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Annecy 2015 : aperçu de Zootopie, des studios Disney

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Zootopie

La semaine passée, les studios Disney ont présenté en exclusivité au Festival d’Annecy des images du futur film d’animation Zootopie (Zootopia en VO), prévu pour le début de l’année 2016. L’occasion d’en savoir un peu plus sur le scénario et le rendu visuel du projet.

Pour présenter le film, après une projection de La Fête Givrée (court-métrage issu de la licence La Reine des Neiges), les réalisateurs Rich Moore et Byron Howard sont montés sur scène… En costumes d’animaux !

Recherches, morsures et fourrure

Le duo, manifestement très heureux d’être à Annecy, a présenté des images des travaux de recherche de l’équipe du film. Comme tous les personnages sont des animaux anthropomorphes, des voyages ont été organisés à Disney World en Floride (pour voir le parc Animal Kingdom), mais aussi au Kenya. De quoi disposer de références détaillées sur toutes sortes d’animaux, étudier leur comportement, etc. Un travail qui n’était pas de tout repos : Nathan Warner (Director of Cinematography for Layout) en a d’ailleurs fait les frais, et a été mordu ou attaqué à plusieurs reprises. Pas de blessure à déplorer, mais ses collègues n’ont pas manquer d’immortaliser ses mésaventures.

Plus sérieusement, les réalisateurs ont précisé qu’un gros travail avait été effectué sur la fourrure. Par exemple, celle des ours polaires n’est pas blanche, mais transparente : ce sont en réalité les effets de réfraction/réflexion lui donnent son apparence.

Un impressionnant travail d’animation

Un autre axe de recherche était l’animation. Il s’agissait de faire marcher les animaux sur deux pattes en conservant leurs démarches et tailles respectives.
Rich Moore et Byron Howard nous ont dévoilé quelques tests : chameau, éléphant, girafe, … Et même des gnous. Le résultat était séduisant, d’autant que le mode de vie des animaux a aussi été repris. Le déplacement en troupeau des gnous, par exemple, est respecté dans le film lorsqu’il s’agit de traverser une rue.

Une ville, plusieurs univers

Les réalisateurs ont ensuite présenté l’univers du film.

Zootopie nous plonge dans une grande cité peuplée d’animaux, sans humains. La ville est divisée en quartiers, en partie visible sur les artworks déjà rendus publics : une zone « tropicale » (qui aura par exemple des immeubles en forme d’arbres), un autre plus glaciale (avec un blizzard à heures fixes et des immeubles formant une montagne), une zone désertique, etc. Chaque quartier est peuplé par des animaux spécifiques, et un système de transports en commun relie l’ensemble.

Les animaux ayant conservé leurs tailles respectives, l’infrastructure est adaptée : On trouvera dans la ville des boutiques, services et transports spécifiques à chaque espèce. Par exemple, les souris pourront franchir une rue via un souterrain miniature.
D’après les extraits et images qui nous ont été présentés, l’ensemble promet une grande variété dans les décors. Le concept favorise aussi l’humour : par exemple, un marchand de journaux qui proposera aux animaux de lire « Gnusweek » ou « Vanity Fur ».

Zootopie

Les protagonistes, Judy et Nick

Venons-en enfin au scénario. Le film suit Judy, une lapine bien décidée à réaliser son rêve : devenir la première policière de son espèce. Un défi, puisque ce métier est plutôt réservé aux animaux de grande taille.
Bien décidée à briser les stéréotypes, Judy va néanmoins tenter sa chance, mais on ne lui offre qu’un poste de faible importance : elle est affectée au service en charge des parcmètres. On finira tout de même par lui proposer une petite enquête, ce qui pourrait bien lui permettre de prouver ce dont elle est capable…
Premier problème, Judy n’a que 24 heures pour résoudre l’enquête. Second problème, l’unique témoin est… Nick.

Nick est un renard, et a une approche de la vie à l’opposé de celle de Judy. Alors que celle-ci tente de lutter contre les stéréotypes affectés à chaque espèce, lui les adopte : roublard, rusé, il correspond parfaitement au comportement « de renard ». Et n’a aucune intention d’aider Judy à faire avancer son enquête, bien au contraire.

Ce duo reprend donc une formule classique du cinéma : deux personnages que tout oppose forcés de faire un bout de chemin ensemble.

Un premier aperçu qui donne envie d’en voir plus

Les thématiques principales du film tourneront donc autour des préjugés et stéréotypes, le tout assaisonné d’une bonne dose d’humour : nous avons par exemple eu droit à une séquence dans l’équivalent d’une préfecture, avec les fonctionnaires incarnés par des paresseux particulièrement lents.

Côté visuel, les extraits proposés montraient un grand soin en ce qui concerne la composition et le lighting. Les rendus n’étaient pas définitifs, mais nous ont séduits. Sur le plan technique, les équipes Disney se sont posés de jolis défis, avec par exemple l’omniprésence de fourrure à l’écran.

Enfin, le fait de retrouver à la réalisation Rich Moore (Les Mondes de Ralph) et Byron Howard (Raiponce) est un point rassurant : le projet est entre de bonnes mains.
Reste désormais à patienter jusqu’au mois de février 2016 pour découvrir le film sur grand écran.

Zootopie

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