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  Article Numérama : bonus DVD et piratage...

 

3dsmax Général : Rew44 et 22 utilisateurs inconnus

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Auteur Sujet :

Article Numérama : bonus DVD et piratage...

n°17161
shadows44
Team 3DVF
Posté le 01-02-2011 à 14:47:52  profilanswer
 

Voici un article publié récemment sur Numérama, qui évoque un moyen alternatif de lutte contre le piratage... Ca me semblait un peu trop éloigné de la thématique directe de 3DVF pour en faire une news, mais le débat mérite d'être lancé, je recopie donc l'article ici (Numérama proposant ses articles sous licence creative commons).
 
Article original : Guillaume Champeau - http://www.numerama.com/magazine/1 [...] atage.html
 
Si les bonus des DVD disaient la vérité, y aurait-il moins de piratage ?Pour vendre les films, il serait probablement plus efficace de montrer le sang et les larmes des tournages que de pourchasser ceux qui copient les films produits par une industrie qui se montre plus froide et artificielle qu'elle ne l'est en réalité...
 
 
Entre toutes les erreurs commises par l'industrie du disque et du cinéma dans leur lutte contre le piratage, il en est une plus grave et plus fondamentale que toutes les autres : avoir perdu le respect des consommateurs. Les campagnes de communication sur fond de doigts d'honneurs, les poursuites pénales massives engagées contre des internautes, les ripostes graduées exigées partout dans le monde et obtenues en France, les protections anti-piratage tellement nombreuses et complexes qu'elles dérangent plus l'honnête client que le méchant pirate... Tout cela participe à faire détester l'industrie culturelle. Pas à la respecter.
Or le respect est une composante essentielle de toute relation commerciale réussie. Y compris, pour ne pas dire surtout, sur Internet. Le succès des Humble Indie Bundle le démontre, et l'a encore démontré le mois dernier : le piratage n'est pas une cause de l'échec des industries, c'est une conséquence. Ca n'est pas une fatalité, c'est le résultat d'une mauvaise politique. Et en particulier d'une mauvaise politique de communication.
[http://www.numerama.com/media/attach/bonus-dvd.png] Pour donner au public l'envie d'acheter des oeuvres plutôt que de les télécharger sans payer, il ne faut pas dire le travail que demande la réalisation d'un film ou d'un album. Il faut le montrer, le démontrer, en faire prendre conscience. C'est une chose de rendre coupable celui qui télécharge un fichier sur un réseau P2P. C'est autre chose de le faire culpabiliser. Or si jusqu'à présent l'industrie culturelle a beaucoup (trop) travaillé à rendre coupable, elle n'a que peu progressé dans sa capacité à culpabiliser.
Elle tenterait même de faire l'inverse, dans une sorte de réflexe idiot. C'est ce qu'explique le critique de cinéma Rafik Djoumi dans un excellent billet sur les bonus inclus dans les DVD, publié par Arrêt Sur Images. Il y reprend brillamment l'historique des bonus et en particulier des making-of et commentaires audio des films, qui aux origines n'hésitaient pas à montrer la grande difficulté des tournages :
Loin des featurettes promotionnelles qui envahissent déjà les TV américaines, le long documentaire sur le tournage d’Abyss, proposé sur la version collector du LD, révèle le cauchemar au quotidien que représente un tournage trop ambitieux, générant ses petites et moyennes catastrophes et, surtout, faisant éclater la fragilité et la complexité des rapports humains dans un tel contexte (...)
 
