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Coco, des studios Pixar : scénario, premier concept-art et respect culturel

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Coco
Posing : Kristoff Vergne / painting : Sharon Calahan

Le réalisateur Lee Unkrich (Toy Story 2 & 3, Le Monde de Nemo, Monstres et Compagnie) a dévoilé quelques détails autour de Coco, son prochain long-métrage chez Pixar. Adrian Molina, le scénariste, est également co-réalisateur du projet.

Il s’agira d’une « lettre d’amour au Mexique » (dixit Lee Unkrich) centré autour de Miguel, un enfant passionné de musique. Ce, malgré un tabou familial lié au fait que son arrère-arrière grand-père s’était éloigné de ses proches pour devenir une star de la musique et du cinéma.
La veille du Día de Muertos, Miguel bravera l’interdit : il entre dans le mausolée de son ancêtre et y emprunte sa célèbre guitare… Son but, participer à un concours musical et convaincre sa famille de retrouver l’amour de la musique.

Jusqu’ici, le scénario semble relativement classique, mais il y a évidemment un retournement : lorsque Miguel touche la guitare, il devient invisible aux yeux de ses proches, tandis que lui-même peut entrevoir ses ancêtres décédés. Il devra même faire un tour au pays des morts…

Vanity Fair et Entertainment Weekly ont eu droit à des informations exclusives via une visite des studios, et nous vous invitons à lire leurs articles sur le projet. On y apprend notamment que Pixar a tenu à respecter autant que possible la culture mexicaine, notamment par l’embauche d’un casting 100% latino en VO (Anthony Gonzalez, Benjamin Bratt , Renée Victor et Gael García Bernal). De même, l’équipe a fait plusieurs voyages de recherche au Mexique, et des consultants culturels ont été embauchés.
Lee Unkrich a expliqué que l’équipe a cherché à tout prix à éviter les stéréotypes et autres clichés.

Il s’agit revirement total par rapport aux débuts du projet : lorsque le film a été annoncé, Disney a eu l’idée saugrenue de chercher à déposer des marques telles que « Day of the dead » et « Día de los Muertos ». Une démarche qui a évidemment déclenché des réactions virulentes, Disney cherchant ainsi à s’accaparer le nom même de la fête des morts.
Disney a rapidement retiré ses demandes de marques, et Lee Unkrich admet publiquement qu’il s’agissait d’une énorme erreur.

C’est après ce naufrage marketing et artistique que Pixar décida d’embaucher des consultants culturels : Lalo Alcaraz (qui avait critiqué avec virulence l’initiative de Disney), Octavio Solís et Marcela Davison Aviles. Pixar n’a donc pas hésité à faire appel à ceux qui le critiquaient : un choix qui, on l’espère, fera de Coco un film fidèle au Mexique. Réponse fin 2017, lors de la sortie en salles.

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