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Disney Research s'intéresse au keing interactif de fonds verts

Keying

Disney Research Zurich a mis en ligne la publication Interactive High-Quality Green-Screen Keying via Color Unmixing, par Yagiz Aksoy (Disney Research Zurich), Tunç Aydın (Disney Research Zurich), Marc Pollefeys (ETH Zurich), Aljoscha Smolic (Disney Research Zurich).

Les chercheurs sont partis du constat que les outils commerciaux de keying sont encore loin d’être parfaits, et nécessitent souvent une grosse quantité de travail manuel. Ce, alors même que la communauté des chercheurs -de l’aveu des auteurs- a tendance à considérer que le keying est un problème résolu.

La publication propose une nouvelle approche qui utilise un algorithme de déconvolution de la couleur via minimisation énergétique.
La méthode sous-jacente est évidemment assez technique, et nous vous invitons à en découvrir les détails via la page de la publication. Ses étapes pratiques, en revanche, sont plus simples à comprendre :

Keying
a) l’utilisateur donne des indications sur les différentes couleurs de la scène en dessinant sur une frame ; cette esquisse servira à déterminer les paramètres du modèle colorimétrique global du keying ;
b) pour une frame quelconque, le modèle global est affiné en modèles locaux (c) qui sont ensuite utilisés pour extraire les couches colorées (d). Enfin, une partie de ces calques sont combinés pour créer le résultat du keying (e). Les calques pourront être utilisés en compositing et pour éditer les couleurs (f).

Sur le plan pratique, quelques points attirent l’attention. Tout d’abord, lors d’essais concrets, les chercheurs ont pu obtenir en une dizaine de minutes avec leur méthode un résultat équivalent ou supérieur à celui fourni par un artiste spécialisé en compositing en 105 à 120 minutes, avec un outil de l’industrie.
La publication propose d’ailleurs des comparaisons entre leur méthode et les résultats obtenus avec des outils commerciaux : IBK, Keylight, Primatte. Les chercheurs avancent que leurs résultats sont « objectivement meilleurs », en particulier sur les éléments flous, mal définis ou semi transparents : cheveux, motion blur, lunettes.
Enfin, la méthode proposée permet de manipuler les couleurs de scènes sans fond vert.

Keying

En revanche, la technique utilisée présuppose une certaine cohérence temporelle de l’éclairage, et sera par exemple inadaptée pour une scène de conduite en extérieur avec un éclairage très variable. D’autres cas posent problème, comme la présence d’une fine couche de fumée. Autant de points qui nécessiteront de plus amples recherches.

Reste que ce projet laisse penser que la marge de progression des outils de keying est encore grande : de quoi être optimiste pour les années à venir.

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