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SHREK
LE TROISIÈME - Réalisé par Chris Miller
Sortie
: 13 Juin 2007
Durée : 1h33
SYNOPSIS
L’ogre
Shrek n’avait pas quitté son marécage pestilentiel
et épousé sa chère Fiona pour devenir roi. C’est
pourtant ce qui risque de lui arriver après que son beau-père
Harold, clabote soudain sans crier gare. S’il n’arrive pas
à dénicher illico un roi avec l’aide de ses fidèles
compagnons, l’Âne et le Chat Potté, Shrek deviendra
le prochain souverain du Royaume Fort Fort Lointain. Bonjour les ennuis
!
À moins qu’Artie, le cousin loser de Fiona, ne se laisse
convaincre de monter sur le trône à sa place. Mais ce paumé
a-t-il vraiment l’étoffe d’un roi ?

NOTES DE PRODUCTION
UN
OGRE MUTANT
Au départ : une nouvelle pour enfants de William Steig. À
l’arrivée : une des franchises les plus populaires de l’histoire
du cinéma…
L’image et la qualité technique des films SHREK n’ont
cessé de se perfectionner au fil des ans, en même temps que
leur espiègle et remuant héros se faisait de nouveaux amis,
développait une autre vision du monde et s’imposait des responsabilités
inédites.
Oui, l’ogre vert a évolué à pas de géant
depuis qu’il a renoncé à sa chère solitude,
quitté son marais et trouvé l’amour…
Ces mues n’ont rien que de très naturel : les scénaristes
et réalisateurs n’ont eu qu’à suivre le personnage
et la voie qu’il leur traçait. «L’histoire de
SHREK LE TROISIÈME découle très logiquement de l’évolution
de Shrek et de son développement d’adulte», explique
le producteur Aron Warner.
«Dans le premier film, Shrek et Fiona tombaient amoureux et se mariaient»,
poursuit le réalisateur Chris Miller. «Dans SHREK 2, ils
étaient confrontés à la famille royale. L’étape
suivante s’est imposée d’elle-même : l’ogre
apprend qu’il va être père mais se croit incapable
de tenir ce rôle.»

Mike Myers se félicite de cette évolution, tout en se réjouissant
que l’adorable Shrek n’ait perdu de son irascibilité
: «À chaque nouvel épisode, Shrek gagne en confiance.
Dans le premier, il ne pensait pas mériter l’amour. Dans
le deuxième, il ne se croyait pas digne de se marier. Dans le troisième,
il s’inquiète de devoir monter sur le trône et de devenir
père. À chaque étape d’une vie, il faut apprendre
à croire davantage en soi, à devenir autonome, à
ne pas se préoccuper de l’opinion d’autrui.»
Eddie Murphy, fidèle interprète de l’Âne, constate
avec le même plaisir que «chaque film SHREK est meilleur que
le précédent. Les personnages sont de plus en plus fouillés
et les intrigues plus complexes.»
Phénomène planétaire, la franchise SHREK «pèse»
1, 4 milliard de dollars au box-office et représente plus de 90
millions de DVD écoulés sur le marché mondial. Le
premier film (50 millions de DVD et 479 M$ de recettes salles) décrocha
en 2002 le premier Oscar du meilleur long métrage d’animation.
Sur la lancée de ce triomphal succès, Universal produit
l’attraction multimédia «Shrek 4-D», une «expérience
d’immersion totale» qui réunit les stars du premier
SHREK et ouvre la voie à SHREK 2.
Sorti sur les écrans le 19 mai 2004, SHREK 2 enregistre les cinq
meilleurs premiers jours d’exclusivité de l’histoire
du cinéma avant d’occuper la troisième place au box-office
de tous les temps (920 M$). Son DVD s’est vendu à plus de
40 millions d’unités.
À la fin de cette année, nos personnages favoris seront
de retour dans une émission animée : «Shrek the Halls»,
interprétée par Mike Myers, Eddie Murphy, Cameron Diaz et
Antonio Banderas. En 2008, la saga s’enrichira d’un nouveau
chapitre avec la création à Broadway de «Shrek : The
Musical».

