 Sysnopsis Le brave fermier qui se croit maître chez lui est bien naïf, car à peine a-t-il le dos tourné qu’un mouton bêle à pleins poumons : «Dééégâââgééé!». Alors, tous les animaux de la basse-cour s’ébrouent dans un joyeux tintamarre, se mettent à braire, beugler et caqueter, allument la télé, vident le frigidaire, poussent la sono à fond et se livrent aux plus hilarantes facéties. Otis la vache est le plus dissipé de tous les pensionnaires de la ferme. Lui et ses copains, Peps la souris, Freddy le furet, Bec le coq et Porc le cochon, sont toujours partants pour faire les 400 coups. Otis, faut-il l’avouer, est un rien bête, et fier de l’être… Son père, Ben, a heureusement le sens des responsabilités. Chaque matin, il rassemble sa tumultueuse famille pour distribuer les tâches et corvées du jour et inciter les animaux à se méfier de leurs ennemis héréditaires, les coyotes. Ben prend très au sérieux son rôle et aimerait bien que son fi ls se montre un peu plus adulte. Peine perdue : Otis continue à faire la java et semble d’autant moins prêt à s’ amender que son style plaît beaucoup à la belle vache Bessy aux grands yeux tendres. Mais un triste jour, le vieux Ben s’ en va. Otis est alors bien obligé de prendre sa suite. Et les ennuis commencent...  Note de production Conçu par le scénariste / réalisateur / producteur / comédien Steve Oedekerk (BRUCE TOUT-PUISSANT, JIMMY NEUTRON, UN GARÇON GÉNIAL, PROFESSEUR FOLDINGUE, ACE VENTURA EN AFRIQUE), LA FERME EN FOLIE a mobilisé pendant quatre ans plus de 200 artistes au sein des Studios Omation d’Oedekerk. Dans ce complexe high-tech, basé à San Clemente, les moyens les plus avancés ont été mis en oeuvre au service d’une animation 3D haut de gamme d’une qualité inédite. LA FERME EN FOLIE s’ impose rapidement aux dirigeants de Nickelodeon Movies comme le successeur naturel de JIMMY NEUTRON, succès international cité à l’Oscar du meilleur film. Julia Pistor (Vice-présidente exécutive Nick Movies) : «Les personnages de LA FERME EN FOLIE n’étaient pas simplement drôles, pleins de malice et de fantaisie. Grâce à eux, nous pouvions aussi raconter l’histoire d’une famille et évoquer le passage à l’âge adulte. Bref, traiter de questions qui concernent tout le monde. Le projet nous convenait à merveille.» Les prémices de LA FERME EN FOLIE remontent à près de vingt ans, à une époque où Steve Oedekerk était encore inconnu : «En visite chez un ami, j’avais remarqué que son chien me fi xait des yeux et me suivait où que j’aille. Ayant une imagination visuelle assez développée, j’ai vu ce chien se dresser sur ses pattes et lancer «Il serait temps que ce type s’ en aille!» avant de rejoindre le chat de la maison pour une partie de cartes. Cette image bouff onne m’est restée en tête et au bout de quelque temps je me suis dit ‘‘Ça pourrait faire un chouette fi lm!’’» Des années plus tard, Oedekerk s’ était bâti dans sa tête une véritable ménagerie «alternative», lorsqu’il découvre, dans une galerie d’art de Laguna Beach, la sculpture grandeur nature d’une vache dressée sur ses pattes! Stupéfait de découvrir la réplique exacte d’un de ces fantasmes, il achète sur le champ le majestueux bovin. LA FERME EN FOLIE est loin d’être la première aventure de Steve Oedekerk dans le domaine de l’animation. Créateur et producteur de SANTA VS THE SNOWMAN 3D, producteur et coscénariste de JIMMY NEUTRON, UN GARÇON GÉNIAL, réalisateur de plusieurs fi lms en prises de vues réelles, il ne s’ était encore jamais essayé à la réalisation d’un long métrage animé. Steve Oedekerk : «Un fi lmage traditionnel, c’est une succession de moments, captés à partir d’un script qui ne va guère évoluer. Vous tournez X prises et à la fi n de la journée vous avez une ou deux minutes utiles à monter. Point fi nal. Dans le cinéma d’animation, cette minute demande des semaines de travail, parce que vous et vos collaborateurs devez sans cesse peaufi ner, retoucher, enrichir l’image, y introduire de nouveaux détails, de nouveaux eff ets. C’est un travail incroyablement minutieux, à la fois excitant et harassant, qui peut rendre dingue car les possibilités sont infi nies : Que vais-je faire de cet arbre? De quelle couleur sera le ciel? Cette vache ne devrait-elle pas avoir un sourire plus large? Et c’est aussi un pur bonheur parce que vous fabriquez vous-même tout ce qui nourrit la scène et l’émotion dont elle est porteuse.» Ces moments d’émotion sont le coeur de LA FERME EN FOLIE, un fi lm qui touche étrangement à la vie de son créateur/réalisateur. Steve Oedekerk : «C’est une histoire qui m’est très personnelle car ma soeur et moi sommes des enfants adoptés, tout comme Otis, qui a été recueilli par Ben et qui fi nit par adopter un jeune veau.» De l’humour débridé au sérieux, LA FERME EN FOLIE affiche des tonalités très contrastées : «L’histoire a une dimension adulte. Elle possède une ligne directrice sérieuse, centrée sur un gars, son père et sa famille et les choix décisifs qu’il doit faire : Otis va-t-il assumer ses responsabilités ou continuer à faire l’andouille? Quand j’y pense, c’est fi nalement l’histoire de mon propre passage à l’âge adulte.»  