Accueil » Crytek : difficultés internes, des employés impayés cessent le travail

Crytek : difficultés internes, des employés impayés cessent le travail

Homefront
Homefront : The Revolution, jeu développé par Crytek et prévu pour la fin 2014

Sur fond de crise interne, des employés de Crytek UK ont cessé le travail en raison de salaires impayés.

Fin juin, le site américain Kotaku faisait état de bouleversement internes chez Crytek avec l’abandon de projets, dont la suite du jeu Ryse : Son of Rome, mais aussi le paiement en retard des employés depuis le mois de mars. Ces trois derniers mois, de nombreux membres de l’équipe auraient démissionné : une centaine, d’après les sources de Kotaku.

En plus des projets annulés, la nouvelle stratégie de la société (réaliser moins de jeux à gros budget, et davantage de jeux en Free to Play) serait peu appréciée d’une partie au moins des employés. L’un d’eux, cité par Kotaku, regrette que le studio ne se concentre pas sur ses forces (le CryEngine et les titres PC innovants).
Les salaires impayés font d’autant plus grincer des dents qu’en parallèle, la société continuerait à dépenser en matériel, trajets en première classe pour les employés situés en haut de la hiérarchie, etc.  Enfin, des employés dénoncent l’aspect très bureaucratique de Crytek, avec de nombreux niveaux hiérarchiques.

Dans un second article publié en fin de semaine dernière, Kotaku révèle que la situation est loin de s’améliorer. L’arrivée d’argent promise par la direction ne semble pas avoir eu lieu. Des délais dans les paiements et des sommes versées inférieures aux salaires théoriques font que des employés de Crytek UK (situé à Nottingham en Angleterre) ont décidé de cesser le travail tant que les sommes dues ne seraient pas versées. Une lettre de doléances a été présentée à la direction.

Toujours selon Kotaku, une rumeur circule au sein du studio : l’éditeur Deep Silver négocierait avec Crytek l’éventuel rachat de Crytek UK. Deep Silver, dans cette hypothèse, poursuivrait alors le développement de Homefront : The Revolution et financerait la production.

A Lire également