Comptant parmi les rarissimes making-of à véritablement plonger le spectateur dans le chaos d’un tournage, Heart of Darkness (consacré à Apocalypse Now, ndlr) souligne l’incroyable osmose qui peut lier la création d’un film au film lui-même. A plus d’une reprise, le spectateur s’étonne de voir en Coppola, perdu au fin fond de la jungle et entouré de ses "fidèles", l’image du Colonel Kurtz reclus au fin fond du Vietnam.
Mais Rafik Djoumi détaille ensuite de nombreux exemples de films dont les bonus et les making-of ont été censurés par les studios, et remplacés soit par des reportages totalement mensongers qui embellissent la réalité, soit plus souvent par des bonus qui la taisent. Titanic, par exemple, est d'abord sorti en DVD sans aucun bonus, et ceux proposés dans la version collector six ans plus tard n'évoquaient rien de "l’ambiance de naufrage, voire la mutinerie, qui avait saisi la production du futur film aux 11 Oscars". Il ne faut pas toucher à l'image du film parfait.
"Des centaines de tournages, réputés difficiles voire catastrophiques, se voient régulièrement transformés en partie de campagne avec la ferme conviction que le public, de toutes façons, ne veut pas savoir; que l’amour qu’il porte à une œuvre serait tributaire de la conviction qu'elle fut accouchée dans le plaisir et l’harmonie", constate le critique. Mais pour lui, cette image que veut renvoyer l'industrie du cinéma "entretient le mythe d'un Hollywood surpuissant, croulant sous les dollars". Il ne le dit pas, mais on le devine entre les lignes : un Hollywood que l'on aucune honte à pirater. Aucune culpabilité.
Il n’est jamais question d’objets fragiles ou risqués, à la merci de l’incompréhension, de l’incrédulité ou même du sabotage. Il n’est jamais question de luttes intestines ou de victoires amères, jamais question de faillites colossales et surtout jamais question d’artistes sacrifiant leur santé physique et mentale afin de poursuivre un rêve obsédant. En clair, cet Hollywood-là, celui des bonus angéliques, est très exactement à l’image que s’en font ses critiques les plus virulents depuis des décennies : une machine de guerre dénuée du facteur humain, cette matière combustible et versatile susceptible de générer l’imprévisible.
Rafik Djoumi y voit une seule explication rationnelle. Cette image d'un Hollywood sous contrôle doit "rassurer les actionnaires et perpétuer le fantasme d'une industrie sans risque et sans imprévu".
 
J'en profite aussi pour relayer une info liée :
http://www.programme-tv.net/news/c [...] -francais/
En 2010, on a comptabilisé plus de 206 millions d'entrées dans les salles de cinéma. Un tel nombre n'avait pas été atteint depuis 1967...
 
Bref : que pensez-vous de l'article ? Et au vu des chiffres de 2010, le piratage serait-il seulement un obstacle aux ventes de dvd ?
 
(merci au passage à Février Dorian qui nous a signalé l'info)


Message édité par shadows44 le 01-02-2011 à 16:13:30

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n°17162
Bolter

Posté le 01-02-2011 à 15:50:50  profilanswer
 

Moi j'ai la solution :) Certes anarchiste... mais je pense que ça fonctionnerait.
Aujourd'hui Internet est incontournable. Nous sommes tous devenu dépendant de lui. Je reste persuadé qu'on nous mettrait (en France) des forfait à 50-60euros on les paierait malgré tout en râlant comme tout bon français qui se respecte :). Et encore on est pas le pays à payer le plus cher Internet.
Alors pourquoi je dis ça:
Ben c'est simple, le téléchargement illégal à tellement pris d'importance, que je ne vois pas comment l'enrayer, à part une loi mondiale et encore....;)
Du coup, pourquoi ne pas le légaliser, augmenter de 5euros les forfaits Internet et reverser ces 5 euros aux maisons de disques et compagnie.  
Les gens ne téléchargent pas parce que c'est illégal, c'est juste que c'est génial d'avoir un film de suite sans se bouger les fesses. Surtout que comme tu l'indiques shadows, les fréquentations des salles de cinéma est en hausse!! Quand tu vois le prix d'une place de cinéma ou d'un concert et que c'est toujours comble, ça prouve bien que l'argent est là. Donc moi je légaliserai le téléchargement en imposant une pseudo taxe :)
CQFD


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n°17163
shadows44
Team 3DVF
Posté le 01-02-2011 à 15:56:57  profilanswer
 

La licence globale, oui c'est une solution... Mais les ayants droits ne semblent pas fans.
 
