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Arrêt des discussions entre DreamWorks et Hasbro, Disney opposé au rachat

DreamWorks Animation

Après l’échec des négociations entre le groupe Softbank et DreamWorks Animation, un second acquéreur potentiel du studio, le géant du jouet Hasbro, jette l’éponge.

Hasbro, qui s’était rapproché de DreamWorks Animation en vue d’un rachat (voir notre article sur le sujet), vient finalement d’abandonner les négociations. The Hollywood Reporter donne quelques détails sur les circonstances de cet abandon :

– Tout d’abord, plusieurs sources confirment que Disney était fermement opposé à la vente. Dès que le géant a eu vent des discussions, il a fait savoir à Hasbro via plusieurs de ses cadres qu’un éventuel rachat placerait Hasbro en concurrent, et que Disney réagirait en conséquence : exit les juteux contrats permettant de créer des jouets issus de licences Disney.
Une source du Hollywood Reporter évoque une « réaction de niveau nucléaire » chez Disney : manifestement, l’action a été efficace.

– Autre point, plus troublant : le simple fait que les négociations de DreamWorks aient fuité est en soi inhabituel. Les échanges de ce type sont volontairement réalisés de façon discrète à Hollywood. Ici, le studio doit clairement faire face à des fuites internes non autorisées. Pire, une lettre anonyme a été envoyée à plusieurs médias, donnant de nombreuses informations non publiques, dont des détails sur le fameux échange avec Habsro. L’objectif de la lettre pourrait avoir été de saborder délibérément la vente du studio.
Le courrier donnait également des détails financiers précis sur certaines opérations du studio, et sur des problèmes concernant les futurs films DreamWorks Animation. Cette dernière information a été en partie confirmée : DreamWorks vient d’annoncer que le film B.O.O.: The Bureau of Otherworldly Operations ne sortirait finalement pas à l’été 2015, et serait repoussé.

La perspective d’une vente du studio s’éloigne

Avec ces deux échecs, il sera plus délicat pour Katzenberg, CEO de DreamWorks, de vendre son studio. Les fuites récentes et les deux échecs risquent de décourager les acheteurs potentiels. Il faut également souligner que Katzenberg semblait vouloir obtenir jusqu’à 35$ par action, un montant largement supérieur au niveau actuel de l’action (22,7$). Même au plus fort des spéculations autour des négociations de vente, le cours n’a jamais atteint les 30$, ce qui prouve selon le Hollywood Reporter que les analystes ne croient pas la vente possible à un tel montant.

Selon le journal, il est probable que le studio abandonne ses projets de vente à un tarif élevé, et se reconcentre sur sa stratégie de diversification des revenus. Du moins, pour le moment.

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