Network :
ico_magazine
Magazine
ico_boutique
Boutique
ico_cgjobs
Portail Emploi
ico_upload
Hébergement d'image
ico_blog
Blogs
ico_progiss
Progiss
ico_social
Social
space
Actualités Logiciéls Tutoriéls Galeries Concours Forums WIP Emplois Boutique
 

Dossier Dreamworks : Nos voisins les hommes

Interview 3DVF :
TIM JONHSON - Réalisateur

3DVF : Tim, merci pour le temps accordé à la réalisation de cette interview. Peux-tu nous expliquer ce qui t’as amené à devenir réalisateur ?

Tim Johnson :

J’ai toujours aimé l’animation traditionnelle. J’ai préparé une licence de littérature anglaise à la Northwestern University, où j’ai eu l’occasion d’y réaliser deux films d’animation qui ont chacun remportés un prix (Grant Organization Award).

Je n’étais alors pas encore certain de vouloir devenir réalisateur, mais j’ai toujours aimé raconter des histoires. Dans le cadre de ces études, j’ai eu l’occasion de rapidement découvrir l’animation assistée par ordinateur, et mes premiers courts-métrages ont été l’occasion de découvrir les balbutiements des ces nouvelles techniques.



3DVF : Comment s’est fait ta rencontre avec PDI et Dreamworks

Tim Johnson : J’ai commencé en tant qu’indépendant et j’ai rapidement rejoint la société Post Effects à Chicago, PDI en 1988. Nous avions alors beaucoup d’idées de projets à développer, même si nous n’avions pas conscience qu’il serait bientôt possible de réaliser un long-métrage totalement en 3D.
En ce temps là, personne ne connaissant vraiment bien l’animation assistée par ordinateur, ToyStory n’était pas encore sortie… En 1995, j’ai eu la chance de réaliser une célèbre séquence de la série Simpsons pour un épisode Spécial Halloween, celle où Homer se retrouve modélisé en 3D et transporté dans une réalité parallèle (la notre). J’ai par la suite eu l’occasion de co-réaliser les long-métrages Fourmiz (Antz) et Sinbad et la Légende des 7 Mers.


3DVF : D’où est partit l’idée d’adapter en long-métrage le comics de T. Lewis ?

Tim Johnson : La bande dessinée de Lewis est un comics très célèbre aux Etats-Unis ; elle dépeint la société américaine sous beaucoup d’aspect et témoigne souvent une grande ironie. Les animaux se retrouve face aux vies stéréotypes que l’on retrouve dans la société de consommation actuelle. On est généralement habitué à retrouver des animaux dans des contes ou des fables ; ce qui nous a séduit dans le travail de T. Lewis c’est cette manière qu’il à de confronter des animaux au monde moderne et aux technologies des hommes en leur donnant la parole. En regardant la société à travers les yeux d’animaux habitués à une vie sauvage, il offre un angle vision très original sur notre monde. De là, nous avons proposé l’idée d’en faire un long-métrage d’animation et Dreamworks a tout de suite été emballé ! C’était il y a environ 4 ans, le temps que la dynamique se mette en route ; l’enregistrement des voix des acteurs s’est déroulé il y a 2 ans et les animateurs ont commencé leur travail dans les 6 mois qui ont suivit.


3DVF : Comment s’est déroulée l’adaptation de la Bd en film d’animation en 3D?

Tim Johnson : Nous tenions vraiment à préserver l’âme et les personnages du comic. Il nous a cependant fallu ajouter certains détails pour les rendre tous animables, mais tout en gardant les proportions et les designs originaux. Il y a eu effectivement plusieurs challenges à affronter ; par exemple Verne (tortue) a nécessité un travail particulier afin de préserver son design original, tout en lui permettant une certaine liberté de mouvement.

C’est un problème qui revient sur chaque personnage, le fait de devoir donner une dimension humaine à leur démarche oblige les animateurs à trouver de nouvelles techniques pour obtenir l’effet désiré ; une démarche dansante pour Riton (raton laveur), des épines de la famille Porc-épic, la nervosité palpable de Hammy l’écureuil…

En parallèle, l’utilisation conséquente de poils et de fourrures nous a également demandé de revoir notre façon de travailler et nous a demander beaucoup d’effort pour gérer l’important flux de donné dynamique occasionné par leur utilisation.