J'attends aussi un équivalent de Steam pour le cinéma : comme dans le système de Valve pour les jeux vidéos, on pourrait payer son film x euros, le télécharger (voire même le regarder en streaming), et avoir une DVDthèque virtuelle disponible ultérieurement (pas besoin de stocker le film localement à vie, on peut le télécharger x ans après sans souci). Adieu les boîtiers qui prennent la poussière !
 
Inconvénient, on ruine le marché de l'occasion (c'est ce qui est en train de se passer pour le jeu) et de la location physique.


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n°17164
Bolter

Posté le 01-02-2011 à 16:09:42  profilanswer
 

Faut évoluer avec son temps...... Malheureusement des fois :)


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n°17165
flw

Posté le 01-02-2011 à 20:40:46  profilanswer
 

Je pense que ça passera par un "steam" version cinoche qui passera outre toute ses histoires de chronologie des médias qui n'a plus aucun sens mnt...
 
Ce qui me chagrine n'est qu'une fois de plus, ce sera quelque chose qui viendra "d'ailleurs" (comprenez: pas de France) et ça sera encore une entreprise étrangère (au hasard US?) qui imposera sa volonté.
 
Ils se plaignaient qu'iTune a détruisait la valeur de la musique, ils sont bien content maintenant qu'il soit là. Dommage de reproduire les même erreurs avec le cinéma.
 
Concernant l'article de Numerama, je pense qu'il met en évidence la nécessité de "transparence" qui se développe bcp avec internet.
 
La transparence et la franchise sont synonyme de confiance sur internet. C'est également vrai dans la "vraie vie" mais je pense qu'on c'était habitué au "communiqués de presse" des grandes entreprises (pour qui "communiqué de presse rime avec transparence). Le coté "corporate" d'une entreprise est quelque chose qui "gonfle" (casse les b*rnes) sur le net.
 
Un article que je rabâche souvent mais que je trouve excellent car c'est un vrai cas d'école qui y est analysé:
http://fr.readwriteweb.com/2010/03 [...] de-guerre/
Il met bien en évidence le fait qu'une grosse compagnie qui veut se "rapprocher" de ses utilisateurs ne peut le faire en gardant sa langue de bois.
 
Et je pense que le soucis est le même pour le cinéma (qui lui, contrairement à la musique, ne baisse pas... Et n'a donc pas à changer de manière radical son modèle économique). Il véhicule une image de "gros c*ls pleins de frics" que personne n'a de scrupule à pirater tant ils inspire le mépris (surtout en temps de crise je dirais). Si on ajoute le fait que ses gens ont plusieurs fois  déclaré la guerre aux internautes et ont le pouvoir de pondre des lois vraiment dangereuses à long terme. Je vois pas comment quelqu'un pourrait gober après ça que "les artistes vont mourir". :o


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Posté le 02-02-2011 à 11:01:23  profilanswer
 

Bah y'a plusieurs problèmes sur le piratage de DVDs je pense....
 
Une enquète avait montré un moment que les plus gros téléchargeurs étaient aussi les plus gros consommateurs de CDs et DVDs
 
Premier truc à mon avis, supprimer ces foutues zones pour la vente des DVDs
 
Quand un super film sort, c'est hyper tentant d'essayer de le trouver pour le revoir sur l'ordi, si faut attendre 2 mois qu'ils sorte en DVD en France, la conclusion est sans appel : Internet ou les version Canadiennes sont souvent dispo dès la semaine de sortie du film ( pareil pour les films sortis d'abord aux US et trois semaines plus tard en France )
 
Sur le fond et pour le vrai fan, ça ne change rien au final parce qu'on ira le voir tout de même au cinéma à sa sortie, mais dans les statistiques, il a été piraté puisqu'il est dispo sur le net....
 
Un autre truc je pense, est la méfiance importante des spectateurs à une campagne de publicité trop importante et à des trailers bien trop excitants pour être hônètes...
 
Combien parmis vous ont étés déçus de voir parfois les seuls scènes intéressantes d'un film de 2h dans le trailer et rien dans le film ?
 
