de se renforcer alors que la prochaine assemblée générale d’Ubisoft est prévue pour le mois de septembre.

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