QUELQUES MOTS DE TECHNIQUE
Les créateurs de SHREK, qui ne sont pas du genre à s’endormir
sur leurs lauriers, s’efforcent constamment d’étonner
les spectateurs en exploitant au mieux les moyens techniques toujours
plus perfectionnés mis à leur disposition. Les énormes
progrès accomplis au cours des dernières années leur
ont permis d’affiner et enrichir le rendu des personnages, de l’énorme
Shrek aux minuscules souris aveugles.
Depuis SHREK 2, DreamWorks Animation a développé pour NOS
VOISINS, LES HOMMES et MADAGASCAR, des systèmes hautement performants
qu’ont pu mettre à leur profit les réalisateurs de
SHREK LE TROISIÈME.
« Chaque fois que nous abordons un nouveau film, nous listons les
instruments et techniques que nous souhaitons améliorer »,
explique Matt Baer, un des superviseurs d’effets spéciaux
de SHREK LE TROISIÈME. « Le plus difficile est parfois de
décider quelle amélioration aura le plus d’impact
sur le spectacle. La moitié de notre personnel ayant déjà
travaillé sur les deux premiers SHREK, nous mettons tous la barre
très haut?! »
«Lorsque vous arrivez au troisième titre d’une série,
vous maîtrisez si bien le sujet que vous pouvez être tenté
de vous mettre en pilotage automatique », nuance le directeur du
layout Nick Walker. « C’est un danger. Mais nous avons fort
heureusement des collaborateurs qui se donnent sans restriction et nous
apportent le meilleur d’eux-mêmes. »
Autre vétéran, Arnauld Lamorlette est fasciné par
les progrès accomplis au fil des ans et leurs retombées
pour la saga : « C’est comme si nous étions passés
du dessin à la sculpture. Cela aboutit à un film infiniment
plus accompli sur le plan esthétique. »
« C’est un atout décisif pour PDI/DreamWorks de s’être
orienté dès le départ vers l’animation numérique
et d’avoir constamment développé ses propres logiciels
», souligne Raman Hui. « Lorsque nous avons commencé
à travailler sur SHREK, nous nous sommes regardés et nous
avons tous pensé : « OK, qu’est-ce qu’on peut
améliorer cette fois-ci??».»

Les artistes de DreamWorks Animation ont fourni à la production
des serveurs HP DL155 ProLiant et la station de travail HPxw 9300 intégrant
les processeurs AMD Opteron, qui offrent la puissance de calcul nécessaire
au « rendu » de personnages exceptionnellement détaillés
et au traitement simultané des accessoires et environnements, le
tout à un rythme accéléré. Les artistes peuvent
ainsi créer la chevelure de Fiona, l’abondante pilosité
de Merlin et ses stupéfiants numéros de magie en une fraction
du temps jadis nécessaire à de telles opérations.
Ces nouveaux instruments sont d’autant plus appréciés
des réalisateurs qu’ils leur permettent de capter encore
mieux les expressions, la gestuelle et les émotions de personnages
qui évoluent d’un film à l’autre.
« Lorsque nous avons abordé SHREK LE TROISIÈME, nous
avons longuement réfléchi à cette évolution
», explique la directrice technique Lucia Modesto. « Shrek,
Fiona et l’Âne ont aujourd’hui huit ans d’existence.
Nous ne pouvons pas les traiter comme des personnages nouveaux, nous devons
prendre en compte les progrès techniques accomplis. Nous pouvons
aller beaucoup plus loin maintenant, contrôler de façon plus
précise leurs traits, ajouter quantité de détails
nouveaux. Résultat : nous avons choisi de repenser nos héros
de A à Z. »
L’ajout d’innombrables petites touches aboutit à ce
que Lamorlette qualifie de « réalité stylisée
» : un look plus naturel qui nous donne à vivre une extraordinaire
expérience visuelle… et tactile.
« On a vraiment l’impression de toucher la robe de Fiona »,
explique Hui, « d’en palper l’étoffe, d’en
ressentir l’étonnante souplesse. »
« Les avancées techniques sont particulièrement nettes
sur ce film », confirme Miller. « Tout accède à
un degré supérieur de réalisme. »
« Nous essayons de créer un monde fantastique crédible
», indique le chef décorateur Guillaume Aretos. « Lorsque
vous vous promenez dans la forêt de SHREK LE TROISIÈME, vous
avez l’impression de pouvoir toucher les arbres de la main, vous
les sentez réellement sous vos doigts. »
Ces remarquables avancées techniques contribuent aussi à
la création des personnages secondaires et d’une vaste «
figuration » numérique : « Nous avons pu peupler notre
univers avec quantité de personnages secondaires d’une grande
diversité et d’un haut degré de sophistication »,
se réjouit le superviseur technique Lawrence D. Cutler. «
Au départ, nous avons élaboré un « casting
» de près de 5000 personnages et nous sommes assurés
que chacun serait approuvé par les réalisateurs et les directeurs
artistiques. De sorte que tous ceux qui apparaissent à l’écran,
fût-ce au fond du champ, aient le comportement adéquat. »

