
L'interface Utilisateur :
Si l'interface peut sembler encombrée à première vue, elle se révèle très vite intuitive et bien pensée, pour peu que vous preniez la peine de comprendre son organisation. Le fenêtrage, les outils d'édition et un menu contextuel dynamique, rien d'autre; ceci, afin d'éviter toute fenêtre pop-up encombrante cachant des zones importantes de votre environnement de travail. Néanmoins, chaque onglet peut se détacher et l'interface n'en reste pas moins tout à fait modulable. Notez aussi que Combustion 2 fonctionne à merveille en haute résolution et mieux encore sur deux écrans !
Voyons chaque partie plus en détail :

Le fenêtrage s'avère particulièrement souple, et cela pour plusieurs raisons. Du mode "vue plein écran" au mode "4 vues indépendantes", chacune peut jouer une vidéo avec un timing différent, s'éditer en temps réel avec un feedback dans chaque fenêtre. Elle peut aussi recevoir la bande "strip-images" permettant de voir jusqu'à 16 images avant et après la frame sur laquelle vous êtes en train de travailler.

A noter, la possibilité de ne voir que l'alpha, ou n'importe quel autre canal de couleurs en un simple clic. Le mode "onion-skin" est présent pour ceux que le band-strip ne convainc pas. Ce mode permet de voir en transparence les images précédentes et suivantes à celle sur laquelle vous travaillez. Cette méthode vient du domaine de l'animation traditionnelle qui travaillle sur les celluloïdes transparents qui offrent l'avantage de voir sur une seule image l'animation avant et après. Ce mode est entièrement paramétrable comme le nombre de frames, leur transprence avec l'éloignement dans le temps, etc.
1 - Les outils d'édition (Tool-bar) : 
Entièrement dynamique eux aussi, ils s'adaptent à l'outil que vous êtes en train d'utiliser. Par exemple en utilisant le mode "paint", vous aurez une palette semblable à celle de Photoshop avec la baguette magique, le pinceau, etc. En plus des traditionnels axes de contraintes, c'est dans cette zone que se trouvent les outils de navigation dans les vues ainsi que le type de vue à choisir pour votre fenêtrage : les 4 vues orthogonales ( pareilles à chaque logiciel 3D), la vue caméra, une vue perspective, et une vue objet.
2 - La palette de calque ( Workspace) :
Comme dans Photoshop, Premiere ou dans maintenant bon nombre de logiciels liés à la création, Combustion utlise le mode de calque superposé .
Ce sont donc des calques superposés, la flèche désigne celui qui est sélectionné, le carré blanc correspond à la vue active en cours du fenêtrage et les carrés jaunes servent à rendre visible ou non un calque.
Autrement la petite flèche grise devant le calque, n'est pas là pour rien, elle permet de "déplier" le calque qui contient au minimum le footage ( la source importée) et les différents filtres que vous aurez ajoutés.
3 - Time tool :

Lecture en avant , en arrière, image par image, de clé en clé , boucle infinie et ping-pong. Est-il nécessaire d'en dire plus ? Ah si, vous avez le choix du timecode, en nombre de frames, en 24 ou 25 images/s et 30 évidemment pour le format NTSC.
4 - Le menu contextuel :
 4a : La TimeLine:


Comme les captures d'écran ci-dessus le montrent, vous avez le choix entre un mode "points" et un mode "curves" pour visualiser les clés d'animation. Chacun des paramètres d'un calque, filtre, etc. peut être animé à votre guise.
Pour l'interpolation, vous aurez le choix parmi les modes constant, linear, cubic, bezier, Hermit/Flamed et Mixed! Plusieurs opérations mathématiques peuvent être rajoutées comme un reverse ou bien des valeurs aléatoires relatives à leur position existante, bref il y en a bien plus que désiré. Le mode bezier, qui était quelque peu étrange dans la première version de Combustion, est ici une référence du genre.
4b : Audio :

La gestion du son est minimum, elle vous servira plus à caler vos effets en fonction d'une bande son qu'autre chose. N'espérez pas y trouver un éditeur aux fonctions avancées, seul le volume général est réglable mais vous avez toutefois un vue-mètre décibel droite-gauche pour le stéréo. A noter que vous pouver charger un AVI ou bien même un MOV, plutot qu'un WAV, il comprendra parfaitement que c'est la couche audio qui est à extraire.
4c : Le tracker :
Le tracker est un outil permettant de cibler un élément de l'image et de convertir son déplacement en courbe d'animation que vous pourrez ensuite appliquer à d'autres éléments ou calques de votre composition. Il suffit de designer une zone de l'image ( pattern de pixel ) et de l'analyser sur la longueur de l'animation.

Voici l'un des modules directement issus des logiciels-phares de compositing de chez discreet comme flame et inferno. Le tracking ne s'arrête aux mouvements de position, puisque vous pouvez réussir à extraire les informations de rotation et d'agrandissement ou d'échelle ! L'analyseur est très souple d'utilisation , puisqu'il vous permettra d'arrêter un "track" dans le temps pour le reprendre plus tard pour une utilisation ultérieure. Un "track" est directement converti en clé d'animation, ceci vous permettra, si besoin, de lisser ou de retoucher des erreurs parfois inhérentes à la qualité de la source trackée ou bien au motion blur, grand ennemi du tracking puisqu'il travaille sur un pattern d'image ( ensemble de pixel ) .
4d : Les composite controls :
 Voici la plus importante zone puique cet onglet ne comporte pas moins de six sous-menus :
- L'onglet de transformation vous permettra de déplacer, tourner et agrandir vos calques avec des valeurs numériques; cela s'avère parfois indispensable.
- L'onglet "layer" (calque) comporte les options telles que le changement de pivot ou bien la possiblité d'éditer les 4 coins d'un calque.
- L'onglet "surface" (voir capture d'écran ci-dessus) permet différents modes de superposition pareils à Photshop et sert à éditer les options de shading du calque quand vous serez en mode 3D. C'est aussi dans ce menu que vous pouver créer une hiérarchie entre les calques.
- Onglet Camera sert à spécifier un format spécial de focale ou le degré de champ de vue de votre caméra. Combustion vous propose en stock les 9 types de réglage lentilles les plus utilisés.
- L'onglet "Setting" comporte des options supplémentaires sur le shading de votre calque dans la vue de travail.
- L'onglet "Output" vous permet de changer à la volée la résolution de votre composition, le changement de vitesse, le tramage, et le cropping (découpage) de votre source.
Suivant l'outil sélectionné, le menu contextuel est dynamique et comporte les outils les plus utilisés .
La vue nodale :
Beaucoup ont reproché à Combustion premier du nom de ne pas bénéficier de la vue schématique nodale de ses grands frères, d'autant que certains concurrents de renom le proposent, ce mode de visualisation ; qu'à cela ne tienne, ce mode a été ajouté à cette nouvelle version.
A vous de choisir entre une vue classique sous forme de calques empilés, ou bien une vue nodale de travail, où tout se lie par des glisser-déposer; selon le type de travail à effectuer chaque mode pourra trouver ses avantages quand à votre productivité.
 Chaque boîte comporte ses points d'entrée et de sortie, il est possible de regrouper plusieurs boîtes en groupe pour alléger l'espace de travail et organiser le tout de façon claire; un modèle de simplicité.
|