Devant cette méfiance, avant de mettre plein de sous pour aller le voir au ciné, le reflexe est de le charger pour le voir en entier avant : s'il est bien, on và le voir, s'il est pourri on y và pas et on consacre ses sous à un autre film ( et de mon point de vue, c'est bien fait pour les mecs qui l'ont réalisé, au lieu de consacrer un budget de folie en pubs et en stars " banckables ", ils n'ont qu'à le mettre à l'écran, un Tom Cruise doit bien couter le prix des 4 bon acteurs moins connus et de 5mn de FX bien fichus en plus dans le film )
 
Ca c'est surtout pour les entrées-cinéma
 
Pour la vente de DVDs, faut effectivement arrêter de prendre les cons de sommateurs pour des vaches à lait
 
Comment Télé Star fait pour vendre 6€ un DVD en plus de son magazine alors qu'on nous le vendait 25€ peu de temps avant ?
 
Certes, y'a pas de bonus, mais c'est révélateur de l'arnaque que représente le prix d'un DVD aujourd'hui ( valable pour les CDs d'ailleur )
 
Donc, qu'est ce qui intéresse le mec qui l'achète plein pot, oui, c'est les bonus, et là, y'a à boire et à manger...certains sont très intéressants sur un DVD, d'autres versions collectors en 3 DVDs n'apportent quasiment rien et sont vendus une tonne...
 
Le mec qui en a acheté quelques uns se retrouve dans la même position que le mec échaudé par une super bande-annonce trompeuse et voudra regarder avant d'acheter
 
Valable sur le fond pour les CDs : combien vont acheter le CD d'un artiste en ayant entendu un tube et se retrouver avec 11 chansons de merde derrière...
 
En résumé donc, pour que les mecs piratent moins, pas super dur : Arrêter de sortir à la pelle des films basés uniquement sur 2 acteurs et 4 explosions, sans scénar derrière, faire des sortie mondiale du film et des DVDs, mettre des bonus intéressants. Pour la baisse du prix, c'est pas réellement aux majors qu'il faut en parler, mais aux revendeurs qui margent comme des tarés sur les DVDs ( ou sur les jeux par exemple, faut voir la marge d'un Carrefour sur un CD de jeu...)
 
Quand à l'abonnement, je ne suis pas sur que ça règle le prob, à part pour les très gros, parce que dans ce cas, comment répartir l'argent sur tout les acteurs de la chaine ?
 
C'est le prob de la taxe sur les supports numériques, plus tu vends de disques, plus tu touche, les " petits " artistes ne touchant rien ( pour ça d'ailleur que pas mal se disent POUR le piratage parce que ça fait venir des gens à leurs concerts et qu'ils touchent plus que sur un CD ( un mec avait dit qu'il touchait au final tout déduit 2 cts d'Euros par CD vendus, donc qu'il s'en foutait de les vendre ou de les donner...)
 
Après, c'est clair, faudra imaginer un autre moyen de consommer du film ou de la musique sur le net, la vente à l'unité des chansons par exemple, même si effectivement certains artistes pleurent un peu ( ils n'ont qu'a bosser pour sortir 10 bonnes chansons sur un album au lieu de 3, c'est leur boulot aussi hein...), semble une soluce intéressante et plausible : On prendrait un abonnement pour 10 chansons par exemple et on pioche dans le catalogue de la maison de disque, un peu pareil pour les films ( comme on trouve en télé ou y'a des chaines qui proposent un panel de films et on choisit ce qu'on veut voir )
 
Ca commence aujourd'hui, mais le prix n'est pas assez raisonnable pour réellement intéresser : quand t'achète un CD 15/20€, une fois déduit la marge du revendeur, le cout du stockage/ transport, le prix du boitier et du CD, ça revient à quoi, 3 ou 4€, un truc comme ça, tu divise par 15 chansons et tu arrive à 25cts la chanson, pas 1 ou 1.30€ comme on nous le vends aujourd'hui...
 
Un dernière soluce, allez ( t'1, la tartine que j'ai mi, huhu, désolé ;)), est de revenir à une version " collector "....vinyl des albums...
 
