Pacte anti-concurrence : une nouvelle plainte vise les studios d’animation et VFX

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Rebondissement dans l’affaire du pacte anti-concurrence visant de grandes sociétés high-tech américaines : une nouvelle plainte est déposée, et vise des entreprises jusqu’ici épargnées.

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Comme nous vous l’avions expliqué, certaines entreprises avaient passé des accords illégaux, s’interdisant notamment de recruter les employés des autres sociétés. Le but : maintenir les salaires de leurs employés à un niveau artificiellement bas.
Des révélations récentes allaient dans le sens d’une implication forte d’Ed Catmull. Disney et ImageMovers Digital étaient également visés, tandis qu’un doute planait sur Sony.

Une nouvelle plainte vient donc d’être déposée. Elle vise LucasFilm et Pixar, qui avaient déjà fait l’objet d’une plainte, mais aussi Walt Disney Company, Dreamworks Animation, Sony Pictures Animation et Sony Pictures Imageworks, Digital Domain 3.0, ImageMovers/ImageMovers Digital.

Le document accuse par ailleurs Jeffrey Katzenberg, CEO de DreamWorks Animation, d’avoir personnellement participé aux discussions sur les accords illégaux. La plainte souligne qu’Ed Catmull a personnellement impliqué Jeffrey Katzenberg dans ses dépositions. Ce dernier se serait mis d’accord avec Steve Jobs, au moins en 2004 et peut-être plus tôt.

Pas moins de neuf sociétés sont donc visés par cette class action, lancée par Robert A. Nitsch Jr et menée par le cabinet Cohen Milstein, spécialiste des affaires d’abus de position dominante.
Le cabinet a indiqué à Pando Daily être “bien décidé à obtenir compensation” pour les torts causés aux employés sous-payés par la faute de ces accords illicites. Selon la plainte, “les studios d’animation et effets visuels ont conspiré pour contraindre les rémunérations et salaires de ceux qu’ils déclarent être leur plus grand atout : leurs propres employés”.

Interrogé par le Los Angeles Times, Disney affirme que la plainte “est sans mérite” et que la société entend bien “se défendre avec vigueur”. DreamWorks Animation, de son côté, a refusé de commenter l’affaire.

En attendant les prochains développements de l’affaire, vous retrouverez ci-dessous l’intégralité de la plainte déposée. Vous pouvez également la télécharger sous forme de pdf.

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