3DVF : Peux-tu nous parler des outils de production d’un studio de la stature de PDI/Dreamwoks; est-ce des solutions « faites maisons » ou faisait vous appel à des solutions disponible dans le commerce ?

Tim Johnson : PDI compte aujourd’hui 25 ans d’expérience dans l’industrie de l’image assistée par ordinateur. Nous avons vu naître les outils de création numérique et tout ce temps a permis de concevoir nos propres outils, notre propre workflow, capable de s’adapter et d’évoluer en fonction de nos besoins. Ces puissants outils évoluent encore aujourd’hui et nos équipes de développeurs sont toujours à l’écoute des créatifs et des animateurs pour les aider à améliorer leurs techniques de travail. Chaque film nous permet ainsi d’améliorer nos outils et notre expérience.

3DVF : Est-ce que ce projet te touche personnellement ?

Tim Johnson : J’ai grandi dans une banlieue de Chicago, et quand j’avais 6 ans j’ai pris conscience de la taille de cette banlieue. Pendant que je grandissait, cette banlieue s’agrandissait de plus en plus, et faisait disparaître toute la nature qui était la pendant mon enfance, tout les animaux et les plantes ont peu à peu disparu pour faire place aux habitations humaines.

Pour moi, Over The Hedge est une occasion de développer cette réflexion et de poser la question quand aux conséquences de l’envahissement de l’homme sur la nature et le monde animal.


Ca a été aussi très amusant de pouvoir confronter des animaux habitués à la vie sauvage avec des animaux domestiques, notamment avec la mise en scène le chien de garde et le chat d’appartement...


3DVF : Quel est ton point de vue concernant l’évolution des outils de création numérique ces dernières, et le potentiel de création mis à notre disposition aujourd’hui pour réaliser des films ?

Tim Johnson : C’est une question intéressante. Il y a quelques années quand j’ai réalisé Antz, nous avions de nombreuses contraintes du à la technologie et nous ne pouvions pas nous permettre un liberté trop importante. Avec Over The Hedge, il n’y avait aucunes limites techniques que nous ne pouvions repousser pour arriver à nos fins. C’est fascinant de voir les évolutions de ce nouveau « medium » en l’espace de quelques années. La seule contrainte qui subsiste est celle de l’imagination du narrateur et du réalisateur, dans la manière de mettre en scène, en fonction de leur feeling et de qu’ils ont à dire.

3DVF : Pour toi, est-ce que l’animation doit forcement être une distraction ou penses-tu qu’elle a un rôle plus concret dans notre société ?

Tim Johnson : Que ce soit dans un film d’animation ou dans un long-métrage traditionnel, il y a toujours un message à faire passer, on dépeint des environnement, des cultures, des être vivants qui ont des sentiments et des émotions à faire partager. Quand on évoque l’art numérique, on peut clairement parler d’un nouvel art repoussant les limite de la narration ; on peut faire des choses qui n’ont jamais été faites par le passé. En tant que réalisateur, c’est très important d’avoir un contrôle maximum sur l’image ; l’animation assistée par ordinateur offre des possibilités très existantes et permet de repousser les limites

3DVF : Pour finir Tim, quel a été ton principal enseignement sur ce projet, et cette expérience te donne t’elle des idées pour tes prochaines réalisations ?

Tim Johnson : En tant que réalisateur, l’un des choses les plus important que j’ai pu apprendre sur ce projet c'est l’équilibre à préserver entre sa propre vision, et ce que l’équipe peut apporter comme contribution. On a toujours une idée en tête très précise de ce que l’on veut, et c’est important d’aider l’équipe à comprendre ce que l’on veut obtenir. Pour moi, Over The Hegde a été une fascinante expérience de collaboration humaine, qui a remis en cause un grand nombre de mes habitudes. Pour résumer, ce film m’a apprit à faire davantage confiance aux différentes équipes, et surtout, toujours garder l’esprit ouvert sur de nouvelles idées et de nouvelles façons d’aborder les choses.

3DVF : Tim, merci beaucoup pour ce moment en ta compagnie! En espérant te retrouver bientôt pour de nouveaux projets. A bientôt !


Connexion
Pseudo/password:
Connection auto



Newsletter

Boutique
Textures-Modèles
Logiciels 3D
Logiciels 2D
Promo


Google

Publicité


space