
Amapi 7 Pro - Le NURBS pour tous !
Le marché de la 3D et Amapi. Actuellement se trouvent sur le marché deux types de logiciels de créations 3D : les intégrés haut de gamme (3DSMax, Maya, XSI, etc.), les entrées de gamme plutôt orientées vers les petites structures et personnes indépendantes (Carrara, Cinema 4D, etc.), qui permettent de faire autant de la modélisation que de l'animation, mapping et autres rendus.
Et enfin, les spécialisés dont la particularité est de ne savoir faire qu'une chose, mais de façon différente et, bien souvent, de façon plus productive. C'est dans ce créneau que se trouve Amapi depuis le début, c'est à dire offrir aux utilisateurs une autre façon de modéliser, et ce, de façon assez intuitive et productive. La version Designer, sortie en avril dernier, lui offrait une véritable cure de jouvence, tant la version 6 commençait à souffrir de lacunes diverses (surtout au niveau de l'affichage, toujours en filaire). Seul un gros point noir persistait au tableau : les NURBS. Bien sûr, Amapi, depuis très longtemps, proposait des NURBS, mais des "fausses" NURBS, c'est à dire que plusieurs types d'opérations détruisaient ces NURBS pour les transformer en polygones comme, par exemple, les découpes. Avec la sortie d'Amapi Pro, Eovia, son éditeur, propose enfin de vraies NURBS, transformant le logiciel en un modeleur complet. Polyvalence et nouveau marché !
Avec une solution complètement polygonale, qui a fait la force d'Amapi au fil de ses nombreuses années d'existence, Eovia s'ouvre au marché du NURBS et donc de la conception/CAD. N'avez-vous jamais été frustré avec vos polygones, lorsqu'une opération booléenne ou de découpe tourne mal, et qu'il vous est impossible de chanfreiner ensuite ? Pour certains types de modélisation, comme l'organique, peu importe, d'ailleurs, les booléens ne sont d'aucune utilité, mais dans le cadre d'une modélisation d'un présentoir de produits de beauté (PLV) avec des renfoncements pour insérer les produits, sur un volume incliné, tout se complique. La seule solution est de faire appel aux NURBS, où les découpes restent propres, les chanfreins sont parfaits (quand ils sont applicables, voir plus bas). Maintenant, grâce à Amapi Pro, on n'est plus limité, car on peut modéliser autant en polygones qu'en NURBS, voire au sein de la même création, utiliser les deux ! Joli tour de force d'Eovia, là où la concurrence ne propose en général qu'un type de modélisation, s'ouvrant ainsi au secteur de la conception (CAD) tout en gardant son ancien public !
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| Deux types de cafetières : Sanseo de Philips en NURBS à gauche et Expresso en Polygones à droite (rendu Carrara) |
Interface :Longtemps décriée par les uns, adulée pas les autres, l'interface d'Amapi a toujours fait couler beaucoup d'encre. Les anciens utilisateurs qui sont passés d'Amapi 5 ou 6 à la 7 Pro vont constater un gros changement, avec un affichage de bien meilleure qualité, le tout en OpenGL, avec différents types d'affichages. Je vous invite à consulter l'article posté sur 3dvf sur la présentation d'Amapi Designer, par Cédric Trojani, qui présente notamment l'affichage, tout comme ses nouveautés. Quant à la version Pro, le gros changement réside dans une palette d'outils unique qui regroupe tout ce qui est nécessaire à votre modélisation, et non plus 3 palettes qui changent lors des sorties vers la droite de l'écran (bien que cette possibilité historique existe toujours). Notez aussi au passage de gros ajouts dans les préférences en ce qui concerne les couleurs de l'interface, entièrement personnalisables, contrairement à la designer. Seul petit reproche, les préférences ne sont pas exportables à l'heure actuelle, sauf en triturant les préférences soi-même.
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| Deux types d'interface pour le même logiciel ! (cliquez) |
Prise en main NURBS : L'approche de cette technique de modélisation est tout d'abord déroutante, surtout si vous venez du monde polygonal. Le premier réflexe sera alors de tout oublier sur ce que vous saviez de la modélisation ! Si vous pensez polygones, entendons par-là : tirer un point, reconstruire un bout par-ci et dilater enfin par-là, vous courrez droit à la catastrophe ! Le logiciel vous rappellera alors à l'ordre avec un beau message d'erreur, voire un signe de sens interdit ! D'ailleurs, dans certains cas, la première pensée qui vous traversera l'esprit sera "ça bugge !" alors que non, les NURBS, ça se travaille différemment. Pas de panique tout de même, car beaucoup de fonctions d'Amapi marchent en NURBS comme en polygones -ou presque- et si vous êtes un ancien utilisateur du logiciel, bon nombre des choses vont se passer sans douleur. Et si vous ne connaissez pas du tout Amapi, mais vous provenez du monde NURBS, sachez que le passage se fera en douceur et sans aucune difficulté ! Pour vous aider dans la phase d'apprentissage, plusieurs solutions s'offrent à vous : le manuel et, contrairement à la version Designer d'Amapi 7, il est papier, et non plus en pdf ! La lecture du descriptif des fonctions est assez indispensable, ou tout du moins, gardez le manuel sur les genoux le temps de vos premières créations !
-Les quicktours, ou comment créer vos premiers modèles en suivant une vidéo en Flash, vous guideront ainsi pas à pas. Plusieurs sont actuellement disponibles (dont certaines en libre téléchargement sur le site d'Eovia) et d'autres sont sûrement à venir. Je ne saurais vous conseiller vivement de les réaliser. Grâce à elles, la maîtrise du logiciel est déjà assurée à 50% !
-Les tutoriels et autres tips présents sur le forum d'Amapi.net (section Amapi Pro) et aussi, presque tous les tutoriels existant sur Rhino et Solidthinking ! Eh oui, même si les logiciels concurrent sont différents, le fonctionnement NURBS reste le même. Une fois maîtrisés l'interface d'Amapi et ses principaux outils, vous pourrez appliquer rapidement les tutoriels de n'importe quel autre logiciel NURBS. Avec tout ça, l'apprentissage se fera sans accroches, sans compter qu'Amapi arrange beaucoup de choses par la souplesse de ses outils, qui permettent de travailler bien plus rapidement que d'autres logiciels.
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| Le premier modèle NURBS d'Olivier Draussin ! |
Workflow : Comme indiqué précédemment, le NURBS présente des difficultés : vous ne travaillerez pas aussi rapidement qu'en polygones, même si au final, votre résultat n'en sera que de meilleure qualité. La force d'Amapi a toujours été son workflow, sa productivité, malgré son interface et son mode de fonctionnement qui peut parfois déplaire. Le passage au NURBS n'a en rien changé tout ceci et Amapi reste très rapide, y compris dans le NURBS, surtout grâce à sa géométrie dynamique, qui permet de modifier tout ou une partie d'un objet ainsi que sa hiérarchie de construction, sans avoir à tout annuler ! Quel régal de modifier en temps réel une courbe qui va régénérer l'extrusion ainsi que la découpe appliquée sur l'ensemble ! Notez que cette géométrie dynamique est gourmande en ressources, pensez à la détruire de temps en temps pour alléger vos calculs, une fois votre forme obtenue.
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