SIGGRAPH : pour Disney, le futur est aux compétences multiples, pas aux spécialistes

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Andy Hendrickson, Chief Technology Officier pour les studios d’animation Disney, est revenu au SIGGRAPH sur les évolutions du profil des artistes, et ce que cela implique sur les outils et les compétences à avoir pour réussir dans ce secteur.

Andy Hendrickson
Andy Hendrickson (source – son profil LinkedIn)

Comme le rapporte le Vancouver Sun, Hendrickson a indiqué que pour lui, l’avenir est aux artistes ayant de multiples compétences.
Par le passé, beaucoup de mathématiciens ou de doctorants étaient embauché, mais désormais, la proportion d’employés issus d’écoles artistiques augmente. S’il fallait autrefois de solides compétences pour écrire le moindre shader, ce n’est plus le cas : les outils ont évolué (et doivent continuer à le faire), et permettent aux artistes purs de réaliser des âches autrefois très techniques. La technologie Paint 3D, a également changé la donne, en permettant là encore aux artistes sans bagage technique de rivaliser avec les techniciens titulaires d’un doctorat. Rappelons que Paint 3D est utilisé depuis 2005 sur les productions Disney, et figure depuis dans le pipeline de toutes les productions en animation 3D du studio. The Foundry a même récupéré sous licence la technologie sous-jacente pour l’intégrer dans MARI.

Hendrickson a aussi mis l’accent sur la collaboration et le partage entre studios, insistant sur le fait que favoriser les échanges entre concurrents ne peut que renforcer l’industrie toute entière. On pense ici à Ptex, par exemple, qui est passé Open Source deux ans après sa première utilisation sur Glago’s Quest, et qui a depuis séduit nombre d’éditeurs. On retrouve la technologie dans Mudbox, Mari, 3D-Coat, Renderman Pro Server, …
Cette collaboration permet, selon Hendrickson, de faire en sorte que lorsqu’un artiste passe d’un studio à un autre, il ne soit pas déboussolé.
S’il comprend qu’il reste des zones protégées précieusement par les différents studios, il pense que les choses s’améliorent.

En ce qui concerne l’avenir du métier, et pour revenir au titre de cet article, Andy Hendrickson ne croit pas que les spécialistes soient le futur de l’animation. La raison tient tout simplement au planning de production. Par exemple, un modeleur sachant également travailler sur d’autres sections du pipeline ne sera pas mis au placard une fois les modèles 3D finalisés et figés.

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