En pleine tempête, GoPro licencie 15% de ses effectifs et change de PDG

GoPro

Startup promise à un bel avenir il y a quelques années, GoPro a depuis fait face à une accumulation de difficultés. Entre l’arrivée de concurrents low-cost sur le marché des caméras sportives et le fait que le grand public ne compte pas renouveler son matériel chaque année, ses ventes se sont érodées.
L’entreprise comptait sur Karma, son premier drone, pour se relancer : un marché porteur qui pouvait lui apporter un nouveau souffle. Malheureusement, GoPro a été obligé de rappeler début novembre l’intégralité des drones vendus (2500) après la découverte d’un petit défaut ennuyeux : sa conséquence potentielle était la chute brutale du drone. La vente n’a toujours pas repris, et le groupe risque désormais de rater la fenêtre stratégique des fêtes de Noël.

Face à cette accumulation d’échecs, et malgré l’annonce de ventes en hausse pour Thanksgiving aux USA, le groupe a pris une décision brutale : 15% des effectifs seront licenciés, soit environ 200 postes. Déjà en janvier, une centaine d’employés avaient été remerciés. Tony Bates, le président de GoPro, devra lui aussi faire ses valises et sera remplacé.
Enfin, GoPro ferme sa branche média : l’entreprise ambitionnait en effet de passer d’une société centrée sur le matériel à un modèle plus diversifié, qui aurait généré des révenus à partir de Youtube et d’une chaîne dédiée.

Face à la tempête, GoPro choisit donc de se faire plus petit. De quoi, peut-être, retrouver une meilleure forme pour 2017.

A Lire également