Rigolez pas car pas mal de " petits " groupes le font et ça semble fonctionner pas mal parce que l'album vinyl est un bel objet alors que le CD fait toujours " produit merdique fabriqué à la chaine et jettable " ( du moins moi je le vois comme ça encore...)


Message édité par Aego le 02-02-2011 à 11:23:27

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Un mec qui parle trois langues c'est un trilingue, un mec qui parle deux langues c'est un bilingue, un mec qui parle une seule langue c'est un Anglais
 
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n°17168
flw

Posté le 02-02-2011 à 11:24:23  profilanswer
 

Francis Ford Coppola en remet une couche!  :whistle:  
 
http://www.numerama.com/magazine/1 [...] ppola.html


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shadows44
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Posté le 02-02-2011 à 11:34:19  profilanswer
 

:heink:  
 

Citation :

Vous devez vous rappeler que ça ne fait que quelques centaines d'années que les artistes travaillent avec de l'argent.. Les artistes n'ont jamais eu d'argent. Les artistes avaient un patron, soit le chef de l'État, le duc de Weimar ou encore l'église et le pape. Ou alors, les artistes avaient un autre emploi.
 


Proposer de remettre en cause un modèle qui depuis des siècles fait vivre les artistes, c'est bien, mais seulement si on propose un projet réaliste à la place. Combien d'artistes ont le temps et les moyens de se consacrer à un second projet en parallèle, qui leur apporterait de l'argent ?


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n°17170
Aego
Obi Wan
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Posté le 02-02-2011 à 11:39:56  profilanswer
 

Bah il soulève un problème très important oui
 
Y'a combien d'acteurs, de réalisateurs, de maisons de production dans le monde, et combien seulement font des tonnes d'argent avec leur taf ???
 
Y'a quoi, une dizaine de boites, et parce qu'ils ne considèrent plus le cinéma ou la musique comme un art, mais comme une industrie, avec des courbes, des balances, des chiffres, des prévisionnels etc...
 
Quand je vois le budget dépensé pour faire des études de marché avant de lancer un film, je suis attérré moi, c'est pas une bagnole ou un robo-mixer un film, et ça l'est devenu pour certains
 
Quand je vois des mecs comme Bruel ou Cabrel pleurer contre le piratage avec les droits d'auteurs qu'ils touchent, quelque part, ça me chatouille un peu ( même si bien sur je les comprend, mais bon...), quand j'entends Universal oser dire que le piratage empêche le lancement de nouveaux artistes alors que dans le même temps on sait très bien que c'est pas eux qui lancent un artiste, mais souvent des producteurs indépendants qui leur revendent quand le mec commence à vendre des albums ou à être connu sur le net ( tiens d'ailleur on en parle rarement de l'opportunité que donne le net à des artistes de se faire connaitre parce que justement, les maisons de disques ne le font pas, c'est a peine si certains écoute les démos qu'on leur envoie, allez, les 20 premières secondes et hop, poubelle), ça gratte un peu aussi...
 
Bien sur faut que les artistes puissent manger avec leur art, quand on a pas de soucis financier, c'est bien plus simple de se consacrer à ses projet qu'en rentrant crevé le soir du taf, mais faut que TOUS puisse manger ( ce qu'on essaie de nous faire croire ), alors qu'en fait, très peu aujourd'hui en vivent, et même avant le piratage sur le net c'était déjà comme ça...
 
Combien d'artistes se sont faits rouler par leurs maisons de disque, comme les Beatles par exemple qui n'ont au final jamais gagné d'argent pendant leur carrière en groupe, ou des artiste des années 60 chez nous, comme Sheila, France Gall ou autres qui ne touchent rien sur leurs premiers disques ?
 
Y'a encore pas longtemps, de mémoire, c'est Nolwen qui expliquait comme elle s'est fait rouler sur son contrat près la Starac, même prob me semble t'il avec Christophe Willem qui avait intenté un procès après s'être rendu compte de l'arnaque ( mais tellement bien ficelée qu'il a été débouté )
 
Qu'ils arrêtent de donner des leçons les Majors parce que leur petit monde n'est pas très propre non plus...


Message édité par Aego le 02-02-2011 à 11:49:42

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