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Pacte anti-concurrence : Disney, Pixar et Lucasfilm signent un accord à 100 millions de dollars

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L’affaire du pacte anti-concurrence se poursuit et va arriver à son terme. De nouveaux groupes ont finalement préféré jeter l’éponge et passer un accord avec les plaignants : Disney, Pixar, Lucasfilm. Two Pic MC (anciennement ImageMovers) fait aussi partie de l’accord.
Résultat : le groupe Disney versera pas moins de 100 millions de dollars.

Rappelons brièvement les faits : une class-action avait été lancée en 2014 contre Pixar, Disney, Sony, DreamWorks Animation, LucasFilm et d’autres sociétés par d’anciens employés.
Les studios étaient accusés d’avoir violé la loi en mettant en place un pacte destiné à maintenir les salaires des artistes à un niveau artificiellement bas, via divers moyens : par exemple, le refus d’enchérir lors de l’embauche d’un artiste par un autre studio. Ce type de pacte est évidemment totalement illégal.
Les plaignants réclamaient donc une compensation, destinée à combler le manque à gagner des artistes sur la période 2004-2010, 2005-2010 ou 2007-2010 selon les studios.

Les accusés avaient plié les uns après les autres, avec des accords mettant fin aux poursuites en échange d’une compensation financière : 13 millions de dollars pour Sony, 5,95 millions pour Blue Sky, 50 millions pour DreamWorks Animation. Ce dernier accord, annoncé en octobre, a été validé par la justice en janvier.

Cette fois, c’est donc au groupe Disney et de ses diverses branches de s’avouer vaincus. Selon les termes de l’accord, 100 millions de dollars seront versés au fond destiné à indemniser les artistes lésés.
Selon Variety, une audience est prévue le 9 mars prochain pour que la justice puisse entériner cet accord.

Après validation, le montant global des accords s’élèvera donc à 170 millions de dollars environ. Une somme colossale qui permettra d’indemniser les artistes lésés.
Ce chiffre sonne évidemment comme un aveu : si les studios sont prêts à mettre autant d’argent sur la table, ce n’est évidemment pas en tant qu’innocents qui veulent juste limiter leurs frais de défense, mais bien parce qu’ils reconnaissent, indirectement, que la poursuite de l’action en justice ne leur aurait pas donné raison. Et pour cause : les documents examinés par la justice montraient par exemple l’implication directe d’Ed Catmull, comme nous l’expliquions en 2014.

Reste à espérer que la somme astronomique versée par les studios dissuadera le secteur d’avoir recours à ces pratiques illégales à l’avenir.

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