Le Tournage Un film d’animation 3D démarre, à peu de choses près, comme un fi lm 2D «traditionnel» : par des croquis de personnages et des storyboards dessinés à la main. Le storyboard est ensuite fi lmé et synchronisé avec les voix préenregistrées des comédiens pour donner aux animateurs une idée sommaire du déroulement de chaque séquence. «C’est sur ces bases que l’animateur va construire les personnages, leur donner une réalité physique», explique Oedekerk. «Tout animateur est comédien», complète le superviseur T. J. Sullivan. «Il s’ imprègne des esquisses et de la voix de l’acteur, il mime le personnage, s’ enregistre lui-même en vidéo, puis dessine et enfi n anime.» Le superviseur général de l’animation David Andrews compare son travail à celui d’un professeur d’art dramatique : «Beaucoup de jeunes animateurs sortent tout juste de l’école. Je les ai coachés dans l’art d’incarner un personnage animé, de manière à ce que leurs choix aillent dans la bonne direction et soient conformes à l’orientation générale du fi lm. L’équipe comptait plusieurs animatrices, ce qui a parfois facilité l’élaboration des personnages féminins. Mais ces dernières pouvaient également être jouées par des hommes, ce qui donnait des résultats assez cocasses. L’essentiel, pour nous tous, était de préserver de bout en bout la vision de Steve.» La création de ces personnages a posé des problèmes techniques inhabituels, ne serait-ce que parce que les quadrupèdes marchent rarement comme de simples bipèdes. «Comment faire évoluer nos vaches sur deux pattes ?», se demande Andrews. «Impossible de les faire marcher sur les talons, puisque ceux-ci prennent le tiers de la hauteur de la patte. Il fallait donc les faire se dresser «sur la pointe des pieds». Restituer visuellement la pesanteur de ces bovins fut aussi un problème. On peut se permettre certaines fantaisies dans une comédie animée et tricher avec la réalité et les lois de la physique, mais en prenant moult précautions.» «Otis nous a demandé pas mal d’eff orts», ajoute Andrews, «car chaque détail comptait, du contour de son ventre à ses narines et à son pelage.» Et Dimitri Joannides, chef du département Développement du look et Textures, de noter : «Nous avons expérimenté trente à quarante versions de sa robe, en changeant à chaque fois le nombre et/ou l’emplacement des taches. Même eff ort pour Daisy, dont nous avons fait de nombreuses versions avant d’aboutir à la plus évidente. J’ai su que les créateurs de STAR WARS avaient dessiné trente à quarante versions de Yoda. Nous les avons égalés avec le personnage de Wild Mike. Steve savait très précisément ce qu’il voulait et m’avait fourni de petits dessins que j’ai tous gardés. Mais, avant d’arriver au résultat fi nal, il a fallu défi nir quantité de paramètres : son corps, sa peau, son look amphibien, son pelage. Ce qu’on découvre à l’écran est délirant à souhait.» Oedekerk voulait que sa ferme soit abondamment peuplée, ce qui a amené les dessinateurs à créer quelque 180 personnages. David Andrews : «On voit rarement un ou deux animaux seuls dans un plan. La plupart du temps, ils sont entourés d’amis et de comparses qui interagissent avec eux. Dans les grandes scènes de fi esta, presque tous ces personnages hétéroclites à souhait se côtoient dans le champ, avec les problèmes de continuité formelle et esthétique qui en découlent.» La mise en place des éclairages est la dernière étape, cruciale, de ce long processus, car l’ambiance de la scène, la valorisation de tel ou tel personnage au détour d’un plan sont tous du ressort de l’éclairagiste. La BO de LA FERME EN FOLIE comprend la partition de John Debney ainsi que les nombreuses chansons sélectionnées par Steve Oedekerk dès le début de la production. «D’Aerosmith à Peter Gabriel en passant par les North Mississippi All-Stars, c’est une musique festive et éclectique qui vous met totalement dans l’ambiance», se félicite le producteur exécutif Aaron Parry. «Je suis sûr que les gosses vont adorer.» Et Oedekerk de conclure sur une note musicale : «La musique a un rôle fondamental dans cette basse-cour pas comme les autres. LA FERME EN FOLIE n’est pas un fi lm musical à proprement parler mais je voulais que ces animaux jouent de la musique. C’est un rappel des «Merrie Melodies» et de la série «Silly Symphony». J’ai toujours adoré ces dessins animés et j’avais envie de leur rendre ce petit hommage.»  Bande annonce  Site officiel |