PIDS 2017 : retour sur les effets de Seuls, avec Mathematic

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L’équipe de Mathematic (le CEO/fondateur Guillaume Marien, le VFX Supervisor Fabrice Lagayette et le VFX/CG Supervisor Julien Lambert) a profité du PIDS 2017 pour présenter les effets de Seuls, qui sort aujourd’hui au cinéma.

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Julien Lambert, VFX/CG Supervisor chez mathematic, lors du PIDS 2017

Adapté de la BD du même nom, le film est réalisé par David Moreau. Il met en scène une bande d’adolescents qui doivent faire face à un évènement étonnant :

Leïla, 16 ans, se réveille en retard comme tous les matins. Sauf qu’aujourd’hui, il n’y a personne pour la presser. Où sont ses parents? Elle prend son vélo et traverse son quartier, vide. Tout le monde a disparu. Se pensant l’unique survivante d’une catastrophe inexpliquée, elle finit par croiser quatre autres jeunes: Dodji, Yvan, Camille et Terry. Ensemble, ils vont tenter de comprendre ce qui est arrivé, apprendre à survivre dans leur monde devenu hostile…
Mais sont-ils vraiment seuls?

Avant d’entrer dans le vif du sujet, voici la bande-annonce, si vous ne l’avez pas déjà vue :

Mathematic a truqué environ 430 plans, ce qui en fait le premier gros projet cinéma du studio.
Une part importante du travail a consisté à gérer le brouillard, visible dans la bande-annonce et présent dans 80 plans. La consigne était d’en faire un véritable personnage et non un effet météo classique. Un gros travail de recherche a donc été mis en place : apparence, couleur, vitesse, comportement… L’équipe de Mathematic nous a montré une partie de ses essais.

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Fabrice Lagayette, VFX Supervisor chez Mathematic, lors du PIDS 2017

Une autre portion du projet nécessitait de reprendre certains décors réels (comme un hôtel de luxe), d’en créer d’autres de toutes pièces. La volonté du client était de rendre la ville de Paris et ses alentours méconnaissables.
Le travail a été d’autant plus délicat que les conditions de tournage n’étaient pas idéales. Impossible par exemple de bloquer une autoroute assez longtemps pour installer correctement un fond vert. Un gros travail de rotoscopie et nettoyage a donc été nécessaire.

Toujours dans la liste des défis, la gestion de la cohérence spatiale : comme les protagonistes se déplacent, un plan de la ville fictive a été créé pour que les extensions et décors virtuels soient conçus de façon logique. A noter d’ailleurs : les plans aériens lors des déplacements en véhicule sont virtuels, tout simplement parce qu’obtenir les autorisations pour un survol aurait été trop complexe.

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D’autres difficultés ont été évoquées par l’équipe, comme l’utilisation d’un fourgon blindé, le plan vigipirate renforcé qui a perturbé le tournage, …

Mathematic nous a présenté différentes photos de plateau, ainsi qu’un making-of qui n’est pas encore en ligne. L’occasion de découvrir quelques astuces, comme un fond vert « mobile » : sur un plan nécessitant une extension de décor, le fond vert était trop petit pour couvrir l’ensemble du déplacement d’un personnage féminin. Or, il était indispensable pour faciliter le détourage de ses cheveux. L’équipe a donc porté un fond vert en se déplaçant à côté de l’actrice.

L’équipe de Mathematic a été impliquée très en amont sur le projet, dès la préproduction. Au total, 8 mois de travail ont été nécessaires, dont 4 en exécution.

Nous passerons sous silence quelques points évoqués durant la conférence mais qui risqueraient de gâcher la surprise. Nous vous invitons toutefois, si vous comptez voir Seuls voir au cinéma, à rester durant le générique de fin. Celui-ci adopte un parti pris graphique original : des passes utilisées pour les effets (en particulier, le brouillard) ont été modifiées pour le créer.

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Guillaume Marien de Mathematic, au PIDS 2017

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