Jeu vidéo : Vivendi investit dans Ubisoft et Gameloft (MAJ)

Gameloft - Ubisoft

Le groupe Vivendi a annoncé son entrée dans le capital de deux acteurs du secteur du jeu vidéo, Ubisoft et Gameloft, à hauteur de 6,6% et 6,2% respectivement. Ce qui se traduit concrètement par des montants de 140 et 20 millions d’euros environ.

Les deux entreprises ont réagi par l’intermédiaire de communiqués. En résumé, elles soulignent qu’un s’agit d’un investissement non sollicité, et chacune rappelle de façon claire sa volonter de conserver son indépendance. Une façon polie d’expliquer que la manoeuvre n’est pas particulièrement appréciée.

Challenges a publié une tentative d’explication de cet investissement. Pour les analystes, il pourrait y avoir des synergies possibles entre Ubisoft, Gameloft et d’autres entités du groupe Vivendi, comme Canal+. Les projets du studio Ubisoft Motion Pictures, destiné à produire film et séries, pourrait également bénéficier à la chaîne cryptée.
Enfin, d’autres analystes cités dans l’article vont plus loin : Vivendi pourrait chercher à prendre un contrôle total sur les deux sociétés et à les fusionner.

Mise à jour du 22 octobre : Vivendi annonce ajourd’hui une augmentation de sa participation chez Ubisoft et Gameloft, suite à l’achat de nouvelles actions, pour les porter respectivement à 10,39 % et 10,20 %. L’investissement total passe à 244 millions d’euros et 34,41 millions d’euros pour ces deux entreprises ; le financement provient de la trésorerie de Vivendi.

On notera par ailleurs que Vivendi évoque une « vision stratégique de convergence opérationnelle entre d’une part les contenus et plateformes de Vivendi et de l’autre les productions d’Ubisoft et Gameloft dans le domaine des jeux vidéo ». Le groupe précise aussi qu’il « ne s’interdit pas d’augmenter sa participation dans ces deux sociétés » ni « de demander à être représenté à leur conseil d’administration ».
Des propos que l’on peut voir comme une confirmation des suppositions des analystes financiers cités plus haut : Vivendi semble décidé à ne pas se contenter d’être un simple investisseur silencieux.
Publication initiale le 15 octobre 2015.

A Lire également