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Ubisoft : des dirigeants accusés de délit d'initié

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Watch Dogs

L’Autorité des marchés financiers (AMF), qui régule la bourse en France, soupçonne 5 dirigeants d’Ubisoft d’avoir pratiqué un délit d’initié.
Le coeur de l’affaire remonte à septembre 2013 : les accusés avaient revendu de gros volumes d’actions Ubisoft peu avant l’annonce du report du lancement des jeux Watch Dogs et The Crew, annonce qui avait eu pour conséquence une chute spectaculaire du cours de l’action. Les salariés du groupe auraient donc profité d’informations non publiques pour revendre au bon moment, au détriment des acheteurs de leurs actions : une manoeuvre totalement illicite.

Les salariés d’Ubisoft ont été entendu vendredi dernier par l’AMF. Dans le groupe, on retrouve notamment Yannis Mallat, CEO d’Ubisoft Montreal.

Challenges précise que pour l’AMF, Yannis Mallat aurait empoché environ 174 000€ grâce à cette vente, les autres salariés ayant touché des sommes plus faibles :

58.000 euros pour Christine Burgess alors directeur général d’Ubisoft en charge de la production internationale,  51.000 euros pour Francis Baillet, vice-président « Corporate Affairs »  et 35.000 euros pour Olivier Paris, vice président exécutif aux opérations.

En conséquence, des amendes allant de 140 000 à 700 000€ ont été requises.

Les salariés n’ont toutefois pas dit leur dernier mot. Trois d’entre eux (Yannis Mallat, Olivier Paris et Francis Maillet) pointent ce qu’ils considèrent comme des vices de procédure, et réclament donc l’annulation de l’enquête.

Le verdict devrait être connu sous un mois. Ubisoft, de son côté, a tenu a faire savoir qu’il n’était pas mis en cause en tant qu’entreprise, et soutient officiellement ses salariés.

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