Annecy 2015 : Tout en Haut du Monde, par Rémi Chayé

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Tout en haut du monde

Dans le cadre de la conférence “Long métrage et création graphique” du Festival d’Annecy, nous avons pu découvrir le film Tout en Haut du Monde, réalisé par Rémi Chayé de Sacrebleu Productions. Le projet était doté doté d’un budget d’environ 6,4 millions d’euros et fabriqué en grosse majorité en France (la moitié de l’animation a été effectuée au Danemark).

Le synopsis :
1892, Saint-Pétersbourg. Sasha, une jeune fille de l’aristocratie russe, a toujours été fascinée par la vie d’aventure de son grand-père, Oloukine. Explorateur renommé, concepteur du Davaï, son magnifique navire de l’Arctique, il ne revint jamais de sa dernière expédition à la conquête du pôle Nord. Et à présent, son nom est sali et sa famille déshonorée. Pour laver l’honneur de la famille, Sasha s’enfuit. En route vers le Grand Nord, elle suit la piste de son grand-père pour retrouver le fameux navire.


Crédit : Sacrebleu Productions, Maybe Movies, France 3 Cinéma, 2 minutes, Nørlum.

Durant la conférence, Rémi Chayé est revenu sur la démarche artistique du projet, évoquant en détail l’étape des recherches et du design. Une phase délicate, souligne-t-il : sur un dessin fixe, on peut être tenté de rajouter des détails qui poseront problème lors de l’animation.

Ici, l’équipe a opté pour un design simple, avec suppression des lignes de contour. Les traits sont épurés, les vêtements aussi : pas de boutons ou de plis.

Rémi Chayé
Rémi Chayé au Festival d’Annecy

Le budget a été une contrainte importante : Rémi Chayé nous a indiqué qu’il a fallu faire des coupes dans le script, afin d’arriver à un projet de 72 minutes et pas une de plus. De même, il a influencé le parti pris en ce qui concerne l’animation : un nombre d’images par seconde peu élevé, une animation parfois minimaliste, mais des poses fortes qui parviennent tout de même à faire parfaitement passer le propos du film et les expressions des personnages.

Fait rare, le film a été fabriqué dans l’ordre chronologique de son déroulement. Rémi Chayé a indiqué que la première animatique ne convenait en fait ni à lui-même, ni à la production : il a donc été décidé de réécrire en profondeur le scénario. Fabriquer dans l’ordre chronologique a alors été un moyen pratique pour se laisser la liberté de réécrire le coeur du film sans pour autant retarder la fabrication.

Dernier point, le fameux navire, le Davaï : vu son importance centrale, il était hors de question de le bâcler. L’équipe a donc fait appel à un spécialiste qui a créé un design fonctionnel, cohérent avec l’époque et détaillé.

Pour suivre le projet et être averti de la date de sortie, on se reportera à la page Facebook du film.

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