« Pour les scènes de foule, nous avons limité nos
choix vestimentaires à… 2500 tenues », indique le chef
costumier Israel Segal. « Un prix spécial sera remis au premier
spectateur qui découvrira deux personnages habillés de la
même façon?! »
Tous ces progrès contribuent à faire de SHREK LE TROISIÈME
un régal pour les yeux. « Nos princesses n’auraient
pas été aussi plaisantes et drôles si nous n’avions
pu les doter de ces coiffures fantaisistes », souligne le superviseur
des effets visuels Philippe Gluckman. « Ces progrès ont aussi
un retentissement direct sur la narration. La scène où Shrek
et Fiona se retrouvent engoncés, quasi paralysés et parfaitement
ridicules, dans leurs atours royaux, aurait été impensable
sans nos moyens actuels. »
De nouveaux personnages induisent parfois de nouveaux effets spéciaux.
C’est, bien évidemment, le cas de Merlin : « Sa présence
dans SHREK LE TROISIÈME amène quantité de numéros
de magie », explique Baer. « Il y a toujours eu une certaine
dose de magie dans les histoires de SHREK et, cette fois, nous avons proposé
pour Merlin un concept… enchanteur. Les réalisateurs l’ont
cependant jugé trop moderne, trop scientifique, et il nous a fallu
le repenser pour le rendre plus « médiéval ».
Ces expérimentations, ces tâtonnements ajoutent encore à
l’intérêt du travail. »
La double métamorphose de l’Âne et du Chat Potté
qui voit nos deux héros s’échanger leurs corps à
cause d’une potion magique, fut l’une des scènes les
plus ardues : « Nous étions tellement accoutumés à
ces deux personnages qu’il a été extrêmement
difficile de les transférer l’un dans l’autre pour
faire en sorte que le chat se meuve dans un corps d’âne tout
en continuant à avoir des réactions félines, et vice
versa. Mais le résultat final est tordant. »
SHREK LE TROISIÈME établit un nouveau standard en matière
d’animation, tant à l’échelle des plus petits
détails qu’à celle des plus vastes environnements
: « C’est vraiment prodigieux », se félicite
Denise Nolan Cascino. « Nous avons su, dès les premiers croquis
des décors, que ce serait un film à part. »
« La création de tels environnements est devenue un réel
défi », explique Aretos. « Nous ne nous refusons rien
en ce domaine : pour le grand spectacle final, nous avons par exemple
utilisé une machinerie médiévale. Très amusant
à dessiner, mais pas facile?! Autre élément saillant
: la recherche d’une « touche britannique », justifiée
par le fait qu’Arthur suit des études en Europe du Nord.
Une ambiance « nordique » imprègne d’ailleurs
l’ensemble du film, car toute l’histoire se déroule
en automne, alors que les épisodes précédents baignaient
dans une atmosphère printanière. Le feeling n’en est
que plus profond, les couleurs et les sentiments plus intenses. »
« La plupart de ces décors sont encore plus vastes et plus
fouillés que ceux de SHREK et SHREK 2», indique le directeur
artistique Peter Zaslav. « Nous avons cherché à donner
une représentation assez exacte de l’ère médiévale,
sans nous priver pour autant d’introduire de discrets clins d’œil
visuels à l’intention des spectateurs attentifs. »

DERRIÈRE LA CAMÉRA
CHRIS
MILLER
RÉALISATEUR / SCÉNARISTE
SHREK LE TROISIÈME est le premier long métrage réalisé
par Chris Miller. Entré chez DreamWorks Animation en 1998, Miller
y débute dans l’atelier d’écriture de FOURMIZ
avant de collaborer au scénario et aux dialogues additionnels de
SHREK, où il prête aussi sa voix au Miroir Magique et à
Geppetto. Il collabore ensuite en tant que directeur d’écriture
à SHREK 2 (succès n°1 de l’histoire du genre)
et prête sa voix à divers autres personnages du film avant
d’incarner le pingouin Kowalski dans MADAGASCAR.
Licencié de la section Animation du California Instititute of the
Arts, Miller collabore depuis de nombreuses années avec l’Helios
Dance Theater, pour lequel il a créé des décors,
des films et des projections. Il a travaillé en outre à
divers films, spots, vidéos et productions Internet, dont un court
métrage pour Steven Spielberg, intitulé «Steven’s
Dream». Primé au Clio du meilleur spot animé pour
un spot FILA, il a contribué à des pubs pour Coca-Cola,
Canon, the Comedy Channel, etc. Il a aussi produit plusieurs films d’animation
présentés sur MTV et dans des festivals nord-américains
et européens.
PHILIPPE
GLUCKMAN
SUPERVISEUR EFFETS VISUELS
Philippe Gluckman a supervisé les effets visuels de MADAGASCAR
après avoir co-supervisé les effets visuels de FOURMIZ et
SHREK 2 et avoir travaillé comme superviseur de séquences
sur SHREK.
Gluckman entre chez PDI/DreamWorks en 1994 en tant qu’animateur
senior/directeur technique, après avoir collaboré à
des films comme BATMAN ET ROBIN et BATMAN FOREVER ainsi qu’à
de nombreux spots publicitaires.
Formé à l’École Nationale des Arts Appliqués
de Paris, il a débuté comme animateur traditionnel dans
deux studios parisiens : Storyboard et la Cartoon Farm et a occupé
un poste d’animateur senior chez Ex Machina à Paris sur divers
projets : pubs, attractions pour parcs à thème, etc.

TIM
CHEUNG
SUPERVISEUR DE l’ANIMATION DES PERSONNAGES
Tim Cheung rallie PDI/DreamWorks en 1995 après avoir obtenu une
maîtrise d’infographie du Pratt Institute et une licence de
sciences informatiques de la Taylor University. Il travaille d’abord
sur FOURMIZ - premier film né de la collaboration de PDI et DreamWorks
- , puis occupe un poste d’animateur chef sur le premier SHREK et
de superviseur de l’animation sur SHREK 2.
Cheung a également écrit et réalisé le court
métrage d’animation «Gabola The Great».
MATT
BAER
SUPERVISEUR EFFETS SPÉCIAUX
Matt Baer a supervisé les effets spéciaux de MADAGASCAR
et du «mini-film» THE MADAGASCAR PENGUINS IN A CHRISTMAS CAPER
après avoir travaillé comme animateur effets spéciaux
de SHREK et comme développeur d’effets sur SHREK 2. Dans
le cadre de sa collaboration avec le studio, il a aussi contribué
à l’attraction «Shrek 4-D» du parc à thème
Universal et à A. I. INTELLIGENCE ARTIFICIELLE de Steven Spielberg.
Titulaire d’une maîtrise d’art et de commerce du Westmont
College de Santa Barbara, Baer a fait ses premières armes aux Studios
Tippett.
LAWRENCE
D. CUTTLER
SUPERVISEUR TECHNIQUE PERSONNAGES
Lawrence D. Cutler, qui travaille chez PDI/DreamWorks Animation depuis
2001, avait déjà occupé le poste de superviseur technique
des personnages sur SHREK 2.
Titulaire d’une maîtrise d’informatique de la Stanford
University, Cutler a travaillé comme directeur technique sur les
films Pixar 1001 PATTES, TOY STORY 2 et MONSTERS & CIE. Outre les
recherches qu’il a menées à Stanford dans le domaine
de la réalité virtuelle, il a présidé et co-fondé
la start-up Hyperjive Inc., dédiée au développement
d’applications mobiles de partage d’informations.
LUCIA
MODESTO
SUPERVISEUR TECHNIQUE PERSONNAGES
Lucia Modesto a travaillé comme superviseur technique de personnages
sur SHREK et SHREK 2. Entrée chez PDI/DreamWorks Animation en 1997,
elle débute sur FOURMIZ après avoir travaillé au
début des années 1980 sur un des premiers projets du studio
pour TV Globo.
Originaire de Rio de Janeiro, Lucia Modesto a suivi des études
d’électronique à l’Université Fédérale
de sa ville natale avant de passer une licence d’électronique
quantique et d’optique appliquée à l’UCLA.

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